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La Garantie d’Actif et de Passif

La Garantie d’Actif et de Passif dans le cadre d’une cession / acquisition

La garantie d’actif et de passif ou plus communément appelée « GAP » est un élément incontournable dans le cadre d’une cession d’entreprise, et plus spécifiquement lorsqu’il s’agit de la vente des titres de la société.

Voici une synthèse des point clés de la garantie d’actif et de passif :

  1. Présentation de la Garantie d’Actif et de Passif
  2. Les dispositions communes de la garantie d’actif et de passif
  3. Les aspects spécifiques à la cession d’entreprise
  4. Les limites de la garantie d’actif et de passif

Attention, la garantie d’actif et de passif est un point très important dans le cadre juridique d’une cession d’entreprise, et cet article n’a pour vocation que de vulgariser les points importants pour que les chefs d’entreprises puissent en saisir les tenants et aboutissants. Il n’est, en aucun cas, exhaustif.

Par ailleurs, comme pour bien d’autres aspects, chacun son métier ! Pour tout ce qui est d’ordre juridique, soyez conseillé par un avocat spécialisé en droits des affaires, il/elle saura prendre en compte l’intégralité de votre environnement et maîtrisera tous les aspects en détail.

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La garantie d’actif et de passif : comment ça marche ?

Lors de la cession d’une entreprise, l’acquéreur se voit transmettre deux éléments fondamentaux de l’entreprise : son actif et son passif.

Si ces termes ont une signification comptable spécifique, il faut juste élargir la signification de ces deux termes pour envisager l’intérêt et l’existence de la garantie d’actif et de passif.

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La garantie d’actif dans le cadre d’une cession d’entreprise :

Lors de la cession de l’entreprise, le cédant détaille l’intégralité des actifs de l’entreprise. C’est la plupart du temps un des aspects de la valorisation de l’affaire. Il s’agit généralement des biens mobiliers (voitures, machines, outils…), mais cela peut être bien d’autres choses matérielles ou immatérielles : un brevet, une marque, de la trésorerie…

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La garantie d’actif est là pour protéger l’acquéreur dans le cas où certains actifs se révéleraient d’une valeur inférieure à celle prévue (en l’état de fait ou suite à un évènement ayant une origine antérieure à la cession) ou simplement absents au moment de l’acquisition.

Par exemple, si le cédant annonce disposer d’une machine ayant une valeur approximative de 100 K€ et qu’il s’avère qu’il était parfaitement informé que cette machine avait un problème irréparable et qu’elle allait bientôt lâcher, il aura dans un sens tenté de léser l’acquéreur qui pourra se retourner contre lui.

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La garantie de passif dans le cadre d’une cession d’entreprise :

A l’inverse, la garantie de passif est là pour couvrir le repreneur contre la survenue d’événements inconnus à la date de cession, qui augmenterait le passif de l’entreprise.

Par exemple en cas de contrôle fiscal ou social entraînant, après la date de cession, un redressement ou une pénalité pour des causes survenues lors de la direction du cédant, elle permettra à l’acquéreur de ne pas « payer pour son prédécesseur ».

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En l’occurrence il devra effectivement payer, car en acquérant la société il a aussi accepté de prendre la responsabilité de son passé face à l’administration, mais il pourra se retourner contre le cédant pour les aspects dont celui-ci est responsable.

En résumé la garantie d’actif et de passif prémunie l’acquéreur contre toute augmentation de passif (dettes au sens large du terme), ou contre une diminution de l’actif (de ce qu’elle possède) par rapport à ce qui était prévu, à partir du moment où l’origine est antérieure à la cession.

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Les grandes lignes

La garantie d’actif et de passif est une clause qui peut être soit insérée dans l’acte de cession des titres, soit rédigée dans un acte séparé.

Elle est composée de plusieurs parties dont voici une brève description : 

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La partie déclarative de la garantie d’actif et de passif :

Elle va transcrire les déclarations du cédant quant aux informations fournies à propos de son entreprise. Celui-ci devra détailler autant que possible tous les points qui pourraient être sujets à discussion par la suite, afin de se protéger au mieux en faisant en sorte que l’acquéreur soit pleinement informé de la situation.

L’objet de la garantie d’actif et de passif :

Seront ici décris les différents aspects qui seront couverts par la GAP, ainsi que la portée de la garantie.

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L’objet peut être assez vaste, car l’acquéreur devra considérer toutes les sources de risques potentiels qui pourraient affecter l’entreprise qu’il reprend.

Ainsi on va y retrouver communément les aspects fiscaux et sociaux, qui vont porter sur une durée équivalente à l’exposition de la société. Par exemple s’il est possible à l’URSSAF de redresser sur des déclarations ayant jusqu’à trois ans à compter de l’expiration de l’année civile au titre de laquelle elles sont dues, la garantie de passif va généralement couvrir la même durée.

Mais il peut aussi s’agir de problématiques de contrats, d’assurances, de garanties données, d’impact environnemental …

La mise en œuvre de la garantie :

Dans l’hypothèse où l’un des objets de la garantie est concerné par une diminution d’actif ou une augmentation du passif, le cessionnaire pourra alors actionner la garantie d’actif et de passif. Il devra néanmoins respecter les conditions de mise en œuvre établies.

Il s’agit ici de déterminer d’une part différentes modalités à respecter avant de mettre en œuvre la GAP, comme par exemple informer le cédant dans des conditions de forme et de temps.

Ainsi que d’en spécifier certains aspects : fixer un seuil de déclenchement, un plafond, etc.

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Les aspects à considérer spécifiquement dans le cadre d’une cession d’entreprise

Le seuil de déclenchement de la GAP : c’est le montant à partir duquel le repreneur pourra se retourner vers le cédant pour lui demander de prendre en charge les montants concernés.

Ce seuil peut être cumulatif ou non.

Concrètement, si le seuil est fixé à 10 k€, seuls les « litiges » d’une valeur supérieure à 10 k€ pourront faire l’objet d’un actionnement de la GAP. Si ce seuil est cumulatif, alors il faudra attendre que la somme des « litiges » soient supérieurs à 10 K€ (1 k€ + 5 k€ + 2 k€+ 3 k€ par exemple).

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Le plafond : il s’agit simplement de la limite couverte par la GAP. Au-delà de ce montant, le repreneur devra faire son affaire d’éventuelles mauvaises surprises.

Ainsi, avec un plafond définis à 100k€, si un litige dont les causes sont antérieures à la cession devait générer un passif (pénalité, remboursement, …) de 120 k€, le repreneur pourra se retourner vers le cédant seulement pour 100 K€. D’où l’intérêt des audits d’acquisition, qui doivent évaluer sérieusement les risques existants.

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La dégressivité du plafond : étant donné que les risques diminuent généralement progressivement avec les années qui passent, et notamment les risques liés aux contrôles sociaux et fiscaux, il est d’usage de prévoir une dégressivité du plafond.

Grosso modo, les contrôles sociaux et fiscaux pouvant remonter sur les trois exercices antérieurs (attention il y a des nuances) ; il est donc considéré qu’un an après la cession, le risque couvre non plus 3 ans de gestion du cédant, mais 2 ans + 1 an du repreneur. Il est donc considéré comme normal que le plafond diminue d’un tiers.

Cette dégressivité n’est pas une règle dans le cadre de la cession d’une entreprise, mais il est difficilement envisageable pour un repreneur d’exiger une non-dégressivité du plafond sans avoir des arguments solides. Elle est donc malgré tout très fréquemment mise en place.

La garantie de la garantie : selon les montants concernés et selon les risques identifiés par les audits, la garantie de passif peut être assortie d’une garantie financière, comme une caution bancaire.

Le cas échéant, la banque va généralement nantir le montant concerné (= le bloquer sur un compte bancaire), et le restituera par tiers chaque année (dégressivité du plafond) si tout se passe bien.

En cas de litige, sous conditions que la demande du repreneur soit légitime aux yeux de la GAP, elle versera alors le montant du litige à ce dernier.

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Les limites de la garantie d’actif et de passif

Rédigée au sein du protocole de cession ou dans un acte à part, la GAP présente l’avantage d’anticiper certains éventuels litiges et de définir un mode d’action au besoin.

Mais ce n’est pas une garantie « magique » qui va empêcher tout problème, pour le repreneur comme pour le cédant.

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En effet, actionner cette garantie de passif autrement qu’à l’amiable signifiera des coûts et des moments peu agréables. Il est donc important que cédant et repreneur avancent main dans la main pour faciliter la transmission et la gestion des problèmes.

Ainsi, un repreneur qui ne prendrait pas conseil auprès du cédant et ne défendrait pas, dans la mesure du raisonnable, la position de l’entreprise vis-à-vis d’un tiers demandant réparation, et paierai en disant « de toutes façons le cédant va me rembourser », pourrait avoir de mauvaises surprises.

le repreneur se doit de faire le nécessaire pour défendre le litige ; sans cela il devra sortir le montant de sa propre poche.

Ensuite, certains pourraient être tentés de demander un plafond plus élevé « par précaution », en pensant que « si le cédant n’accepte pas c’est qu’il y a un loup », puisqu’après tout, « s’il n’y a pas de risque, alors ce n’est pas un problème ». 

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En cas de garantie financière, il faut garder en tête que la banque va nantir le montant concerné. Ce qui signifie que le cédant n’en disposera pas avant la fin de la période concernée par la garantie. Il est donc directement impacté par le plafond défini, ce n’est pas anodin.  D’autant plus s’il prévoit de réinvestir tout ou partie du fruit de la cession pour acquérir une nouvelle entreprise (cf montage par apport cession).

Comme pour l’intégralité du processus de cession d’une entreprise, il est donc largement recommandé pour le cédant comme le repreneur d’agir dans une approche constructive et franche, de manière à trouver des réponses aux problèmes ensembles plutôt que de s’affronter sur ces sujets !

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Comment vendre un site e-commerce

La cession d’une entreprise spécialisée dans la vente en ligne n’est pas une opération si « facile » qu’il n’y paraît. Le réflexe est souvent de penser « ça devrait intéresser un concurrent qui n’est pas ou peu sur le web », ce qui est potentiellement vrai… mais pas tant que ça !

Plusieurs points doivent être pris en compte pour envisager de panière pertinente la vente de son site e-commerce ou de son portail web :

Attention, lorsque l’on parle ici de vendre un site d’eCommerce, il s’agit bien sûr d’une entreprise de vente en ligne, qui est active, avec des produits et des clients qui l’achètent !

La vente d’un site inactif est possible, mais ce n’est pas notre spécialité : la seule valeur de ces sites inactifs sont la technologie en elle-même, alors que l’entreprise active a une valeur économique généralement bien supérieure.

cession site e-commerce

Combien vaut une entreprise de vente en ligne ?

Pour envisager de vendre un site e-commerce, il est important de ne pas se fourvoyer quant à la valeur réelle de celui-ci. Sinon la mise en vente risque de tourner au fiasco et de vous entamer le moral, car il est courant et normal de commencer à se projeter une fois le processus initié et la rupture des négociations oblige à se remettre dans la réalité du quotidien, ce qui n’est pas toujours évident.

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Le fait d’avoir développé une entreprise sur le web peut amener à considérer que son entreprise de vente en ligne est une startup, et que l’on peut espérer obtenir des montants considérables. Dans la réalité, la valorisation d’un site e-commerce est dépendante de critères similaires à celle de toute entreprise, car l’activité fonctionne non pas comme une startup mais comme une entreprise (sans quoi, sauf cas exceptionnel, vous seriez dans l’optique d’une levée de fonds, pas d’une vente).

Par ailleurs, il est tout à fait juste de considérer que l’on pourrait permettre à une entité qui souhaite se développer sur le web de disposer d’un site e-commerce « clés en main », lui évitant les difficultés d’un développement from scratch, de devoir se faire une place sur internet, etc. Cela fait effectivement partie des éléments de valeur de l’entreprise, pour les entreprises ayant ce profil.

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Mais il ne faut pas oublier que si votre site e-commerce est très bien à vos yeux, qu’il correspond exactement à ce que vous vouliez, il ne sera que rarement « aussi idéal » aux yeux des repreneurs. Et dans le cadre d’une croissance externe, ladite entreprise aura déjà ses process, son mode de fonctionnement, et ses dirigeants leur approche personnelle des choses. Donc acquérir un site e-commerce ou un portail web ne sera jamais aussi simple à leurs yeux qu’aux vôtres. Et si vous étiez à la place de l’acquéreur vous raisonneriez de la même manière.

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Considérer l’environnement technique

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Pour préparer la cession d’un site e-commerce ou  d’un portail web, comme pour toute entreprise, il est faut considérer les spécificités de son activité. En l’occurrence il s’agit d’une activité en e-commerce, de la «vente en ligne », dont l’outil principal est un site/portail web.

De la même manière que l’on prendrait en considération l’emplacement d’une boutique, son aménagement et divers autres aspects, pour un site e-commerce l’environnement technique est fondamental.

Voici des exemples de questions que se poseront des acquéreurs potentiels, et que vous devez donc anticiper :

  • Quelle est la technologie utilisée ? Est-elle plutôt « commune » ou plutôt « spécialisée » ? Sous-entendu : sera-t-il difficile de la faire évoluer ou de trouver des développeurs pour travailler dessus ?
  • Qui a développé ce site, et qui en fait la maintenance ? Y-a-t-il une dépendance à un salarié ou un prestataire sur le sujet ?
  • Le site/portail est-il bien à jour d’un point de vue technique, et est-il à jour d’un point de vue UX/UI ?  Son design est-il aux gouts du jour, et sa navigation optimisée pour les mobiles ? Vraiment ?

Ces trois exemples sont les plus évidents, mais si vous envisagez la cession d’un site e-commerce ou la vente d’un portail web, il faudra approfondir chacun de ces aspects de manière à optimiser les conditions de vente de l’affaire.

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Pour illustrer cela, la vente de votre site e-commerce sera statistiquement plus facile si elle est basée sur du Prestashop que sur du Magento, le premier framework étant plus répandu, et la technologie Magento globalement plus onéreuse (il est plus difficile de trouver des devis qui la maîtrise bien). Mais cela peut aussi être tout à fait le contraire, si les cibles principales potentiellement intéressées par votre e-business sont eux aussi sur Magento.

De la même manière vous pouvez vendre votre site e-commerce alors qu’il fait un joli chiffre d’affaires, mais si la techno est vieillissante, et qu’une refonte totale sera nécessaire dans les 2/3 ans à venir, cela va nécessairement impacter la valorisation de votre entreprise de vente en ligne.

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Rationaliser l’aspect opérationnel

Pour mieux vendre votre site e-commerce ou votre portail web, il n’y a pas de secret : il faut se mettre à la place d’un acquéreur potentiel.

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Ainsi,  il faut considérer tout l’aspect opérationnel, car la cession concerne un site et son activité. Si le backoffice fonctionne avec des bouts de ficelle, le repreneur s’en rendra compte rapidement et laissera tomber l’éventuelle rachat de votre site e-commerce.

Il faut donc décortiquer l’activité de A à Z, et se poser la question suivante : cela fonctionne-t-il dans les conditions optimales pour faciliter la transmission à un acquéreur ?

Quelques exemples :

  • De combien de fournisseurs dépendez-vous ? Si l’un ferme boutique ou augmente fortement ses prix, avez-vous des alternatives pertinentes ? Les avez-vous testés ?
  • Votre équipe est-elle structurée ? Y-a-t-il une dépendance à un salarié qui maitriserait des aspects que personne d’autre ne saurai gérer correctement ? Y-a-t-il un management intermédiaire qui prendrait le relais en votre absence ?
  • Ou, si vous n’avez pas de salariés, vos prestataires sont-ils réellement suffisamment fiables ? Avez-vous des alternatives pertinentes ? Les avez-vous testés ?
  • Avez-vous des dépendances qui peuvent être problématiques ou optimisées ? (saisonnalité, produit de niche, etc).
  • Avez-vous besoin d’un entrepôt ? Avez-vous des besoins spécifiques en termes logistiques ?
  • Etc.
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Pour céder une entreprise de vente en ligne ou un portail web dans de bonnes conditions, il est important de faire de type de travail de préparation en amont. Cela vous évitera bien des embûches et des déceptions.

Bien sûr le fait de recourir aux services d’un cabinet  spécialisé en cession d’entreprise ayant une approche qualitative des dossiers qui lui sont confiés, comme PME Partner, vous permettra de vous reposer sur leur expertise afin de considérer tous ces aspects et vous donner des éléments de réponse plus adaptés à votre cas.

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A qui vendre son entreprise de e-commerce ?

Ce point est redondant dans l‘approche avec les précédents, mais il impacte aussi fortement la partie prospection du processus : définir les profils de cibles qui pourraient acheter votre entreprise et leurs attentes. D’autant que selon les profils d’acquéreur, la valorisation de l’entreprise pourra évoluer.

En effet, avoir un site e-commerce à vendre est une chose, mais tâcher de toucher tous ceux qui pourraient être intéressés en est une autre.

cession site e-commerce

Voilà pourquoi, afin de vendre un site e-commerce dans les meilleures conditions, il est important de définir des profils de cibles. Et à partir de là considérer ce qui va intéresser concrètement chaque profil : est-ce la présence globale en ligne ? La position sur les mots clés ? Le volume de CA ? La rentabilité ? L’activité sur les réseaux sociaux ? Etc.

Attention à ne pas tout mélanger : un profil va généralement être intéressé par un ou plusieurs aspects, mais pas tous. Les forces d’un site e-commerce ne sont pas nécessairement cumulatives, elles dépendent beaucoup de ceux qui le convoitent. Pour ne pas « en faire trop » et mener au mieux les négociations, considérez autant que possible ce qui intéressera ou non le profil concerné, vous saurez alors vous adapter en fonction.

Il sera plus facile d’identifier ensuite les personnes à contacter, et  de disposer de l’argumentaire adéquat pour mieux les séduire.

Donc si vous envisagez de vendre votre site e-commerce ou votre portail web, n’oubliez pas que vous vendez avant tout une activité. Une cession s’anticipe et se prépare (voir notre article sur le déroulement de la cession d’une entreprise). Faites-vous accompagner !

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Pour ceux qui cherche une entreprise de e-commerce à vendre, vous pouvez vous rendre sur des sites tels que :

Vous pouvez aussi consulter notre article sur la valorisation de pharmacie et officine.

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Céder une entreprise en période de crise sanitaire

Céder une entreprise en 2021

Quels sont les impacts et conséquences de la crise sanitaire sur la transmission des TPE et PME en France ?

Céder une entreprise en temps normal est une opération qui n’est déjà pas anodine, il est donc légitime de se poser la question de la pertinence d’une cession d’entreprise en période de crise sanitaire.

Les nombreuses questions qui nous ont été posées par des chef(fe)s d’entreprises ces derniers mois sur le sujet ont été à l’origine de l’écriture de cet article : la cession d’une entreprise en 2021 pendant/après une pandémie mondiale, est-ce une bonne idée ?

Il faut dans un premier temps considérer deux cas distincts : la cession d’une entreprise qui n’a pas ou peu été affectée par la pandémie, et la cession d’une entreprise qui a été affectée par la pandémie à court, moyen et/ou long terme.

Pour chacun des cas, considérer l’éventuelle cession d’une entreprise sur les 6, 12 ou peut-être 18 mois à venir,  nécessitera de réfléchir aux points suivants : quel est le motif de la vente, et l’objectif du cédant ? Quel impact a eu et aura la pandémie sur l’activité ? Quelle est la situation du marché ?

Est-il possible de céder son affaire en 2021-2022 dans un environnement de/post crise sanitaire ? La réponse est OUI, sans aucun doute.

La question sera plutôt « dans quelles conditions céder une entreprise en cette période ? » :

Ci-dessous l’article complet (temps de lecture 5 min), pour ceux qui le souhaitent la synthèse en dessous (temps de lecture 1 min).

Vendre entreprise apres covid, cession entreprise2020 pandemie

L’impact de la crise sanitaire sur le marché de la cession d’entreprise

Lorsque l’économie d’un pays est touchée à ce point par un événement tel que la pandémie que nous avons vécue, et le confinement inhérent, tous les pans la constituant en sont impactés. D’une manière ou d’une autre. En ce qui concerne la cession d’entreprises, plusieurs aspects sont à prendre en considération.

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Le financement des opérations de reprise d’entreprise :

Le contexte particulier et la mesure de PGE mis en place par le gouvernement et la BPI a fortement impacté les banques dans leur mode de fonctionnement.

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D’une part, le PGE constitue une masse de travail considérable pour les conseillers et les décisionnaires dans le cadre des crédits aux professionnels. En effet, contrairement à ce que certains ont pu penser (la communication du gouvernement n’ayant pas non plus aidé), la garantie des prêts par BPI ne signifie pas que les banques n’étudient pas la capacité de l’entreprise à rembourser le prêt. D’où d’ailleurs le nombre important de refus.

D’autre part, les critères de Risque des banques ont été relevés, notamment du fait de l’incertitude vis-à-vis des mois à venir : beaucoup d’entreprises et de marchés ont réussi à passer la période de confinement, mais un certain  nombre d’entre elles sont durablement affaiblies, et si leur marché ne repart pas dans un délai raisonnable, elles risquent  de se trouver dans une situation très délicate.

Les banques sont aujourd’hui bien plus « frileuses » qu’en début d’année, et nous avons nous-même constaté sur certains dossiers pourtant assez solides des difficultés à avancer.

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La valorisation d’une entreprise dans le cadre d’une cession :

Estimer et justifier la valeur d’une entreprise est en soit un exercice nécessitant de l’expérience et une certaine dextérité avec les différentes notions en jeu.

Face à un marché incertain (pour beaucoup d’entreprises) et des perspectives à court et moyen terme assez floues, le prix de cession final sera très souvent impacté.

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D’une part les méthodologies supports de la valorisation comme les DCF (actualisation des flux de trésorerie futurs) sont rendues plus fortement discutables, et les acquéreurs auront tendance à reconsidérer les prévisionnels de manière beaucoup prudente.

Les rapports multiples d’EBITDA vs Prix de cession constatés sur les dernières années avaient globalement progressé de 20 à 40%, il est fort à parier que cette courbe va s’infléchir sur les 12 à 18 prochains mois.

Cette incertitude pourra néanmoins être compensée par des mécanismes tels que le complément de prix ou l’earn-out, qui permettront au cédant de montrer sa confiance en l’avenir de l’entreprise, et à l’acquéreur de réduire son besoin de financement initial tout en rendant conditionnelle une partie du prix de cession de l’entreprise.

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La cession d’une entreprise pas ou peu impactée par la pandémie

On pourrait considérer que l’impact étant faible ou inexistant sur l’activité, il en serait de même pour la cession de l’entreprise concernée.

Mais la réalité revêt plutôt les traits d’une réponse de Normand : c’est possible, mais ça dépend…

Il y a effectivement des entreprises pour lesquelles les conditions de cession initialement prévues sont calibrées de manière raisonnable, avec une bonne marge de manœuvre, et dans le cadre d’une activité relativement peu impactée à moyen terme. Dans ces cas, la pandémie n’aura pas d’impact significatif, hormis peut-être des délais bancaires un peu plus long, et des audits plus approfondis.

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Pour une bonne partie des entreprises il faut considérer que les conditions de cession seront logiquement un peu moins bonnes qu’elles ne l’auraient été en 2019. En effet, la plupart des secteurs d’activité ayant été impactés, il est fort à penser que le rythme moyen des croissances externes va se ralentir. Elles ne seront pas compensées par les « néo-repreneurs » individuels, qui auront profité du confinement pour reconsidérer leurs objectifs de vie professionnelle. Moins de repreneurs potentiels et des financements plus difficiles à obtenir, il faut envisager un prix légèrement inférieur à ce qui aurait été, et la mise en place d’un mécanisme de complément de prix ou même l’entrée du cédant dans la holding de reprise.

Peuvent entrer dans cette catégorie les entreprises fortement impactées lors du confinement, mais qui disposaient d’un matelas de sécurité et ont rapidement retrouvé une activité normale. Si l’on peut argumenter, dans le cadre de la valorisation et des exercices 2020 et/ou 2021, d’une crise conjoncturelle qui n’aura pas d’impact à moyen et long terme, il faudra néanmoins approfondir le sujet et fournir des éléments de justification solides.

Le cédant doit considérer que si lui a une certitude quant à l’avenir de son entreprise, il devra plus que jamais pouvoir le démontrer à l’acquéreur et ses financeurs avec des éléments concrets. Cela fera nécessairement partie du dossier de présentation qui sera réalisé dans le cadre de l’opération.

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La cession d’une entreprise impactée par la pandémie

Il existe deux types d’entreprises impactées par la crise du Covid19 : celles qui sont impactées négativement, celles auxquelles tout le monde pense, mais aussi celles qui sont impactées positivement.

Dans le premier cas, le plus courant malheureusement, la cession de l’entreprise sera souvent la solution de secours à court, moyen ou long terme, afin de sauver les emplois et l’activité. Dans d’autres cas, un choix du cédant dans une optique de changement de vie.

Car il est évident qu’espérer tirer un « bon prix » d’une entreprise en difficulté dans un contexte aussi instable est utopique.

Les conditions d’une éventuelle cession seront dépendantes de divers critères :

L’urgence de la situation: si la trésorerie est au plus bas et que les dettes s’accumulent, sans espoir concret de solution à très court terme, il est probablement le temps de considérer de lancer une procédure de sauvegarde. La cession d’une entreprise autrement qu’à la barre du tribunal de commerce prendrait bien trop de temps. Si l’entreprise dispose de quoi tenir au moins 6 mois (grand minimum), alors une cession « classique » est envisageable.

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La raison de la cession : dans les cas où le confinement a été pour le chef d’entreprise l’occasion de reconsidérer ses priorités et qu’il décide de céder son affaire, alors il n’y a aucune difficulté à envisager la cession de l’entreprise dans un contexte plus ou moins similaire à l’environnement pré-covid. Si le cédant envisage la cession parce qu’il considère que son entreprise ne pourra pas survivre à moyen ou long terme du fait de son contexte actuel, il devra alors accepter des conditions de cession moins favorables du fait de sa position.

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L’impact sur le secteur d’activité : certains d’entre eux sont malheureusement bien plus touchés que d’autres, et le marché de la cession en sera d’autant plus impacté. Pour prendre un exemple aussi triste que concret, beaucoup de restaurateurs n’ont pas pu rouvrir les 2 ou 22 juin. Si ceux qui disposent d’un emplacement exceptionnel peuvent espérer ne pas tout perdre en cédant leur droit au bail, les faillites en cascade mettront malgré tout beaucoup d’emplacements sur le marché. Le contexte réduira par ailleurs l’envie et la capacité de certains  à se lancer dans l’aventure de la reprise d’un fonds de commerce. Dans d’autres secteurs, les entreprises envisageant de faire de la croissance externe orienteront, pour certaines, plutôt leurs recherches vers les entreprises à reprendre à la barre du tribunal de commerce. Et pour celles qui resteront sur le marché de l’acquisition « classique », les conditions de financement seront nécessairement plus tendues.

Les entreprises qui ont été impactées positivement par les effets de la pandémie sont beaucoup plus rares, et elles se divisent en deux catégories :

  • Celles qui ont bénéficié d’une activité « extraordinaire », au sens strict du terme, liée aux effets de la pandémie, avec un effet qui va s’estomper.
  • Celles qui ont bénéficié des effets de la pandémie mais de manière plus durable
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Pour les premières, les cédants éventuels risquent de ressentir une légère déception en entendant que cela n’aura pas beaucoup d’impact sur la valeur de leur entreprise. En effet si elle aura démontré sa capacité de résistance à la crise, en s’en tirant pas le haut, cela restera un exercice « exceptionnel » et le caractère conjoncturel de la crise incitera les experts à considérer que cette période doit être « lissée » pour la valorisation. Avec un prix demandé cohérent avec la situation normale de l’entreprise, cela constituera cependant un argument de choc qui attirera probablement plus de repreneurs potentiels, et pourra, dans ces conditions, favoriser un meilleur prix de cession.

Pour les secondes, elles bénéficieront d’une attractivité renforcée, tant par leurs résultats que leur résistance à ce type d’évènements. Le caractère durable de l’augmentation de l’activité devra autant que possible être démontrée et des clauses de type earn-out seront à considérer.

Si vous vous posez des questions au sujet de l’éventuelle cession de votre entreprise, n’hésitez pas à nous consulter  en nous contactant via notre formulaire dédié, par email ou par téléphone.

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SYNTHÈSE

L’impact de la pandémie sur marché de la cession d’entreprise

Il revêt plusieurs aspects :

Le financement : étape clé dans le processus de cession d’une entreprise, le financement requiert d’avoir notamment recours à une banque. Or actuellement les banques sont non seulement particulièrement occupées par le PGE, mais aussi bien plus « frileuses » qu’en début d’année. Nous avons nous-même constaté sur certains dossiers pourtant assez solides des difficultés à avancer.

La valorisation : déjà largement discuté en temps normal, le prix de cession d’une entreprise post-Covid sera proportionnellement impacté par l’incertitude des perspectives à court, moyen et long terme.

Des mécanismes tels quel l’earn-out ou la cession progressive viendront faciliter les conditions de négociation, rassurant l’acquéreur et les financeurs.

La cession d’une entreprise pas ou peu impactée par la pandémie

S’agissant d’une crise conjoncturelle et non structurelle, les conséquences de la pandémie peuvent être restreintes à la période de confinement avec un retour assez rapide à la normale, et donc théoriquement peu impacter les conditions de cession. Ce qui restera à prouver par A+B, sans quoi l’acquéreur utilisera l’argument en sa faveur.

Il faut ensuite considérer l’impact sur les profils d’acquéreurs, notamment les entreprises en recherche de croissance externe. Leur trésorerie a très certainement été réduite par cette crise, ce qui les rendra nécessairement plus prudent dans leurs négociations voire plus timorées dans la taille de leurs projets d’acquisition sur les mois à venir.

La cession d’une entreprise impactée par la pandémie

Chaque entreprise est unique et les situations rencontrées le seront tout autant. Dans certains cas la crise aura touché une faiblesse structurelle de l’entreprise, dans d’autres cas c’est l’humain qui aura été lourdement mis à l’épreuve, ou le secteur d’activité qui sera mis à mal etc.

Dans ces trois cas et bien d’autres, il est important de garder en tête un point clé : le chef d’entreprise doit déterminer ses objectifs principaux, et leur ordre de priorité : vise-t-il une cession rapide ? Une cession au meilleur prix ? Une cession préservant les emplois et l’esprit de l’entreprise ?

Vendre entreprise apres covid, cession entreprise2020 pandemie
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Spécialistes de la cession d’entreprise, nous accompagnons et conseillons les chef(fe)s d’entreprise dans leurs projets de cession ou d’acquisition.

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La clause d’Earn-out : fonctionnement, intérêts et inconvénients

 La clause d’earn-out : fonctionnement, intérêts et inconvénients

Clause de plus en plus communément utilisée dans le cadre des contrats de cession, il est important d’en connaître les points clés. Voici donc les éléments à savoir :

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Définition de la clause d’Earn-out (ou complément de prix) :

La clause de complément de prix (en anglais « Earn-out ») peut s’avérer être un outil efficace pour résoudre les points d’achoppement quant au prix de cession d’une entreprise.

Vendeur comme acquéreur peuvent tirer un vrai profit de cette clause, qui doit cependant être maniée avec précaution : les clauses d’Earn-out / complément de prix sont aussi la source de nombreux contentieux. Une rédaction claire et précise, avec des bases de calcul incontestables limiteront les risques de conflits et de nullité de la vente.

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Principe de la clause d’Earn-out :

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Ce mécanisme fait dépendre une partie du prix d’achat, payé à terme, des résultats à venir de l’entreprise cédée. Un prix de cession de base est déterminé et payé à la signature, puis, selon des objectifs et conditions définies, un complément de prix pourra être payé par la suite. Plus les résultats seront bons, plus le complément de prix sera élevé.

Si aucun problème ne vient enrayer la belle mécanique, il s’agit véritablement d’un outil « gagnant-gagnant »

  • le vendeur peut notablement accroître le prix de vente tel qu’il aurait été fixé sans l’utilisation de cette clause,
  • l’acquéreur bénéficie a priori des compétences de gestion du cédant, qui restera dans la société durant tout ou partie de la période de l’Earn-out, mais qui fera dans tous les cas de son mieux pour que l’entreprise se porte au mieux.

L’Earn-out est une modalité prégnante dans le cadre des cessions d’entreprise depuis une dizaine d’années, et qui croît sensiblement depuis trois ans. Il s’agit d’un bon moyen pour réunir un cédant et un repreneur qui ont du mal à s’entendre.

Le cas des Start-up : dans le cadre de la cession d’une startup, cette clause est quasiment systématique. La difficulté de définir une valorisation précise et l’incertitude quant au potentiel d’un tel profil d’entreprise permet de lisser et réduire les risques pour l’acheteur, via la clause de complément de prix, tout en garantissant au vendeur un prix de cession si le potentiel qu’il a « vendu » se révèle bien.

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Le principe du complément de prix a été davantage utilisé ces dernières années. Du fait de perspectives de développement des sociétés incertaines, l’acquéreur a souvent du mal à valoriser les performances futures de l’entreprise au moment de l’acquisition. L’Earn-out peut le rassurer car il ne va pas, dès le départ, verser un prix trop élevé si les performances ne sont pas au rendez-vous, et le vendeur retrouvera in fine le prix qu’il voulait toucher, voire bien plus.

« En 2010, un tiers du millier d’opérations conseillées par le réseau CMS ont comporté une clause d’earn-out »

Selon le réseau d’avocats CMS, qui a établi des statistiques sur l’utilisation de cette clause, la France est championne d’Europe. En 2010, dans notre pays, un tiers du millier d’opérations conseillées par le réseau CMS ont comporté une clause d’Earn-out. Il apparaît que la taille de l’entreprise n’a pas d’incidence particulière quant à l’utilisation d’une clause d’earn-out.

Faire une estimation de mon entreprise
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Une vision commune pour l’acheteur et le cédant :

S’il est important que les modalités soient clairement définies par les deux parties, le facteur humain ne doit pas être négligé. Une condition essentielle est que le cédant et le repreneur s’entendent bien, et surtout aient la volonté de travailler ensemble, car la logique de la clause de complément de prix veut que le cédant participe, et à défaut s’intéresse au développement de l’entreprise. Ils doivent partager une même vision du développement de la société. Les clauses d’Earn-out prévoient dans de nombreux cas une mission confiée au cédant de développement de la clientèle ou de l’activité, ou encore une mission de réorganisation.

« Pour optimiser l’efficacité d’une clause d’earn-out, cédant et repreneur doivent partager la même vision du développement de la société »

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Dans l’esprit de la clause d’Earn-out, cette collaboration entre vendeur et acquéreur au sein de l’entreprise doit être sereine, pour tendre toujours vers le même objectif : l’accroissement des résultats de la société. Dans les faits, la cohabitation entre le cédant et son repreneur s’avère fréquemment problématique : qu’il s’agisse de problèmes d’egos ou de « simples » désaccords, il est important de limiter la durée de cette « période de frottement », et de délimiter clairement le champ d’action du cédant visant à optimiser l’Earn-out.

Dans tous les cas de figure, la gouvernance mise en place permettra au cédant de surveiller la gestion de l’entreprise ; ce dernier doit en effet pouvoir constater comment est construit le résultat de l’entreprise.

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Le nerf de la guerre : le résultat. Oui, mais lequel ?

La clause d’earn-out constitue une porte ouverte à de multiples discussions, du fait des différentes possibilités d’interprétation. Sa rédaction se doit donc d’être très précise, en particulier concernant le mode de calcul du complément de prix.

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Les critères comptables d’appréciation des résultats à venir sont, bien entendu, au cœur des négociations. Ces agrégats se doivent d’être le plus précisément défini afin d’éviter, notamment, le risque d’indétermination du prix. L’objectif étant de laisser le moins de place possible à l’interprétation, les ratios financiers retenus doivent être incontestables. “Nous devons éviter les contestations le jour où l’on fait jouer cette clause. Il faut donc définir clairement sur quelles performances porte le complément de prix : le résultat, le bénéfice net, l’Ebit ou encore l’Ebitda ? La tendance aujourd’hui est de prendre comme référence un Ebit ou un Ebitda. Mais l’Ebitda est une notion anglo-saxonne qui ne ressort pas de la seule lecture des comptes sociaux. Il est donc indispensable de définir de manière très précise tous les postes que l’on met dans la notion d’Ebitda. On cite les numéros des postes de la liasse fiscale afin de laisser le moins d’incertitude possible. C’est aux parties de mettre la définition de ces notions dans le contrat”, assure Isabelle Buffard-Bastide, avocate associée au sein du cabinet CMS Bureau Francis Lefebvre.

Autre difficulté : de quel périmètre parle-t-on ? Une société peut avoir plusieurs activités et filiales. Si le périmètre change durant la période de calcul, comment fait-on pour retraiter ces changements afin d’obtenir un résultat qui soit comparable à celui qui aurait existé s’il n’y avait pas eu ces modifications de périmètre ? Le vendeur peut exiger que, durant la période concernée par la clause d’earn-out, l’acquéreur ne modifie pas le périmètre. Mais cela peut être difficile à accepter par ce dernier, qui a acheté 100 % d’une société et qui n’entend pas être sous la tutelle du vendeur.

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L’Earn-out / Complément de prix en matière fiscale :

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Les règles sont clairement définies. Le régime est bien aménagé, aussi bien pour l’acquéreur que pour le vendeur. “Au niveau de l’imposition, les paiements sont pris en compte l’année où ils sont effectués. Si le vendeur a une plus-value complémentaire à payer, il le fera au titre de l’année où il a effectivement reçu l’Earn-out”, précise Hubert Fabre. De même, si l’acquéreur a des compléments de droit d’enregistrement à payer, il les paiera l’année où il verse l’earn-out. En matière d’ISF, le complément de prix ne constitue pas une créance à terme, et donc n’est pas inclus dans l’assiette de l’ISF tant qu’il n’a pas été payé.

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Alors, pertinente ou non cette clause d’Earn-out ?

S’il est patent que l’utilisation d’une clause d’Earn-out lors d’une cession d’entreprise permet de décrisper et de fluidifier la négociation sur le prix, il n’apparaît pas pertinent de la proposer dans tous les cas de figure. Bien souvent, elle n’est d’ailleurs pas souhaitée par le vendeur.

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La pertinence d’un recours au complément de prix dépend également de la santé et des perspectives de l’entreprise. Dans le cas d’une société qui possède un potentiel certain et un chiffre d’affaires régulier, la clause d’Earn-out n’est pas un mécanisme utile. Le repreneur avisé acceptera alors une survalorisation du prix, d’autant qu’il ne sera certainement pas le seul candidat à la reprise en lice. Cette clause se rencontre donc beaucoup moins souvent dans le cas de cession d’entreprise patrimoniale.

Dans les cessions de start-up, cette clause est utilisée de façon quasiment systématique car ce qui est vendu est avant tout un taux de croissance. Le développement de la start-up repose beaucoup sur la compétence du vendeur qui en est aussi le créateur. Dans ce cas, la clause d’Earn-out est aussi la carotte qui va le motiver à poursuivre et à faire avancer la société.

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Attention aux risques de contentieux avec la clause d’Earn-out

Quel que soit le sérieux avec lequel est rédigée la clause d’Earn-out, les risques de contentieux liés à cette dernière sont loin d’être négligeables. Du fait de la relative complexité inhérente à ces clauses, les angles d’attaques sont nombreux.

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Le facteur humain joue également son rôle dans la multiplication des conflits. Les modalités de la clause d’Earn-out et leur interprétation peuvent ainsi cristalliser la mésentente entre cédant et acquéreur, et constituer en soit un « champ de bataille ». Celui-ci est d’autant plus dangereux que le risque juridique est réel puisqu’en droit français, le prix d’une cession doit être déterminable à défaut de quoi l’opération est considérée comme nulle.

Il y a eu un cas récent de jurisprudence : le vendeur estimait que les comptes à partir desquels était calculé le complément de prix étaient faux. Plutôt que de réclamer un nouveau calcul, entraînant un risque d’indétermination du prix, il a demandé des dommages et intérêts et a obtenu gain de cause. Pour éviter la phase judiciaire, qui est généralement prévue dans les protocoles de vente des clauses d’arbitrage et le recours à un expert. Il s’agit incontestablement d’une sage précaution. Ce tiers doit être nommé dès la signature de la clause. Généralement, il s’agit d’un expert-comptable.

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Clause d’Earn-out : quel pourcentage du prix et sur quelle durée ?

La période d’une clause d’Earn-out va dans la majorité des cas de un à trois ans. Une durée supérieure sort de la logique d’application de cette clause. L’étude réalisée par CMS indique que pour les opérations réalisées en Europe en 2009, 23 % des clauses prévoyaient un dénouement entre 24 et 36 mois, contre 27 % planifiant une durée supérieure à 36 mois. Il apparaît clairement que plus la période d’Earn-out va être longue, plus les problèmes d’ordre relationnel vont être importants. L’alternative conseillée par certains professionnels est que l’acquéreur accorde au vendeur un poste au conseil de surveillance ou lui confère un droit à une information renforcée tout en restant à l’extérieur de l’entreprise. Dans ces deux derniers cas de figure, l’intérêt est de pouvoir conserver des relations a priori plus sereines entre les deux parties mais alors, l’acheteur va se priver des compétences du cédant dans la conduite de la société. Nombre de vendeurs ne se montrent cependant pas favorables à ces options car, fort légitimement, ils ne souhaitent pas faire dépendre le prix de vente de l’entreprise de la compétence de l’acquéreur.

Les conseils établissent un prix ferme sur un montant représentant, par exemple, 90 % de la valeur de la société, puis complètent ce montant par la clause d’earn-out à la clôture des comptes six mois plus tard. Dans ce cas, l’Earn-out est calé sur les prévisions à court terme faites par le cédant. Ainsi, le prix est ajusté au mieux. La partie du prix total concernée par l’Earn-out est assez variable sans, généralement, dépasser le quart.

Et pour note, cette clause d’earn-out n’est pas incompatibles avec d’autres outils visant à faciliter la transmission, comme le crédit-vendeur pour l’acquisition d’une entreprise.

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Panorama 2020 de la cession – reprise d’entreprises en Gironde

Panorama 2020 de la cession – reprise d’entreprises en Gironde / Nouvelle-Aquitaine


En raison de l’aspect confidentiel de ce type d’opérations, les statistiques à propos des cessions et reprises d’entreprises sont assez rares et difficiles à collecter. Experte en cession et acquisition d’entreprise en Gironde, notre équipe tâche d’analyser les différentes sources disponibles afin de réaliser des micro-études ciblées et extraire des tendances intéressantes à propos de l’actualité de la cession d’entreprise en Gironde.

Avec la crise sanitaire engendrée par le Covid-19, l’économie française connaît depuis le premier trimestre 2020 une situation inédite et beaucoup de PME sont condamnées à naviguer à vue. Disposer d’informations discernant les grandes tendances et quelques chiffres du marché en Gironde pourront vous être utiles afin d’envisager des stratégies d’adaptation pour certains et de développement pour les plus chanceux. Il en est de même pour ceux qui envisagent de céder leur entreprise ou reprendre une affaire dans cet environnement post-Covid.

Au sommaire :

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L’impact de la crise sanitaire à la Nouvelle-Aquitaine et en Gironde

L’Insee a récemment publié les chiffres liés à l’impact de la crise sanitaire en Nouvelle-Aquitaine et en Gironde. La Nouvelle-Aquitaine a enregistrée une baisse d’activité de 31%, ce qui en fait l’une des régions françaises les moins touchées, mais avec de fortes disparités internes.

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C’est principalement la structure de son tissu économique qui permet à la Nouvelle-Aquitaine de traverser mieux que d’autres régions cette crise liée au Covid. L’impact économique varie de -28% en Creuse, où les services marchands sont moins présents, et dans les Deux-Sèvres, à -33 % en Gironde et dans les Pyrénées-Atlantiques, où les activités scientifiques, techniques-services administratifs et de soutien sont plus développées. Les régions les moins touchées se caractérisent par une prépondérance des services non marchands et de l’agriculture (la Nouvelle-Aquitaine étant la première région d’Europe dans l’agroalimentaire).

Les économistes de la Banque de France envisagent un retour de la croissance dans les quelques mois à venir.

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fiscalité cession reprise entreprise Gironde Aquitaine

Dans leurs prévisions récemment publiées, comme nous le montre ce graphique présentant la prévision de croissance de l’économie pour les prochaines années, ils tablent sur une baisse du PIB de 8,7 % sur 2020. Ce qui constitue une contraction toujours prononcée mais sensiblement moins forte que celle anticipée en juin 2020 (-10,3 %). Pour ceux qui parviendront à subsister aux conséquences économiques de la pandémie, les programmes de relance et d’incitation des gouvernements en Europe viendront largement encourager la reprise économique, tout secteurs confondus.

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Dans la zone euro comme en France, les prévisions sont positives : comme nous le montre ce graphique on observe dès 2021 une relance de l’économie, et un retour au même niveau que fin 2019 en 2022.

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Même si ce mouvement de fonds est timide et fragile du fait de la résurgence de cas positifs en France, l’économie Girondine apprend à s’adapter et relève progressivement la tête. Raison pour laquelle il peut être pertinent d’envisager dès maintenant la cession ou la reprise d’une entreprise en Gironde.

Prendre la décision de céder ou reprendre une entreprise dans un moment tel que celui que nous sommes en train de traverser, notamment dans les secteurs les plus touchés, exige une réflexion approfondie. Pour ceux qui pensent à céder une entreprise en Gironde ou reprendre une affaire en Nouvelle-Aquitaine, nous vous suggérons de lire les articles que nous avons rédigé à propos de la Cession d’une entreprise post-Covid et de l’Acquisition d’une entreprise post-Covid.

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Le marché de la cession – acquisition d’entreprise en Gironde

L’INSEE a récemment publié les données suivantes, présentant la répartition des établissements par secteur d’activité en Nouvelle-Aquitaine. On constate qu’en Gironde les secteurs liés aux services marchands, commerce et tourisme représentent plus de 78% du total des activités de la région.

Pour ceux qui considéreraient que les faillites en cascade viennent gonfler les chiffres, n’oublions pas que la plupart des entreprises en difficulté ne passent malheureusement pas par le processus de cession, mais plutôt par le tribunal de commerce.

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Dans le cadre de la cession et acquisition d’entreprises, pour comprendre l’impact de ces informations, il faut considérer le temps de « turnover » moyen de chaque type de business.

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Par exemple, en France, la durée moyenne durant laquelle une entreprise reste sous le contrôle d’un même propriétaire varie entre 8 et 10 ans. Mais quand on regarde spécifiquement le secteur de restauration, cette durée se réduit fortement et descend à 2 / 3 ans en moyenne.

Ainsi, si on considère l’importance du secteur du CHR dans la région Girondine tant par son aspect gastronomique que touristique, on comprend le pourquoi à la rentrée 2020 la répartition des entreprises à vendre par secteur d’activité à Bordeaux et dans ses environs prend la forme suivante :

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Il est important de ne pas oublier que le COVID a eu un grand impact sur le secteur des CHR (Cafés-Hotels-Restaurants), et que les plus touchés par la crise n’auront pas l’opportunité de passer par un processus de cession classique, ils seront directement mis sous la coupe du tribunal de commerce. A tous ceux concernés nous leur souhaitons le meilleur, c’est loin d’être une expérience agréable, surtout après avoir perdu ce que l’on a mis tant d’énergie à construire.

La proportion importante de ces activités dans les statistiques explique, par ailleurs, la taille moyenne constatée des affaires concernées par la cession d’entreprise en Gironde et à la Nouvelle-Aquitaine.

CHIFFRE D’AFFAIRES DES ENTREPRISES À VENDRE

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Les entreprises réalisant un chiffre d’affaires entre 100k et 500k d’euros représentent plus de 70% des affaires à vendre en Gironde. Par ailleurs, d’après BPIFrance, environ 80 % des entreprises actuellement à céder en Gironde le sont pour un prix de cession inférieur à 500 k€ :

PRIX DE CESSION DES ENTREPRISES À VENDRE

panorama cession reprise entreprise Gironde Aquitaine

Il est intéressant souligner que ces chiffres sont très proches des statistiques au niveau national : à la même date et sur l’intégralité du territoire français, nous observons la même prédominance d’entreprises à céder dont le prix de vente se situe entre 100 k€ et 500 k€.

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Le virus circule encore, cependant les entrepreneurs, industriels et autres protagonistes de l’économie française commencent à s’organiser pour relancer la situation économique du pays et de la région, comme nous le montrent les études et statistiques officielles récemment publiées. Ainsi s’il faut user d’une certaine prudence selon le secteur d’activité dans lequel on évolue, les opérations d’acquisition et de cession de TPE ou PME en gironde reste un axe stratégique tout à fait pertinent.

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Si vous avez encore des questions sur la cession et l’acquisition d’entreprises en Gironde ou à la Nouvelle-Aquitaine, n’hésitez pas à nous contacter. Pour trouver des entreprises à vendre en Gironde et en Nouvelle Aquitaine, rdv sur le site de notre partenaire.

Experts cession entrreprise Gironde
Experts cession entrreprise Gironde

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L’apport-cession pour limiter l’imposition sur la cession d’entreprise

L’apport-cession pour limiter l’imposition sur la cession d’entreprise

On ne le répétera jamais assez, la cession d’une entreprise est une opération qui doit être anticipée !

Tout chef d’entreprise sait à quel point l’investissement personnel (en temps, en énergie et en argent) qu’il a réalisé à travers son entreprise a contribué aux finances de son pays, on peut considérer comme légitime sa volonté de limiter son imposition au moment de vendre son affaire. Surtout quand il a pour objectif de se lancer dans de nouveaux projets !

Parmi les différents outils à sa disposition, l’apport-cession est un des plus intéressants fiscalement. Par contre, il présente des contraintes qui doivent être en phase avec les objectifs personnels et patrimoniaux du chef d’entreprise cédant.

Important : PME Partner est un cabinet spécialisé en cession d’entreprise, et non un cabinet spécialisé en Fiscalité. Nous avons une bonne connaissance générale de l’environnement juridique, cet article vise à vous donner les grandes lignes des options possibles. Il est indispensable d’être accompagné par un(e) expert(e) de la fiscalité afin de considérer votre environnement global et respecter à la lettre les conditions de mise en place.

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Le principe de l’apport-cession dans le cadre d’une cession d’entreprise

Comme le présente notre article concernant la fiscalité de la cession d’entreprise, il existe plusieurs options à disposition du chef d’entreprise en phase de céder son entreprise afin de disposer, d’une manière ou d’une autre, du fruit de la vente.

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Lorsque l’on cède son entreprise, le régime commun d’imposition va considérer la plus-value réalisée entre le capital initial de l’entreprise, et le prix de la vente. En terme simple, la différence entre combien le chef d’entreprise a investi financièrement à l’origine, et combien il en tire à la date de cession. Ce mode de calcul oublie de prendre en compte l’investissement en temps, en énergie, en qualité de vie, en complications… mais c’est un autre débat !

Le montant de cette plus-value va donc être taxé, après abattement selon les cas (cf notre article en lien ci-dessus). Dans tous les cas, la CSG (soit 17,2% d’imposition) reste due, et n’est pas concernée par l’abattement. Ce qui peut représenter une certaine somme !

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Pour ceux qui souhaitent optimiser au maximum l’imposition sur cette plus-value, l’apport cession est une solution intéressante : elle permet d’éviter 100% des taxes et impôts sur le prix de cession.

Plutôt intéressant, non ?

Le principe est le suivant : généralement, les titres de la société à vendre sont détenus par le cédant en tant que personne physique.

Le cédant va alors créer une holding, et pour constituer le capital de cette dernière, il va réaliser un apport en nature, les titres de la société qu’il veut céder.

Lorsqu’il va réaliser cet apport, il devra nécessairement passer par un commissaire aux apports qui va valider (ou non) la valorisation des titres apportés. La différence entre le capital initial et la valeur d’apport des titres constitue en soit une plus-value pour la personne physique, qui est théoriquement soumise à imposition. Mais ce dispositif permet justement de l’éviter.

In fine, c’est donc la holding qui va céder l’entreprise concernée, et non la personne physique. La personne physique sera elle propriétaire de la holding.

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Les conditions de l’apport-cession

Pour illustrer la notion de plus-value, prenons un exemple : M. Dupont a créé son entreprise voilà 10 ans, avec un capital de 10 000 €. Il veut maintenant la revendre, et elle est raisonnablement valorisée à hauteur de 310 000 €.

Ainsi, une fois la vente réalisée, sa plus-value s’élèvera à 310 K€ – 10 k€ = 300 k€.

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S’il décide d’avoir recours au dispositif d’apport-cession, il va donc apporter les titres de son entreprise à sa holding pour un montant de 310 k€. Le fait d’apporter les titres à cette valeur fait qu’il « réalise » la plus-value de 300 k€. Il devrait normalement être imposé dessus.

Dans une optique pertinente de favoriser les entrepreneurs réinvestissant leur plus-value dans l’économie, le gouvernement permet à l’entrepreneur de bénéficier d’un report d’imposition sur cette plus-value sous deux conditions principales :

  • Que 60% du produit de la cession soit réemployé pour investir dans une autre entreprise ou d’autres supports éligibles (contre 50% avant la loi Pacte de 2019, attention à ne pas se tromper).
  • Que ce réinvestissement soit réalisé dans les 2 ans de la cession des titres de la fille par la holding.

Ces conditions sont imbattables en termes de fiscalité, puisque l’imposition est réduite à néant. Et les coûts de création d’une holding sont généralement négligeables par rapport aux économies d’impôts réalisées.

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Par contre il faut qu’elles soient compatibles avec les objectifs personnels et patrimoniaux du chef d’entreprise. En effet, si le cédant souhaite pouvoir bénéficier à titre personnel de cet argent, dans les mois ou années suivant la vente, ce dispositif n’est pas adapté. Ou pas totalement, voir le paragraphe « les optimisations fiscales possibles ».

Note : si l’apport-cession a lieu très en amont de la cession, à savoir plus de 3 ans, il n’y a alors aucune obligation de réinvestissement de la part de la holding. Le report d’imposition d’éteint alors avec une purge de la plus-value réalisée.

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Les supports éligibles au report d’imposition

Certains pourraient être tentés de se dire « il me suffit de créer une SCI et le tour est joué ! ». Mais les rédacteurs de ce dispositif ont bien anticipé la situation : il n’est pas possible de réinvestir n’importe comment, et l’immobilier ne fait pas partie des supports éligibles.

En gros, il y a deux options :

  • soit le cédant à d’autres projets entrepreneurial, de création, d’acquisition ou d’investissement dans une ou des entreprises commerciales, dans lesquelles il sera personnellement impliqué (majoritaire à plus de 33,3%).
  • soit il préfèrera des supports d’investissement éligibles, ce qui lui permettra de se concentrer sur d’autres sujets (par exemple de profiter d’une pré-retraite agréable, de prendre une ou deux années sabbatiques etc.).
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A l’origine, seule la première option était possible, mais la Loi de Finance 2020 a apporté des améliorations et notamment la capacité à réinvestir dans le cadre d’une souscription de parts ou actions dans des véhicules de capital investissement tels que des fonds communs de placement à risques (FCPR), des fonds professionnels de capital investissement (FPCI) ou des sociétés de capital-risque (SCR). Attention tous ne sont pas éligibles, il faut bien se renseigner sur le sujet.

Cette évolution du dispositif s’avère particulièrement intéressant pour ceux qui n’envisagent pas s’impliquer à nouveau dans une activité commerciale dans les deux ans (ou plus), comme pour ceux dont la cible représente un montant inférieur au 60% devant être réinvestis.

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Le débouclage du dispositif d’apport-cession

Jusque-là le cédant bénéficie d’un report d’imposition, ce qui signifie que théoriquement, il est toujours redevable de l’impôt sur la plus-value qu’il a réalisé.

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Le dispositif prévoit que ce report d’imposition soit transformé en une exonération définitive de la plus-value et qu’il n’y ait aucun impôt à payer à condition de conserver les titres de la holding pendant au moins 5 ans.

Il faut néanmoins garder en tête que cette exonération d’impôts sur la plus-value ne concerne, depuis le 1er janvier 2013, plus que la partie réinvestie. L’autre partie sera soumise à l’impôt sur le revenu lors de la cession ou la liquidation de la holding.

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C’est pourquoi il est intéressant de considérer certains cas particuliers comme la transmission de titres de manière gracieuse, via une donation, qui peut permettre d’exonérer définitivement la plus-value de son imposition reportée.

Pour ce faire, il est nécessaire que les titres de la holding cédés donnent le contrôle de l’entité au donataire. Alors, si celui-ci conserve les titres concernés par la donation au moins 5 ans (auparavant 18 mois, avant le 1er janvier 2020), il bénéficiera alors d’une exonération totale d’imposition sur la plus-value initiale. Pour note, ce dispositif est compatible avec la mise en place d’un pacte Dutreuil.

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Les optimisations possibles

Certains pourraient vouloir réinvestir une partie du fruit de la vente, mais en parallèle profiter aussi d’une autre partie à titre personnel.

Dans ce cas, pour revenir à notre exemple, au lieu d’apporter 100% des titres de sa société à sa holding M. Dupont n’apportera que 80%, conservant 20% en tant que personne physique.

Ainsi, une fois la cession réalisée, il disposera de 20% du prix de la vente à titre personnel, ce sur quoi il paiera bien évidemment les taxes et impôts afférents à la plus-value réalisée. Par ailleurs 80%  de ce prix reviendront à la holding, sur laquelle il devra réinvestir 60% (des 80%) pour bénéficier du report d’imposition.

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Bonus – un petit mot de l’auteur :

Cet article a été écrit dans un objectif, vous transmettre de l’information de qualité, qui soit pertinente dans le cadre d’une cession d’entreprise et qui soit intelligible. Certains ne s’en rendront pas compte, car internet nous donne un accès illimité aux informations, mais beaucoup de publications sur le sujet sont tronquées, réduisant les possibilités, ou pire, pas mises à jour, ce qui peut générer de sérieux soucis.

J’ai moi-même eu recours à ce dispositif, et me suis rendu compte récemment que malgré le fait que j’ai fait appel à un conseil expert en fiscalité exerçant au sein d’un grand cabinet d’avocats, celui-ci a « oublié » de m’informer de certains détails ou de certaines options. Je ne regrette pas d’avoir utilisé ce dispositif, mais je regrette que personne n’ait écrit cet article pour moi.

Donc voilà pour vous ! Cet article n’a certainement pas vocation à remplacer un expert en fiscalité, qui est toujours fortement recommandé, mais vous permettra de mieux saisir les tenants et aboutissants du sujet.

Et si cela vous est utile, une seule manière de nous remercier : parler de PME Partner autour de vous. Un chef d’entreprise qui envisage de céder ou de faire de la croissance externe, un cabinet d’expert-comptable qui pourrait être intéressé par un partenaire sérieux et compétent. Merci d’avance !

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Sources :

Code général des impôts : Valeurs mobilières, droits sociaux et titres assimilés (Articles 150-0 A à 150-0 F)

Décret n° 2020-1335 du 3 novembre 2020 actualisant les obligations déclaratives afférentes au régime du report d’imposition prévu à l’article 150-0 B ter du code général des impôts

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Chefs d’entreprise : avancer face à la crise

Chefs d’entreprise : avancer face à la crise

La pandémie a mis à rude épreuve le tissu économique français, essentiellement constitué de TPE et PME.

La procédure de chômage partiel mise en place par le gouvernement ne fait pas tout mais, reconnaissons-le, notamment par égard pour les chefs d’entreprises des nombreux pays qui n’en ont pas bénéficié, c’est une aide significative.

Il n’en reste pas moins que la survie de milliers de TPE et de PME est un enjeu primordial quotidien pour les dirigeants et leurs salariés. La crise a beau ne pas être structurelle, il faut du temps à l’économie pour se remettre en marche.

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Dans ce contexte, deux approches sont possibles : patienter, pour ceux qui ont la capacité financière de tenir, en attendant une reprise générale, sans chercher l’amélioration continue ; ou s’adapter à ce nouvel environnement.

C’est sur cet objectif que nous allons tâcher d’explorer les options possibles, sans revenir sur les éléments de base que chaque chef d’entreprise aura considérés sans avoir besoin de lire cet article ! Il n’existe pas de méthode miracle car il n’y a que des cas particuliers. Néanmoins, la plupart des axes de réflexion ci-dessous peuvent s’appliquer, s’ajuster et s’adapter à la plupart des secteurs d’activité.

Il est très facile de se dire « oui mais ça, ça ne s’applique pas à mon business, parce que…« . Si cette remarque vous vient à l’esprit, essayez plutôt de considérer que vous n’avez pas, à priori, trouvé comment adapter la stratégie à votre entreprise. Et vous pourriez vous poser la question suivante : « que puis-je tirer de cette réflexion, de ces exemples pour imaginer une réponse qui serait adaptée à mon entreprise ?« 

Pour chacun des points abordés ci-après, la plupart semblent évident de prime abord. Néanmoins, ils vous sont proposés avec une approche spécifique : comment aller plus loin, faire plus et mieux que ce que feront la plupart des entreprises ?

Voici nos axes de réflexion afin de permettre aux chefs d’entreprises de faire face à la crise :

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Axe de travail n°1 : E-V-O-L-U-E-R

Durant le confinement, du fait de nos implications individuelles dans des clubs d’entrepreneurs, associations d’anciens et autres organisations, chez PME Partner, nous avons été amenés à organiser un certain nombre de web-conférences avec des spécialistes en tous genres. Les maîtres mots de chacun de nos interlocuteurs, quelle que soit leur spécialité, ont été Adaptation et Évolution.

Lors de sondages réalisés auprès d’une petite population de dirigeants, nous avons posé la question de savoir ce que faisait le chef d’entreprise, en dehors de la gestion de crise, pour préparer le « retour à la normal ».

Dans la plupart des cas, la réponse tournait autour d’une constante : reprendre comme avant dès que ce sera possible.

Bien que le réflexe de vouloir retrouver la « normalité » de ce qui était avant et fonctionnait jusque-là correctement soit une approche tout à fait compréhensible et rassurante, il est une certitude que, à la sortie du confinement et durant un certain temps, notre économie et notre écosystème ne seront plus « comme avant » !

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Que votre entreprise rencontre des difficultés ou qu’elle s’en sorte sans complication majeure, vous devrez prendre en compte ce nouvel environnement. Rien ne sera plus « comme avant ». Et, dans un environnement concurrentiel, il est un fait avéré : si vos concurrents font « comme avant », la situation étant différente aujourd’hui, si vous arriverez à vous ajuster, à trouver une parade, un nouveau service/produit, une nouvelle approche, etc… Vous vous en sortirez mieux que les autres.

La démonstration par l’exemple : cette agence de communication basée dans une commune rurale à l’Est de Rouen, a vu son activité stoppée net par l’arrivée du Covid-19. Cartes de visites, décoration de véhicules et autres supports de communication n’étaient plus vraiment d’actualité pour ses clients. Au lieu de baisser les bras, ses dirigeants ont réfléchi à comment s’adapter à la situation, notamment à l’occasion d’une remarque d’un pharmacien de leur voisinage qui avait du mal à faire respecter les distances de sécurité. L’agence a créé des disques autocollants de 45 centimètres aux couleurs de sens interdits complétés par la forme des deux pieds, matérialisant la distance à laquelle les clients devaient se tenir en attendant leur tour. Ces disques ont d’abord été distribués gratuitement par solidarité avec les commerçants, puis, ont été proposés à tous les commerces y compris les supermarchés et hypermarchés, de nouveaux clients que l’agence n’aurait jamais imaginé avoir en portefeuille !

Il n’est pas toujours possible d’adapter sa production, en particulier lorsque l’on propose des services. Cependant, il est tout à fait possible de réfléchir à un nouveau service, à une nouvelle manière de proposer un service. Le succès tient parfois à peu de choses…

Pour certains, cette « adaptation » nécessitera un ajustement important, pour d’autres non. Il existe dans le monde des startups une notion de « pivot » qui peut, dans certains cas, être une adaptation de la notion de retournement. La startup va spontanément défricher un pan de l’économie, proposer un nouveau modèle, tenter des choses et s’ajuster au fur et à mesure. Parfois, le contexte est tel que le chef d’entreprise (et/ou ses investisseurs) en arrive à considérer que le produit/service initial de l’entreprise ne fonctionne pas, mais que l’expérience acquise permet d’identifier une autre opportunité ou une autre manière de faire qui va permettre de « restructurer » l’activité de l’entreprise.

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Axe de travail n°2 : optimiser les coûts

A l’évidence, rares sont les chefs d’entreprise qui n’auront pas envisagé cette option. Même s’il est inutile de faire la liste des économies évidentes, en revanche il est important de bien considérer 2 points :

Attention à ne pas trop « racler dans les bords » : à trop vouloir faire des économies, vous pouvez risquer de rater des opportunités futures faute de moyens (humains, matériels par exemple). Ces économies doivent s’inscrire dans une stratégie globale, pour laquelle vous aurez clairement cerné vos besoins.

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Dans le cadre du développement d’un axe stratégique de l’entreprise, vous aviez par exemple envisagé d’embaucher un profil-expert pour un poste orienté vers un nouveau produit/service. Il est tentant de considérer que ce n’est pas le moment d’embaucher, considérant que si l’entreprise n’est plus là dans un an, l’axe stratégique ne sert à rien. Mais il existe des alternatives au tout ou rien. Car si ce profil permet de mettre en place de nouveaux produits/services dans 12 mois, et que l’entreprise tient jusque là, c’est peut-être cela qui lui permettra de redécoller. Et le candidat est peut être prêt à s’ajuster sur certains points afin de faciliter les choses, comme une activité partielle (mi-temps ou tiers temps) ou un contrat en temps partiel sur les premiers mois, une revalorisation du salaire fixée au contrat, etc…

Cela fonctionne de la même manière avec l’acquisition de nouveaux matériels, la refonte des outils de communications, etc.

Sortir des sentiers battus : optimiser les coûts ne signifie pas nécessairement tailler dans le vif.

Par exemple, au lieu d’aller acheter moins cher chez un fournisseur que vous évitiez jusque là du fait de la moindre qualité de ses produits, présentez votre problématique à votre fournisseur habituel afin de le motiver, dans le contexte actuel, à faire un geste ponctuel sur une quantité/durée déterminée, afin de vous garder comme client et vous permettre de mieux traverser la période.

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Autre exemple, celui des pertes masquées : lorsque tout va bien, il est récurrent de trouver des entreprises respectant la règle des 20/80. 20% des clients constituent 80 % des profits, et certains peuvent même générer des pertes sans que personne ne s’en rende compte. Une analyse des coûts directs et indirects, mais aussi des coûts d’opportunité (si j’utilisais cette machine pour produire autre chose, je pourrais mieux la rentabiliser) permettra de mieux appréhender ces pertes masquées.

Les exemples sont nombreux, le principal étant que chacun considère son activité et ses spécificités afin d’activer des leviers existants mais non usuels jusque-là.

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Axe de travail n°3 : les aides existantes

Le gouvernement et les régions ont mis en place un grand nombre d’aides à destination des entreprises, qu’elles soient directes ou indirectes, et vous les avez probablement déjà passées au crible.

Il était nécessaire d’aborder ce sujet de manière approfondie : voici une étude complète que vous pourrez étudier dans cet article.

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Axe de travail n°4 : Ne pas confondre Causes et Symptômes

Certaines difficultés des entreprises peuvent faire l’objet d’un « traitement », mais le traitement doit porter sur les causes et non sur les symptômes.

Le meilleur exemple qui parlera à tous : la trésorerie.

Le PGE (cf. article à propos des aides de l’Etat) est une bonne mesure mais il ne permet qu’une seule action – agir sur le symptôme : le manque de liquidités. La seule bonne question à se poser est : « d’où viennent mes difficultés de trésorerie ?« . « De la crise ! Quelle question ! » parait une réponse assez tentante. Mais, techniquement, pas tout à fait. La crise révèle un symptôme sous-jacent.

Vous avez sans doute déjà entendu parler des plans de continuité d’activité (ou PCA). Pour rappel, en voici un résumé : dans le cadre d’une gestion de crise, le plan de continuité d’activité (PCA) est un document devant permettre à une entité (gouvernement, collectivité, institution, entreprise, centrale énergétique, hôpital, école, service public délégué, etc.) de fonctionner en cas de désastre ou de crise majeure, même en mode « dégradé ». Le PCA a pour but d’anticiper un événement qui perturbe gravement l’organisation normale de l’entité et vise à mettre en place une stratégie qui permet d’en limiter l’impact.

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« Mon entreprise n’a que 8 salariés, nous ne sommes pas une multinationale » pourraient penser certains. Et donc, vous n’êtes pas touchés par les crises ou les risques majeurs ? Selon la taille de l’entité, le PCA n’aura pas la même consistance mais sa réalisation reste un moyen d’anticiper, de se poser les bonnes questions et de préparer, à tête reposée, le plan d’action.

« Maintenant c’est trop tard, nous nous sommes débrouillés et, finalement, cela ne nous servira pas à grand-chose de faire un PCA » pourrait-on aussi entendre. Effectivement, si vous pensez pouvoir rééditer le même système D en cas de nouveau confinement, si vous pensez qu’en cas de décès/maladie grave de l’une des personnes-clé de l’entreprise, cette solution fonctionnera aussi de même que dans d’autres situations extrêmes mais plausibles (grèves bloquantes, etc.)… dans ce cas vous avez bel et bien défini un PCA, mais in situ. Il ne vous reste plus qu’à le formaliser pour faciliter son application en cas de besoin. Dans le cas contraire, cette expérience vous aura montré la pertinence d’une telle réflexion et des pistes de solutions.

Un guide assez intéressant (il s’agit d’un pdf à télécharger, il ne s’ouvre pas toujours automatiquement) a été réalisé à destination des entreprises ; il est disponible sur le site du gouvernement.

Revenons à la trésorerie : avoir réalisé un PCA dans lequel l’option « une crise nationale/mondiale empêche de fonctionner normalement pendant plusieurs mois : que faisons-nous ? » aurait permis de considérer en amont les solutions possibles, mais aussi et surtout les causes.

Qu’est-ce qui constitue l’état de votre trésorerie ? Votre BFR en l’occurrence, de manière simplifiée le solde entre vos paiements clients et fournisseurs.

A partir de là, plusieurs questions doivent être posées :

  • Les délais actuels peuvent-ils être optimisés ? En imposant les choses, en négociant gentiment ou en pratiquant l’escompte ?
  • Avez-vous des solutions d’affacturage, de Dailly ou autre activables facilement ?
  • Plutôt que de verser aux actionnaires les dividendes correspondant au résultat de l’exercice passé, n’est-il pas pertinent de gonfler un peu les réserves ?
  • Les associés disposent-ils de réserves mobilisables en compte courant d’associé si nécessaire ?
  • Etc.

Si l’exemple de la trésorerie parle à beaucoup, il est important de ne pas s’arrêter à cela : de très nombreux sujets sont touchés par cet amalgame causes/symptômes, ce qui ne permet pas de considérer la véritable difficulté.

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Axe de travail n°5 : prendre du recul

Un axe n’est pas abordé dans cet article : travailler, autant que possible, en étant impliqué corps et âme. C’est en quelque sorte la définition du chef d’entreprise et il ne nous appartient pas d’en détailler ici les tenants.

Cependant, il existe ce réflexe naturel du chef d’entreprise qui est d’oublier de prendre du recul. D’autant que la situation incite largement à se concentrer sur le « tout de suite et maintenant », avec une charge mentale significative (gestion des clients, des fournisseurs, des salariés, des risques sanitaires, de la trésorerie…).

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C’est pour cela qu’il est recommandé à tous les chefs d’entreprise de s’entourer de personnes à même de les aider à prendre du recul. Rares sont ceux qui appliquent ce principe. Cette crise est peut être une opportunité de s’y mettre car, même quand tout va bien, il est très utile au chef d’entreprise de pouvoir s’appuyer sur des conseils, un mentor, ou juste une personne suffisamment intéressée par la réflexion entrepreneuriale.

N’ayant pas « le nez dans le guidon », voire même n’étant pas chef d’entreprise, si ces personnes sont intéressées par le sujet, elles pourront vous amener des idées ou des axes de réflexion auxquels vous n’avez pas l’opportunité ou le temps de penser par vous-même.

Il suffit parfois qu’ils expriment une idée inadaptée pour que cela vous amène à en trouver une bonne.

Pour ceux qui n’ont personne dans leur entourage direct pouvant les aider dans cette démarche, il existe de nombreux clubs d’entrepreneurs, des associations (Réseau Entreprendre, 60000 rebonds, 100000 Entrepreneurs, … ) ainsi que des coachs professionnels.

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Axe de travail n°6 : envisager le plan de secours

Pour une majeure partie des chefs d’entreprise, le confinement aura été un moment difficile car ils ont passé leur temps à résoudre des problèmes et à faire le pompier. Pour certains, les mois à venir vont être un défi de tous les jours. Sauvegarde de l’activité, des emplois et des savoir-faire, l’économie française est constituée d’un nombre considérable de TPE et PME qui sont aujourd’hui fragilisées.

Comme le recommande la notion de PCA, étudié plus haut, il est important d’anticiper certaines possibilités.

Aussi difficile et déchirant que cela paraisse, la cession de l’entreprise est parfois la meilleure option pour préserver l’activité et les emplois. Il ne s’agit pas, ici, du cas d’une cession à la barre du Tribunal de Commerce suite à un défaut de paiement, où le chef d’entreprise n’aura pas réellement son mot à dire et où l’acquéreur donnera ses conditions. On parle ici d’anticiper la difficulté et de considérer une cession suffisamment en amont (quelques mois suffisent, mais pas quelques semaines) afin de donner au chef d’entreprise cédant les moyens de poser ses conditions.

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Il est clair qu’elles ne pourront être importantes d’un point de vue financier mais, au-delà de potentiellement économiser l’injection de cash pour pallier aux difficultés, il s’agit notamment de négocier les aspects sociaux et de disposer d’un certain choix quant au profil de l’acquéreur.

A l’évidence, c’est loin d’être la solution rêvée pour un chef d’entreprise. Mais si vous sentez que la crise a beaucoup fragilisé votre entreprise et que vous aurez d’importantes difficultés à redresser la barre, n’oubliez pas que c’est une option qui ne peut être prise au dernier moment. Le cas échéant, ce sera le Tribunal de Commerce qui décidera et l’acquéreur qui donnera ses conditions.

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PME PARTNER s’engage aux côtés des chefs d’entreprise face à la crise

Le cabinet PME Partner a décidé de s’adapter à ce nouvel environnement en considérant la sauvegarde des TPE et PME comme une priorité.

Nous avons décidé de mettre en place un nouveau service, spécifiquement dédié à l’accompagnement à la cession d’entreprises en difficulté du fait de la pandémie.

Pour les dossiers que nous pourrons prendre en charge (selon notre capacité à pouvoir être efficaces dans un délai restreint), non seulement nous renonçons à nos honoraires d’engagement, mais en plus cela ne coûtera rien au cédant.

Les honoraires (réduits à leur niveau plancher) seront entièrement pris en charge par l’acquéreur.

Si vous envisagez la cession de votre entreprise mais que vous vous posez beaucoup de questions, nous sommes à votre disposition pour y répondre. Contactez-nous via notre formulaire de contact ou par téléphone.

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Spécialistes de la cession d’entreprise, nous accompagnons et conseillons les chef(fe)s d’entreprise dans leurs projets de cession ou d’acquisition.

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Préparer la vente de son entreprise

Préparer la vente d’une Entreprise

La plupart des cessions d’entreprises sont réalisées sans réelle préparation à la cession. Les raisons peuvent être diverses, mais le fait est que la plupart des chefs d’entreprises ne considèrent pas la préparation à la vente de leur affaire comme nécessaire.

Pourtant, un peu comme le « Home staging » dont les avantages ont été largement mis en avant par l’émission de Stéphane Plazza sur M6, il faut parfois quelques petites optimisations pour faciliter la cession d’une entreprise. Pour vendre mieux (plus vite, plus cher ou autre), il faut savoir anticiper !

Au sommaire, voici les principales étapes pour préparer au mieux la cession de son entreprise:

  1. Quand commencer à préparer la cession de son entreprise ?
  2. Préparer l’aspect comptable et financier de la cession
  3. Préparer l’activité en vue de la transmission
  4. Préparer la transmission (post cession)
  5. Préparation de dernière minute

Dans tous les cas, il faut garder en mémoire une question : qu’est-ce qui intéresse les acquéreurs ? Qu’est-ce qui est important à LEURS yeux ?

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Une cession se prépare – idéalement – 2 ou 3 ans en amont

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Il est possible d’anticiper plus encore, cela ne sera jamais un mal : 4 ou 5 ans avant, pourquoi pas, mais à conditions d’avoir des problématiques de fond à considérer pour optimiser l’anticipation.
Quoiqu’il en soit, 2 ou 3 ans sont suffisants. Ils permettront d’intervenir à un niveau structurel de manière suffisamment pertinente.

Tout dépend du diagnostic réalisé pour optimiser les conditions de vente : s’il existe une problématique stratégique, 12 mois ne suffiront pas à la traiter.

Quant à comment s’y prendre pour le diagnostic, il n’y a pas de secret : une personne extérieure à l’entreprise, qui dispose des compétences quant à la « Gestion », au sens large », de l’entreprise, ainsi que dans le domaine de la cession d’entreprise pour axer le diagnostic sur les points pertinents pour préparer la vente.

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Préparer les aspects comptables et financiers de la cession

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L’antériorité : un acquéreur demandera à avoir accès aux 3 à 5 derniers bilans. Il ne fera pas entièrement confiance à un seul bilan conforme à ses attentes, et demandera 2 à 3 ans de répétition d’un phénomène pour considérer qu’il est acquis.
Ainsi, avoir un chiffre d’affaires en croissance la dernière année après 2 années de baisse, il ne pourra considérer que la croissance est de retour. C’est peut être juste un « coup de chance », et on ne pourra éventuellement le convaincre qu’avec un carnet de commandes allant dans le même sens. Et si l’on n’a pas de carnet de commandes du fait de son activité… il faut montrer 2 années successives de croissance, donc deux bilans avec un CA en hausse !

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Un bilan propre : mieux vaut « nettoyer » un bilan avant la mise en vente, que le dernier bilan présenté lors de la mise en vente soit déjà « clean ».
Même si la comptabilité a été jusque-là parfaitement tenue, il y a toujours de petites choses à ajuster : s’assurer de la justesse des CCA ou des PCA, limiter les comptes courants d’associés et commencer au besoin à réduire le montant des réserves (rares sont les acquéreurs à vouloir emprunter pour acheter de la trésorerie excédentaire), vérifier les clients douteux et les provisions etc.

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Une belle rentabilité : étant donné que l’esthétique prend une part bien plus importante qu’on ne le croit, il est toujours pertinent de montrer un résultat (net ou REX) en hausse, ou en tout cas optimal. Tout le monde sait qu’il faut retraiter la rémunération du gérant et divers autres aspects, et pourtant la plupart des acquéreurs préféreront (consciemment ou inconsciemment) voir un résultat en croissance plutôt que la rémunération du gérant en hausse et un résultat stagnant. C’est purement psychologique mais c’est souvent un fait.
De la même manière, certains « avantages en nature » qui ne seront pas forcément pris en compte par les acquéreurs, pourront venir augmenter le résultat en réalisant des petits changements sur les derniers exercices pour montrer une rentabilité optimale.

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Préparer l’activité pour la futur cession :

C’est un des aspects les plus dépendants du diagnostic, dans le sens où chaque entreprise est différente dans son organisation et son fonctionnement.

Il est néanmoins possible de distinguer les axes principaux en considérant qu’un point clé réside dans le fait de limiter les dépendances pour optimiser l’attractivité de son entreprise dans le cadre de sa cession. Il peut s’agir de dépendances de différents types :

  • Dépendance au gérant : idéalement, l’activité doit pouvoir tourner sans difficulté en son absence. Au pire, elle doit pouvoir ponctuellement se passer de lui/elle.
  • Dépendance à un client : si un client représente 25% du chiffre d’affaires, le fait qu’il puisse partir du jour au lendemain (ou même avec 6 mois de préavis) sera un véritable frein pour les acquéreurs.
  • Dépendance à un fournisseur : si un de vos fournisseurs constitue une part significative de votre activité, vous avez beau savoir qu’il est solide, que les prix ne vont pas augmenter du jour au lendemain, etc. Vous devez rassurer votre acquéreur en ayant un plan de secours déjà activé.
  • Dépendance à un homme clé : si l’un de vos salariés est une personne « clé » de l’organisation, un acquéreur averti considérera cela comme une faiblesse à moins qu’il n’y ait des alternatives déjà en place. Car vous ne pourrez garantir que cette personne s’entendra avec l’acquéreur, ou ne décidera pas d’elle-même d’aller voir ailleurs.
  • Dépendance technologique / à un outil de production : ici la question pour l’acquéreur sera de savoir si l’entreprise dispose des moyens pour assurer sa subsistance à court et moyen terme. En effet dans le cas où de gros investissements seraient nécessaires pour maintenir ou renouveler l’outil de production, il le traitera logiquement comme un impact négatif sur le prix de vente. Voire même s’il constate qu’un tournant technologique n’a pas été pris alors que cela s’avère nécessaire pour la pérennité de l’activité à moyen terme, il pourra simplement tourner les talons.

Il existe encore bien d’autres aspects à envisager, liés à l’environnement juridique, commercial, concurrentiel, humain, etc. qui ne peuvent être identifiés que par un travail spécifique sur la question.

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Préparer la transmission de l’entreprise :

C’est un aspect souvent négligé mais qui peut devenir la « cerise sur le gâteau » pour un acquéreur potentiel : « ne vous en fait pas, j’ai déjà préparé tous les éléments de la transmission afin que tout se déroule au mieux », et de le lui prouver bien sûr. S’il (elle) était déjà vraiment intéressé(e), là vous l’aurez ferré.

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La préparation de la transmission nécessite malgré tout un certain travail, mais qui devra être fait tout ou tard (à condition de bien faire les choses, ce qui n’est pas toujours le cas). En vous y prenant à l’avance, vous pourrez anticiper certains aspects et modifier les choses en conséquence.

La première question à se poser sera la suivante : par quoi commencer le jour où le nouveau propriétaire sera à côté de moi pour que je lui présente sa nouvelle entreprise ?
Et la seconde : et ensuite ?

Le simple fait de structurer le processus de transmission vous permettra d’identifier d’éventuels points de difficulté, que vous pourrez traiter, ou simplement des aspects à fluidifier pour faciliter les conditions de transmission à une personne qui n’est pas vous.

Ensuite il faut considérer que vous devrez transmettre tous les éléments physiques ou numériques liés à l’activité. Il est donc temps de faire le tri dans vos fichiers, de supprimer les doublons, d’identifier les bonnes versions numériques ou de retrouver les classeurs de la comptabilité d’il y a 5 ans qui sont peut-être dans la cave…. Car vous devrez les lui donner, cela fait partie de vos obligations !

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Préparation de dernière minute pour la vente ?

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Vous n’avez pas pu anticiper la transmission de votre entreprise et vous souhaitez la céder prochainement.


Dans ce cas tâchez de mettre en pratique autant de points évoqués ci-dessus que possible, car cela peut changer bien des choses.

Considérez un exemple : vous envisagez d’acheter une voiture, celle-ci arrive avec la carrosserie pleine de boue, et un intérieur sale. Aurez-vous un bon a priori ? Pourtant il aurait suffi de quelques minutes / dizaines d’euros pour la (faire) nettoyer intérieur et extérieur, au moins pour qu’elle soit plus présentable.

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Ce dernier exemple est assez pertinent quant à la démarche dans son ensemble : vous pouvez penser que ce n’est pas nécessaire pour votre entreprise, car vous la trouvez très bien comme elle est.

N’oubliez pas une chose : VOUS n’êtes PAS l’acquéreur potentiel !

Alors faites au mieux pour que votre affaire plaise aux profils de repreneurs qui pourront s’intéresser à votre entreprise.

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Valeur d’une entreprise de diagnostics immobiliers

Combien vaut une entreprise de diagnostics immobiliers ?

Évaluer une entreprise de Diagnostics immobiliers n’est pas une opération « simple et rapide »,  pour laquelle il suffit de prendre les derniers bilans et prendre un multiple du résultat net ou de l’excédent brut d’exploitation.

Voici les éléments principaux qui font la valeur d’une entreprise de diagnostics immobiliers :

  1. Sa rentabilité
  2. Son marché
  3. Son organisation
  4. Ses spécificités

Vous trouverez ci-dessous plus de précisions sur ces points, et si vous souhaitez avoir une estimation individualisée (et gratuite) parce que vous envisagez de vendre votre entreprise de diagnostic, il suffit de nous contacter !

Demandez une estimation gratuite de votre cabinet de diagnostics immobiliers

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La rentabilité dans le calcul de la valeur d’une entreprise de diagnostics immobiliers

S’il ne suffit pas de prendre les derniers bilans et prendre un multiple du résultat net ou de l’excédent brut d’exploitation,  ces indicateurs restent évidemment importants dans le cadre de la cession d’une entreprise de diagnostics immobiliers.

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En l’occurrence, la réelle difficulté réside dans la pertinence de ces indicateurs, et leur retraitement.

La rémunération du gérant est un bon exemple : si celui-ci décide de ne quasiment pas se rémunérer en salaire pour ne toucher que des dividendes, il fait un choix de gestion qui gonfle particulièrement son résultat net et son EBE et qui doit donc être retraité pour la valorisation de l’entreprise de Diagnostics immobiliers.

Il existe bien des points à étudier pour faire les retraitements nécessaires et enfin aboutir à des indicateurs pertinents qui entreront, par pondération, dans le calcul de la valeur d’une entreprise de diagnostics immobiliers.

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Le marché dans le calcul de la valeur d’une entreprise de Diagnostics immobiliers

Le marché intervient de manière indirecte dans la valorisation d’une entreprise de Diagnostics immobiliers : selon la position de l’activité dans son cycle, la valeur des actifs d’une entreprise de diagnostics immobiliers peut évoluer fortement.

Dans un marché en croissance, les clients de l’entreprise de Diagnostics immobiliers ont une valeur, mais aussi son équipe, ses outils, sa capacité à absorber du volume, etc.

Dans un marché en décroissance, la valeur de ces mêmes actifs peut être amoindri voir même devenir une charge réduisant la valeur de l’affaire.

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Après un creux de vague sur un marché de l’immobilier atone jusqu’en 2012, le marché français du diagnostic immobilier connaît depuis 5 ans une croissance importante (+10,4% en 2013, +15% en 2014, +18,4% en 2015, +9,2% en 2016, +16% en 2017). Selon Xerfi, ce boom du secteur s’explique essentiellement par deux facteurs favorables. Le premier tient à l’allongement de la liste des diagnostics obligatoires, le second au retour des acheteurs de biens immobiliers. « A moyen terme, l’entrée en vigueur des diagnostics gaz et électricité à la location et de mesure de la qualité de l’air dans les établissements scolaires et les crèches soutiendront le chiffre d’affaires des diagnostiqueurs.»

Ceci étant, Xerfi anticipe un ralentissement de l’activité à moyen terme : « après une année 2018 en hausse de 10%, la progression de l’activité va toutefois se tasser au rythme de 6% par an en moyenne en 2019 et 2020 ». Ce tassement anticipé devrait intervenir « en raison d’un léger recul des transactions immobilières ». Ce ralentissement de l’activité devrait s’accompagner d’un tassement de la rentabilité, « compte tenu des fortes pressions tarifaires dans les activités liées au dossier de diagnostic technique dans le logement mais aussi de la forte augmentation des frais de personnel. »

Source : https://www.xerfi.com

Par exemple, la cession d’une entreprise de diagnostics plutôt orientée B to B bénéficiera d’une valorisation proportionnellement plus importante, car les marges y sont souvent plus élevées.

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L’organisation dans le calcul de la valeur d’une entreprise de Diagnostics immobiliers

L’organisation d’une entreprise est un point clé de sa valorisation. Il est nécessaire d’identifier les forces et les faiblesses qui feront qu’une entreprise de Diagnostics immobilier un investissement pertinent ou non, selon le profil de l’acquéreur.

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Par organisation on entend différents aspects de ce qui fait l’entreprise, qui va donc dépendre de l’entité. Mais voici quelques exemples :

La place du gérant : le gérant est-il omniprésent dans l’activité ? A-t-il mis en place un « middle management » qui va savoir faire tourner la boutique en son absence ? A-t-il un rapport direct voir personnel avec les clients, fournisseurs, partenaires principaux ?

Le gérant est souvent au centre de son organisation, ce qui, à son départ, risque de fragiliser l’organisation.

La gestion des ressources humaines : une organisation où chaque salarié dispose d’un binôme pouvant tenir son poste en cas d’absence ou de départ sera nettement plus valorisée que lorsqu’un salarié est indispensable au bon fonctionnement de l’affaire.

Et bien d’autres cas sont envisageables.

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Les spécificités de l’entreprise dans le calcul de sa valeur

Quel que soit le secteur d’activité, il est rare que deux entreprises concurrentes soient réellement identiques. Elles peuvent travailler avec les mêmes clients, les mêmes fournisseurs, les mêmes produits ou services, elles seront toujours différentes car gérées par deux dirigeants différents, avec des salariés différents.

Par définition il est impossible de lister des spécificités à considérer pour déterminer la valeur d’une entreprise de Diagnostics immobiliers.

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On peut néanmoins donner quelques exemples :

La dépendance client : certains clients ou donneurs d’ordre de l’entreprise de Diagnostics immobilier représentent-ils une part significative du chiffre d’affaire ? La valeur de l’entreprise sera forcément impactée si un client représente 30% du chiffre d’affaires, car le perdre (tôt ou tard) modifie complètement la valeur de l’affaire.

Les contrats existants : dans le même cas, la présence d’un contrat pluriannuel pourra rassurer l’acquéreur et faire remonter la valeur intrinsèque de l’entreprise. Les contrats-cadre sont un plus, car ils concrétisent un engagement mutuel, mais ne constituent pas toujours une garantie sur le moyen terme.

La trésorerie : le BFR est-il couvert ? L’entreprise utilise-t-elle la Dailly ou l’escompte pour couvrir ses besoins ? Etc.

Le matériel : l’entreprise dispose-t-elle de tout le matériel nécessaire ? Est-il récent ou faut-il prévoir de le renouveler prochainement ? Combien de machine plomb (assez onéreuses) ?

Et bien d’autres spécificités sont envisageables, tout dépend de l’entreprise elle-même.

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Spécialistes de la cession d’entreprise, nous accompagnons et conseillons les chef(fe)s d’entreprise dans leurs projets de cession ou d’acquisition.

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De l’utilité d un intermédiaire en cession d’entreprise

De l’utilité d’un intermédiaire en cession d’entreprise

Un intermédiaire en cession d’entreprise, pour certains, c’est un coût. Mais pour beaucoup, et aussi pour ces premiers, qui ne le savent pas forcément au début, c’est la possibilité de mieux vendre votre entreprise. Bien évidemment, c’est comme dans tous les métiers, il y a des bons et des mauvais.

MAIS nous allons justement détailler ce qui différencie un bon intermédiaire d’un mauvais, cela tombe bien ! Quitte à lui verser une commission, autant qu’elle soit justifiée ! Car en effet, un intermédiaire en cession d’entreprise compétent peut être d’une grande aide pour votre projet.

Ce qu’est un bon intermédiaire en cession d’entreprise :

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Un intermédiaire en cession d’entreprise doit être bien plus qu’un entremetteur.

L’intermédiation en cession d’entreprise est un métier dans lequel il y a du bon, et il y a du moins bon. Comme partout !

Le principal, c’est qu’il joue son rôle ! Et qu’il le fasse bien, évidemment.

Un intermédiaire en cession d’entreprise a donc besoin d’avoir les connaissances / compétences suivantes :

  • Une connaissance de l’entreprise en soit : la valeur et la cession d’une entreprise ne passe pas que par les chiffres ! Avoir été patron d’entreprise avant aide fortement.
  • Bonne connaissance de la comptabilité et finance de base : il doit savoir étudier un bilan et un compte de résultat.
  • Connaissances juridiques de base dans le cadre de la cession d’entreprise : pour vous accompagner dans vos démarches.
  • Connaissances en financement (d’entreprise, pas de maison) de base : il devra vérifier la cohérence du projet de l’acquéreur avant de vous laisser vous engager. Voire idéalement le conseiller et l’accompagner.
  • Un bon réseau local aide, c’est sûr, mais soyons francs, cela ne fait pas tout !
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Détail qui n’a rien à voir avec la compétence de l’intermédiaire, mais qui peut avoir son importance : il faut prendre en compte le caractère de l’intermédiaire. Par exemple s’il s’agit d’une personne avec un fort égo / caractère. Car si un acquéreur potentiel contrarie cet égo, alors que l’intermédiaire est normalement là pour faciliter la relation, il peut l’envenimer ! Et perdre l’acquéreur potentiel. Alors qu’il est là pour en trouver.

C’est déjà arrivé plus d’une fois…

Il faudra donc bien réfléchir et vérifier les compétences lorsqu’un agent immobilier, ayant l’habitude d’être intermédiaire pour la vente de maisons, vous dit qu’il peut vendre votre entreprise.

Techniquement, il aura raison : il faut la carte d’agent immobilier pour réaliser ce type d’opération !

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MAIS bien sûr il ne s’agit que d’une aberration du droit français : vendre une maison et une entreprise, cela n’a rien à voir. Non pas qu’un agent immobilier soit forcément incompétent pour accompagner la cession d’une entreprise, mais ce ne sont pas les mêmes compétences de base, et la plupart des agents immobiliers ne les ont pas !

Chaque entreprise est par définition unique. Il faut des compétences variées afin de pouvoir l’appréhender à sa juste valeur.

Ensuite vous pouvez tomber sur un intermédiaire en cession d’entreprise qui fait ce métier depuis plusieurs années … sans en avoir les compétences !

Oui, cela existe aussi. Et plus souvent qu’on ne le croit. Certains se contentent de mettre un rapport le potentiel repreneur et le vendeur, sans oublier de prendre leur commission à la fin. C’est une partie du boulot, certes, mais une partie seulement.

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Le rôle d’un intermédiaire en cession d’entreprise

Voyons donc à quel moment d’intermédiaire en cession d’entreprise / fonds de commerce doit intervenir :

Rôle n°1 d’un intermédiaire en cession d’entreprise : Prendre en compte votre projet personnel dans son ensemble

Saisir votre objectif personnel à travers cette vente, voir les tenants et aboutissants de votre raisonnement, pour pouvoir :

  • Donner des astuces pour optimiser le fruit de la vente de votre entreprise
  • Mettre en garde contre des risques que vous pourrez rencontrer
  • Vous orienter vers des conseils experts si besoin

Mais aussi pour voir comment vous avez géré votre affaire, et déterminer le profil de repreneur que vous recherchez.

Il devra aussi voir avec vous les éventuelles exigences que vous aurez quant à la cession et le futur. Dans les faits, il est possible de demander n’importe quoi ; le bon sens amène évidemment à relativiser, car si vos exigences sont trop importantes, vous risquez de faire fuir votre acheteur.

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Rôle n°2 d’un intermédiaire en cession d’entreprise :  Faire un point avec vous quant à l’activité de votre entreprise et les bilans financiers

Dans la continuité de comprendre le profil de repreneur que vous recherchez, il doit bien sûr prendre le temps de « comprendre » votre entreprise.

Chacun à sa manière de gérer le quotidien, il doit savoir comment elle fonctionne pour pouvoir la mettre en valeur. Pour mettre en avant ses atouts, et bien présenter les « points à améliorer ».

Par exemple il est souvent écrit, sur les annonces : « gros potentiel », «croissance potentielle importante»…

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Bon, mettez-vous à la place d’un acquéreur, qu’allez-vous penser de cette phrase ? Probablement allez-vous demander à l’intermédiaire de vous préciser ce que cela signifie. Certains, ne sachant pas quoi répondre, vont juste jouer sur l’argument qui ne sert à rien en disant « qu’il n’y a pas eu de démarches commerciales » et donc que vous allez pouvoir fortement augmenter le chiffre d’affaires. Cela ne sert qu’à montrer qu’il n’y a pas tant de potentiel que cela, car il n’a rien trouvé d’autres à dire !

Et celui qui va éventuellement faire le commercial, c’est l’acheteur… pensez-vous qu’il est prêt à VOUS payer pour le boulot qu’IL va faire ?

Bref, pour bien vendre votre entreprise, il doit la connaitre au niveau opérationnel, et au niveau des chiffres.

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Rôle n°3 d’un intermédiaire en cession d’entreprise : vérifier la cohérence du prix que vous demandez pour votre entreprise :

Vous aurez, grâce à cet article, un premier ordre d’idée quant à la valeur de votre entreprise ou de votre fonds de commerce. Éventuellement, votre expert-comptable vous aura, lui aussi, donné une fourchette de valeur. C’est à votre intermédiaire de « finaliser » l’étude et vous aider à fixer le prix de mise en vente.

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Évidemment le choix du prix de mise en vente est le vôtre, mais il se doit de vous conseiller. Autant pour vous que pour lui, car si le prix est trop élevé, vous ne vendrez pas, et il n’aura pas sa commission !

Son rôle sera donc de trouver le bon compromis entre ce que vous souhaitez, la valeur de votre entreprise / commerce « sur le papier », et le marché tel qu’il est au moment de la mise en vente.

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Rôle n°4 d’un intermédiaire en cession d’entreprise: préparer grâce à cela un dossier de présentation, élément fondamental pour la cession de votre entreprise.

Nous allons parler ici du point le PLUS IMPORTANT !

Et parmi les nombreux intermédiaires en cession d’entreprise / fonds de commerce qui proposent leurs services en France, au moins un certain nombre ne savent pas ce qu’est un vrai dossier de présentation… ils se contentent de mettre les bilans et compte de résultat des 2 ou 3 dernières années, avec un bla-bla rapide … et c’est tout.

Pourtant, le dossier de présentation est une des pierres angulaires de la cession d’entreprise / fonds de commerce.

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C’est la première chose importante que va avoir le repreneur potentiel en main. C’est un peu la vitrine de votre entreprise, donc ce qui va lui laisser sa première impression. Et que dit-on des premières impressions ?

Un vrai dossier de présentation, pour donner un ordre d’idée, doit compter, au minimum, et sans compter les éléments financiers, au moins 3 à 5 pages (pour les entreprises les plus « petites »).

Voici quelques éléments importants qu’il doit contenir, à ajuster selon la situation et la pertinence, bien sûr :

  • Présentation générale de l’affaire / historique
  • Présentation du cédant – raisons de la cession
  • Les chiffres clés (finances)
  • Les chiffres clés (activité)
  • La clientèle (description)
  • Les atouts de votre business
  • Les conditions de cession (accompagnement, etc.)
  • Et tout ce qui sera pertinent pour mieux présenter votre affaire !
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Rôle n°5 d’un intermédiaire en cession d’entreprise : « faire l’intermédiaire » !  

Un intermédiaire en cession d’entreprise / fonds de commerce doit aussi accompagner les potentiels acquéreurs, vérifier leur sérieux et leur capacité de financement.

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Et il doit bien sûr « faire l’intermédiaire », c’est-à-dire faire le tampon entre vous et le repreneur, notamment sur certains points de négociation (comme le feront plus tard les avocats s’il y a besoin), afin de réduire les confrontations directes, et favoriser la bonne entente entre les deux parties.

Cela n’a l’air de rien, mais ce dernier rôle est assez important !

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