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Faut il céder son entreprise ou vendre son fonds de commerce ?

Faut il céder son entreprise ou vendre son fonds de commerce ?

Lorsque le chef d’entreprise prend la décision de céder son affaire, plusieurs options s’offrent  à lui sur le montage juridique de la cession.

En l’occurrence, il peut choisir de céder son entreprise (personne morale), ou vendre son fonds de commerce.

Dans cet article nous allons détailler chacune des options de la cession d’entreprise et de la vente de fonds de commerce, et en présenter les avantages et inconvénients.

Au sommaire:

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La cession de l’entreprise :

Si vous choisissez de céder l’entreprise (SARL, EURL, SAS, SA, etc.), cela signifie que concrètement, vous allez céder les titres de votre entreprise, parts ou actions selon la forme juridique.

Vous allez ainsi céder l’intégralité de ses actifs comme de son passif, l’intégralité de ses droits comme de ses devoirs (engagements).

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Une erreur commune des cédants est de considérer que la trésorerie de l’entreprise lors de la cession leur appartient, et qu’ils peuvent en faire ce qu’ils veulent. Techniquement, c’est faux : en aucun cas, qu’ils vendent ou pas leur affaire, le gérant ne peut se servir de la trésorerie de l’entreprise. Par contre, si elle a réalisé de réserves sur les exercices précédents, il est possible, via AGO ou AGE, de verser les réserves en dividendes, ce qui aura pour effet de réduire la trésorerie. Vous trouverez plus d’informations sur la trésorerie dans le cadre de la cession d’entreprise dans l’article dédié.

De la même manière, l’éventuelle voiture de fonction, ordinateur, téléphone portable etc sont théoriquement propriété de l’entreprise, et sont cédés avec le reste. Même si en pratique, il est possible de négocier de conserver certains éléments. Tout dépendra notamment de la valeur nette comptable des actifs.

Le fait de céder l’entreprise implique aussi de céder son historique et ses responsabilités, raison pour laquelle tout protocole de cession d’entreprise est assorti d’une Garantie de passif. La garantie de passif est l’assurance pour le repreneur de pouvoir se retourner contre le cédant si une erreur de gestion de celui-ci devait l’impacter.

Car en effet, ce n’est pas parce que vous n’avez pas eu de contrôle des impôts, des URSSAF ou autres lors de votre mandat qu’ils ne peuvent pas vous rattraper ! En cas de contrôle, ils peuvent remonter plusieurs années et réaliser des redressements. Le repreneur sera bien sûr en 1ère ligne, mais pourra se retourner contre le cédant pour demander réparation pour la partie dont il n’est pas responsable.

De même, si un litige affecte le repreneur alors qu’il concerne des décisions de gestion prises par le cédant, il pourra se retourner contre ce dernier.

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Vendre un fonds de commerce :

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Si vous choisissez de vendre le fonds de commerce, cela signifie que vous cédez tout ce qui a attrait à l’activité, mais vous conservez la société, la personne morale.

Ainsi les éléments les plus communs composant le fonds de commerce sont les locaux commerciaux, le nom commercial, les logos, les outils de communication, les contrats, les clients, les fournisseurs, les salariés… bref, tout ce qui est nécessaire à l’exploitation dudit fonds de commerce.

Par contre, le vendeur du fonds de commerce conservant la personne morale, il conserve la trésorerie, les actifs ne faisant pas partie du fonds de commerce, et le passif (les dettes). Il reste aussi responsable direct en cas de contrôle, car il est toujours gérant de l’ancienne structure.

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Céder ses titres ou vendre son fonds de commerce ?

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La différence entre les deux options réside principalement sur l’aspect juridique de l’élément cédé ; dans un cas la société en fait partie, dans l’autre nom.

Mais l’aspect juridique représente un aspect non négligeable, tant d’un point de vue des responsabilités quant au passif, que sur le processus de cession en lui-même.

En effet vendre son fonds de commerce doit répondre à des obligations bien spécifiques, différentes de celles de la cession de titres :

  • Si le fonds de commerce cédé est situé dans le périmètre de sauvegarde des commerces et de l’artisanat de proximité, il peut faire l’objet d’un droit de préemption de la commune, c’est-à-dire du droit de l’acheter en priorité pour le rétrocéder à un commerçant ou un artisan. Le cédant doit alors obligatoirement adresser au maire une déclaration préalable.
  • Formalité de publicité : déclaration au journal d’annonces légales et publication au Bodacc, voir la page dédiée sur notre site.
  • L’acte de cession doit être enregistré et des droits d’enregistrement payés :
    • 0% pour la fraction du prix inférieure à 23 000 euros
    • 3,00% pour la fraction du prix comprise entre 23 000 et 200 000 euros
    • 5,00% pour la fraction du prix supérieure à 200 000 euros.

Sous réserve que l’acquéreur continue l’exploitation du fonds pendant au moins cinq ans, il est appliqué un abattement global de 300 000 euros sur la valeur du fonds quand l’acquéreur est :

  • un salarié titulaire d’un CDI depuis au moins deux ans,
  • ou un proche du cédant : conjoint ou partenaire pacsé, ascendants ou descendants en ligne directe, frères ou soeurs.

En comparaison, dans le cadre de la cession de parts sociales, les droits d’enregistrement sont de 3%, après un abattement de 23 000 € (pour la cession de la totalité des parts).

Autre différence significative : le paiement du prix de la vente du fonds de commerce ne se fait pas immédiatement. En effet, afin de protéger le cédant et le vendeur, le montant de l’opération est mis sous séquestre pendant une durée de 3 à 5 mois, constituant le temps nécessaire à la réalisation des formalités obligatoires.

Par ailleurs, selon les secteurs d’activité, il peut exister beaucoup de bonnes raisons de céder l’entreprise ou de vendre le fonds de commerce ; réfléchissez bien à l’intérêt de chaque option, ainsi qu’à ses inconvénients avant de faire votre choix !

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Quelle est la différence entre céder une entreprise et vendre un fonds de commerce ?

Céder une entreprise signifie vendre les titres (parts sociales ou actions) : l’acheteur reprend l’intégralité de la société, actifs et passifs compris. Vendre un fonds de commerce signifie céder uniquement les éléments liés à l’activité (clientèle, nom commercial, contrats, salariés) tout en conservant la personne morale et sa trésorerie. Le choix entre les deux options a des implications juridiques, fiscales et financières significatives. Pour comprendre le déroulement complet d’une cession, consultez notre article dédié.

Quels sont les droits d’enregistrement pour une vente de fonds de commerce ?

Les droits d’enregistrement pour une vente de fonds de commerce sont de 0% pour la fraction du prix inférieure à 23 000 euros, 3% entre 23 000 et 200 000 euros, et 5% au-delà de 200 000 euros. En comparaison, la cession de parts sociales est soumise à un taux de 3% après un abattement de 23 000 euros. Ces frais font partie des coûts globaux d’une cession d’entreprise à anticiper.

Pourquoi le prix de vente d’un fonds de commerce est-il mis sous séquestre ?

Lors d’une vente de fonds de commerce, le prix est placé sous séquestre pendant 3 à 5 mois afin de protéger les créanciers du vendeur, qui disposent d’un délai légal pour faire opposition. Ce délai est nécessaire à l’accomplissement de toutes les formalités obligatoires, notamment la publication de l’annonce légale et la déclaration au BODACC. Ce mécanisme ne s’applique pas à la cession de titres.

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Spécialistes de la cession d’entreprise (TPE et PME) accompagne et conseille les chefs d’entreprise(s) dans leur projet de cession ou d’acquisition.

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Estimation d’entreprise : combien vaut votre société ?

Combien vaut mon entreprise ? Les 5 vraies questions à se poser avant une estimation

Vous vous demandez combien vaut votre entreprise ? Que ce soit pour une cession, une entrée au capital, une transmission familiale ou simplement pour faire le point, connaître la valeur réelle de votre société grâce à une estimation d’entreprise fiable est une étape stratégique.
Trop souvent, les dirigeants s’appuient sur des approximations, des “prix du marché” entendus autour d’eux ou des calculs simplistes, au risque de se tromper lourdement.

Voici cinq questions essentielles à se poser avant d’engager une démarche d’estimation, afin d’obtenir un chiffre clair, argumenté et pertinent pour vos décisions.

1. Pourquoi vouloir connaître la valeur de son entreprise ?

L’estimation ne sert pas uniquement lors d’une vente. Elle peut être réalisée pour préparer une cession totale ou partielle, organiser une transmission familiale, accueillir un nouvel associé ou encore mesurer la progression de votre activité dans le temps.

En disposant d’une estimation précise, vous avez un outil de pilotage stratégique qui vous permet :

  • de connaître votre position réelle sur le marché,
  • d’anticiper vos négociations avec des repreneurs ou investisseurs,
  • d’identifier les leviers pour augmenter la valeur perçue.

Conseil d’expert : même si vous ne vendez pas à court terme, faire estimer votre entreprise tous les deux à trois ans permet de suivre son évolution et de détecter les points d’amélioration.

Faire une estimation de mon entreprise

2. Qu’est-ce qui influence le résultat d’une estimation ?

La valeur d’une entreprise ne dépend pas uniquement de son chiffre d’affaires. Elle repose sur un ensemble de critères financiers, organisationnels et stratégiques.

Rendez-vous entre un chef d’entreprise et un expert en estimation d’entreprise.

La rentabilité est l’un des piliers : on se base souvent sur l’EBE (Excédent Brut d’Exploitation), l’EBITDA ou la capacité d’autofinancement, analysés sur plusieurs exercices pour gommer les variations exceptionnelles.

Les dépendances jouent aussi un rôle déterminant. Une forte dépendance à un client majeur, à un fournisseur clé, au dirigeant ou à un salarié indispensable peut faire baisser la valeur estimée. À l’inverse, une structure capable de fonctionner sans son dirigeant et disposant de contrats récurrents inspire confiance.

L’attractivité du marché est un autre facteur clé : un secteur en croissance, avec peu de concurrence et des barrières à l’entrée, valorise l’entreprise. Enfin, la trésorerie excédentaire peut représenter un atout, mais elle doit être gérée intelligemment pour optimiser le prix net après fiscalité.


3. Quel est le coût d’une estimation d’entreprise ?

Le tarif varie selon la taille de l’entreprise, son secteur d’activité et le niveau de détail souhaité.
Chez PME Partner, par exemple :

Graphique de rentabilité utilisé dans l’évaluation d’une entreprise
  • Une TPE peut être estimée à partir de 2 000 € HT.
  • Une PME de 1 à 2 M€ de chiffre d’affaires se situe souvent entre 3 000 et 6 000 € HT.

Ce prix inclut généralement l’analyse financière et extra-financière, l’étude du marché, un rapport détaillé et des recommandations concrètes pour améliorer la valeur.

Connaître la grille tarifaire

4. Quel est le bon moment pour demander une estimation ?

Trois moments clés se prêtent particulièrement à une estimation :

  1. 1 à 3 ans avant une cession : pour avoir le temps d’agir sur les leviers de valeur.
  2. Dès les premières réflexions stratégiques : pour orienter vos choix d’investissement ou de développement.
  3. Lors d’un changement majeur : arrivée d’un associé, diversification, transmission partielle.

Attendre la dernière minute laisse peu de marge pour optimiser les indicateurs clés, et peut donc limiter le prix final.

Réaliser une optimisation avant la cession

5. À qui confier l’estimation de son entreprise ?

Plusieurs profils peuvent réaliser une estimation :

Une estimation bien menée donne confiance au dirigeant et sécurise son projet de cession.
  • L’expert-comptable, qui s’appuie sur les chiffres, mais ne prend pas toujours en compte les aspects stratégiques.
  • L’avocat, surtout pour les aspects juridiques, mais moins centré sur la valeur économique.
  • Les plateformes en ligne, rapides mais peu personnalisées.
  • L’intermédiaire spécialisé, comme PME Partner, qui combine analyse financière, connaissance sectorielle et compréhension fine du marché pour fournir une estimation réaliste et exploitable.

Les erreurs à éviter

Parmi les pièges courants : se baser uniquement sur le chiffre d’affaires, ignorer l’impact fiscal de la cession, surestimer un potentiel de développement non exploité ou sous-estimer l’effet des dépendances.
Il est aussi important de préparer en amont des éléments comme la garantie d’actif et de passif, qui sécurisent la transaction et influencent la négociation.

Prendre contact pour réaliser une estimation
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Calcul du prix et estimation de la valeur d’une entreprise sur documents financiers.

Spécialistes de la cession d’entreprise, nous accompagnons et conseillons les chef(fe)s d’entreprise dans leurs projets de cession ou d’acquisition.