Entreprise à céder pour cause de retraite : opportunité ou risque ?
D’après une étude de BPCE Observatoire, qui analyse l’environnement de la transmission-cession des entreprises, ce sont environ 75 000 entreprises qui sont à céder chaque année en France. Une entreprise à céder pour cause de retraite est souvent considérée comme l’option idéale, mais il s’avère que c’est de moins en moins vrai.
D’ailleurs, d’après l’étude de la CCI Paris Île-de-France « Panorama 2017 de la cession-reprise d’entreprise en Île-de-France », une entreprise sur trois a à sa tête un dirigeant de 55 ans ou plus, impliquant une problématique de transmission dans les 10 ans à venir. Potentiellement, ce sont donc 278 900 entreprises de moins de 50 salariés (en Ile de France uniquement) qui sont ou vont être concernées à court ou moyen terme par la problématique du changement de dirigeant. Autant d’entreprises à céder pour cause de retraite !
Entreprise à céder pour cause de retraite : opportunité ou risque ?
Reprendre une entreprise à céder pour cause de retraite est souvent considéré par les repreneurs par une opportunité plus intéressante que d’autres ; parfois à raison, mais souvent à tort. Le marché de la transmission d’entreprises n’est plus comme il était, et la cession de son affaire au moment de partir à la retraite est pour beaucoup de cédants une manière de profiter d’une retraite dorée.
Nous allons analyser les avantages et inconvénients d’une entreprise à céder pour cause de retraite, afin que vous disposiez d’un maximum d’éléments le jour de prendre votre décision. Car reprendre une entreprise à céder pour cause de retraite n’est pas aussi « facile et évident » que cela peut paraître.
Nous allons d’ailleurs commencer par attaquer les idées reçues concernant le créneau de l’entreprise à céder pour cause de retraite :
Idée reçue n°1 : la fameuse vague de départ à la retraite de chefs d’entreprise du « baby boom ».
Seul 17% des chefs d’entreprise de plus de 60 ans sont vraiment préparés pour céder leur affaire. Beaucoup de TPE meurent de « cause naturelle », car leur dirigeant a simplement laissé son affaire se réduire puis s’éteindre, laissant les salariés partir au fur et à mesure, car ils n’ont « pas besoin de plus pour vivre». Parmi les cessations après 60 ans, 75% sont des morts naturelles.
En effet trouver une entreprise à céder pour cause de retraite n’est pas si évident, car beaucoup de dirigeants de TPE sont effrayés par la complexité de l’opération, par le coût des conseils, ou simplement par la faible valeur de leur entreprise sur le marché.
En considérant une base de 75 000 entreprises à vendre chaque année, plus de 80% des opérations de cessions de TPE interviennent avant 60 ans d’une part, et le taux de cession baisse après 65 ans d’autre part.
Le nombre d’entreprises à céder pour cause de retraite ne représente donc aujourd’hui que 20% du marché, pourtant cette « vague » de départ à la retraite est attendue depuis quelques années !
En effet, la période du baby-boom s’étale en France de 1945 à 1965 ; or, en considérant un âge de la retraite à 60 ans (avant 2017), cela signifie que les baby-boomers ont commencé à arriver à l’âge de la retraite en 2005 !
Autre aspect à considérer, beaucoup d’entreprises créées par ces entrepreneurs issus du « baby-boom » sont des entreprises :
individuelles : ce qui signifie qu’ils n’ont pas réellement une « entreprise » à céder mais plutôt une clientèle, pour peu que l’intuitu personae ne soit pas trop important
artisanales : avec des métiers qui n’attirent plus où pour lesquels l’évolution des technologies (ou du marché) ont fait que leur transmission est quasi impossible.
Enfin certains n’imaginent juste pas pouvoir céder leur affaire et préfèrent simplement fermer boutique.
Il ne faut donc pas trop compter sur cette « vague » pour trouver une entreprise à céder pour cause de retraite. Le départ des dirigeants à la retraite a un impact limité sur les cessions d’entreprises.
Idée reçue n°2 : une entreprise à céder pour cause de retraite revient moins cher
Ce n’est pas faux en soit, mais considérer qu’une entreprise à céder pour cause de retraite revient moins cher est de moins en moins vrai.
Plusieurs raisons expliquant qu’une entreprise à céder pour cause de retraite ne revient pas moins cher :
Les dirigeants d’entreprises, comme tous, vivent de plus en plus vieux. La cession de leur entreprise représente souvent un « golden parachute » compensant une retraite souvent mal préparée d’un point de vue financier. Certains comptent donc beaucoup dessus car ils savent que leur retraite sera vraiment faible.
Il y a l’effet « bulle » ou, pour certains, l’effet « Stephane Plazza » : dans l’émission du fameux agent immobilier, un certain nombre de personnes indiquent, lorsque celui-ci leur dit que le prix de mise en vente de leur maison est bien trop élevé, qu’ils ont déterminé le prix non pas en fonction du marché, mais parce qu’ils ont besoin de cet argent pour s’offrir la maison de leurs rêves ! Le prix demandé est totalement dé-corrélé avec la réalité du marché. Pour cette raison, ou simplement parce qu’ils entendent ces histoires de sociétés qui se vendent à des prix fous, certains surévaluent beaucoup trop la valeur de leur entreprise, rendant moins intéressant la reprise d’une entreprise à céder pour cause de retraite.
Certains dirigeants se sentant proches de la retraite « lèvent le pied », diminuant les investissements, la recherche de nouvelles opportunités, etc. Si l’activité n’en pâtit pas forcément, les perspectives d’avenir peuvent être sérieusement altérées. Ainsi il faudra pour certains cas prévoir une enveloppe significative pour « relancer la machine ». Ce point sera détaillé ci-dessous dans le paragraphe « L’entreprise à céder pour cause de retraite : une belle endormie ? ».
Si certains entrepreneurs proches de la retraite vont favoriser la transmission de leur « enfant » à une personne qui saura reprendre la suite dans un état d’esprit qui leur est cher, rare sont ceux qui sont prêt à le faire au détriment du prix de vente !
Près d’une entreprise à céder pour cause de retraite sur deux ne trouvera pas preneur
Si près d’une entreprise à céder pour cause de retraite sur 2 ne trouvera pas preneur, c’est d’abord du fait du cédant… qui n’en est finalement pas vraiment un.
N’oublions pas que beaucoup de chef d’entreprise sont très attachés à ce qui a été leur vie, et ne recherchent pas qu’un repreneur, mais presque un fils(fille) spirituel(le), un alter-ego.
Il y aurait un rapport de 1 à 5 entre intentions fermes et à court terme de cessions après 60 ans et réalité de ces opérations pour les TPE : beaucoup « voudraient » transmettre leur entreprise en théorie, ils commencent les démarches, mais ne vont jamais au bout, car ils ne sont pas réellement vendeurs… soit parce qu’ils trouvent que les candidats ne sont pas à la hauteur, soit parce qu’ils ont du mal à envisager de « lâcher le volant », ou simplement parce que la valeur annoncée de leur entreprise ne leur convient pas.
Seuls 37% des entrepreneurs individuels trouveront repreneurs !
L’entreprise à céder pour cause de retraite : une belle endormie ?
Envies de prendre plus de temps pour soit, activité qui tourne toute seule, besoin de ralentir le rythme, raisons médicales, … quelle qu’en soit la raison, beaucoup de chefs d’entreprises lèvent le pied quelques années avant l’âge de la retraite.
Plusieurs cas de figure se présentent, certains constituant de réelles opportunités pour les repreneurs, d’autres des points auxquels il faut faire très attention. Car l’entreprise à céder pour cause de retraite peut être une belle endormie … ou un cadeau empoisonné.
Cas n°1 : le dirigeant proche de la retraite a décidé de lever le pied, car l’activité tourne toute seule, et il ne ressent pas le besoin de développer commercialement, de chercher de nouveaux débouchés, etc.
Ici il peut s’agir d’une aubaine : si l’entreprise tourne déjà bien en l’état, avec une approche plus dynamique vous pourrez la faire décoller de plus belle ! De plus, avec le projet de la loi de finances 2025, des abattements fiscaux peuvent être appliqué.
Attention néanmoins au grand classique des annonces : « belle opportunité, gros potentiel de développement, le dirigeant actuel n’ayant jamais fait de développement commercial » :
Peut-être que le gérant actuel n’a jamais eu le temps – donc vous non plus vous ne l’aurez pas, sauf à embaucher quelqu’un.
Ce n’est pas une raison d’augmenter la valeur de cession de l’entreprise : c’est vous qui allez bosser pour obtenir ce potentiel.
Cas N°2 : le futur retraité à laisser évoluer son activité tranquillement, mais a cessé d’investir. Là, il peut y avoir un point d’achoppement important quant à l’intérêt de reprendre une entreprise à céder pour cause de retraite.
En effet, cela signifie non seulement que vous allez avoir pas mal de retard à rattraper (par rapport à des concurrents qui eux auront continué à investir), mais aussi qu’il vous faudra prévoir une enveloppe supplémentaire et beaucoup d’huile de coude pour combler l’écart.
Cas N° 3 : le chef d’entreprise a complètement « lâché l’affaire », cas assez symptomatique du cédant qui a vu plusieurs repreneurs potentiels se positionner, mais qui n’a jamais vu un dossier aller au bout. Certains relâchent la pression dès qu’ils ont une personne intéressée, sentant la retraite proche, mais lorsque le dossier tombe à l’eau, ils ont du mal à se remettre au travail. Ils retardent les investissements, car après tout, ils ont déjà dû baisser le prix de vente, ils ne vont pas non plus investir pour le repreneur… et un nouveau dossier de reprise tombe à l’eau, même schéma.
Arrive le moment où l’entreprise est en difficulté, et le cédant n’attend qu’une chose, c’est de quitter le navire !
Certes cela peut permettre de racheter le fonds de commerce ou les parts à moindre prix, mais vous risquez de trouver pas mal de cadavres dans les placards.
Cas N°4 : le cédant continue à gérer de bout en bout son affaire jusqu’à la cession, sans faillir, toujours sur le pont. Il est prêt à céder, mais aussi prêt à continuer si le deal ne se fait pas.
Dans ce cas pas de surprises en général, l’entreprise à céder pour cause de retraite présente l’avantage d’être « prête à l’emploi », mais ne réserve à priori pas d’axes d’évolution faciles à identifier.
Récapitulatif des points clés pour bien reprendre une entreprise à céder pour cause de retraite.
Ainsi, si vous décidez de reprendre une entreprise à céder pour cause de retraite, pensez à considérer un certain nombre de points :
Depuis combien de temps le cédant a-t-il mis en vente son entreprise dans l’objectif de prendre sa retraite ?
Depuis ce moment, comment évolue le chiffre d’affaires ? Y-a-t-il de nouveaux clients significatifs ou a-t-il décidé d’attendre gentiment la cession ?
Combien de repreneurs potentiel se sont présentés pour reprendre cette entreprise à céder pour cause de retraite ? Combien de dossiers n’ont pas abouti ? Peut-être avaient-ils de bonnes raisons …
Le niveau d’investissement (communication, recherches, etc) a-t-il été maintenu ?
Les salariés historiques sont-ils restés dans l’entreprise ? N’y a-t-il pas eu de défections de salariés sentant qu’il était temps de quitter le navire … ?
Y-a-t-il au contraire de belles opportunités inexploitées par le cédant, qui permettrait de rentabiliser rapidement votre investissement ?
Où trouver une entreprise à céder pour cause de retraite ?
S’il n’y a pas de site internet spécialisé sur le créneau de l’entreprise à céder pour cause de retraite, vous serez plus à même de rencontrer ce type d’affaires sur certains sites tels que :
Le site du CRA : le Club des Cédants et Repreneurs d’Affaires. Le CRA regroupe plus de 200 bénévoles, anciens chefs d’entreprises, qui accompagnent les cédants et repreneurs d’entreprises à travers les 72 délégations régionales.
Le site des CCI – CMA, alias Transentreprise : c’est le « réseau de la transmission/reprise d’entreprises des Chambres de Commerce et d’Industrie et des Chambres de Métiers et de l’Artisanat ».
Le site de PME à Vendre ! : site d’annonces spécialisé sur la cession d’entreprises et fonds de commerce, il propose un filtre permettant d’identifier les affaires à céder pour cause de départ à la retraite.
Ils ne sont pas les seuls à proposer des offres sur le créneau de l’entreprise à céder pour cause de retraite. Mais leur proportion est plus importante, du fait de leur fonctionnement, de leurs réseaux et de leur présence historique.
Spécialistes de la cession d’entreprise, nous accompagnons et conseillons les chef(fe)s d’entreprise dans leurs projets de cession ou d’acquisition.
Pourquoi confier la vente de mon entreprise à des experts en cession ?
Céder son entreprise, c’est comme naviguer en mer inconnues : faut-il affronter les vagues seul ou embarquer avec un capitaine expérimenté ? Les experts en cession d’entreprise, malgré leur réputation parfois « coûteuse », sont comme des capitaines qui connaissent les courants de la transaction.
Les experts en fusions et acquisitions endossent la charge de la gestion de l’intégralité du processus de vente. En confiant cette mission à des professionnels expérimentés, vous réaliserez des économies significatives en termes de temps et d’argent. Ce qui vous permettra de maintenir la gestion opérationnelle de votre entreprise.
Dans cet article, nous explorerons les 5 avantages à confier la vente de votre société à un expert en cession d’entreprise :
Attention : cet article ne remplace en aucun cas l’avis d’un expert basé sur votre cas précis ! Il a pour vocation, comme l’intégralité des articles de ce site, de porter à votre connaissance des éléments importants pour votre vie de chef d’entreprise(s), et de vous inciter à consulter des experts lorsque l’enjeu est important. Si vous cédez votre affaire, lisez bien ce qui suit et vous comprendrez pourquoi il faut consulter un expert en cession d’entreprise.
1er avantage : Maximiser la valeur de votre entreprise
Trop souvent, des dirigeants d’entreprises choisissent de vendre leur société sans consulter un expert afin « d’économiser des honoraires », ce qui peut entraîner une perte de valeur in fine, simplement parce qu’ils ne disposent pas de l’expérience pour défendre la véritable de leur entreprise.
La clé pour optimiser la valeur de votre entreprise, réside dans une évaluation professionnelle. Chaque cabinet à sa ou ses méthodes de calcul qui englobent une analyse minutieuse de chaque aspect de votre entreprise, de ses performances financières jusqu’à ses équipes et sa position concurrentielle. Cette étape offre une vision claire de la valeur marchande de votre entreprise et facilite la détermination d’un prix de vente réaliste et compétitif.
L’évaluation d’entreprise réalisée par des professionnels va au-delà de la simple fixation d’un prix. Elle offre une perspective sur les atouts et les aspects clés de votre entreprise, identifiant les points forts à mettre en valeur lors des négociations. Car un prix bien établi et une mise en vente attrayante sur le marché permettent de capter l’attention des acquéreurs les plus sérieux.
Par ailleurs, cette démarche permet d’anticiper et de résoudre d’éventuels points de frictions qui pourraient entraver le processus de vente.
La préservation de la confidentialité justifie pleinement le recours à un expert en cession. Les professionnels opèrent en filtrant les candidats se présentant comme intéressés, ainsi que les détails stratégiques, ne les dévoilant qu’après une évaluation approfondie des acquéreurs potentiels et la mise en place d’un engagement de confidentialité (NDA).
C’est une approche méthodique qui réduit considérablement le risque de violation de la confidentialité, vous offrant une tranquillité d’esprit tout au long du processus de vente. Cet avantage permet d’éviter que les salariés soient informés de la vente, réduisant ainsi le risque qu’ils envisagent de partir ou qu’ils soient débauchés par des concurrents.
Cette gestion adroite de l’information préserve la stabilité opérationnelle de l’entreprise et assure ainsi le succès de la transaction en préservant la confiance entre les deux parties et la réputation de l’entreprise.
3ème avantage : La mise en concurrence stratégique
Un troisième avantage (et non des moindres) de faire appel à un expert en cession, est de mettre en concurrence les acquéreurs potentiels de manière stratégique. Nous positionnons les candidats les uns aux autres, créant ainsi une dynamique concurrentielle bénéfique au vendeur.
Cette dynamique crée une pression positive sur le prix de vente, apportant toujours une satisfaction au vendeur. Un autre point qui permet d’obtenir des conditions plus favorables, non seulement sur le prix mais aussi sur les conditions et les modalités de la transaction, des délais et d’autres aspects.
C’est une approche gagnant-gagnant, le prix de vente et maximiser en stimulant une compétition entre les acquéreurs, tout en offrant une plateforme pour négocier des conditions avantageuses.
4ème avantage : Négocier en votre nom
Une fois la mise en vente lancée, votre entreprise va susciter l’intérêt de divers acquéreurs, certains plus pertinents que d’autres. Parmi les plus sérieux, certains avanceront dans le processus et mettront en place des tactiques visant à évaluer la résistance et la connaissance du cédant ou de l’expert qui le représente. Leur objectif est bien sûr de payer l’entreprise le moins cher possible, et on ne peut le leur reprocher.
En confiant la vente de votre société à un expert en cession d’entreprise, le processus sera plus fluide, évitant les interactions directes avec les acquéreurs. L’expert sera en mesure de défendre vos intérêts, identifier les offres les plus avantageuses des moins pertinentes, et bien entendu, de déterminer les concessions que les acheteurs seraient prêts à accepter.
5ème avantage : Vous restez 100% disponible pour votre entreprise
La vente d’une entreprise est un processus très consommateur de temps, surtout lorsque vous essayez de le faire vous-même, tout en continuant à gérer les opérations quotidiennes. Les experts en cession d’entreprise sont là pour alléger ce fardeau en prenant en charges toutes les tâches liées à la vente, vous permettant ainsi, en tant que chef d’entreprise, de vous concentrer sur l’exploitation et la rentabilité de votre entreprise, car ce n’est pas le moment de baisser les bras !
En vous libérant des responsabilités liées à la vente, les professionnels de la cession d’entreprise optimisent l’efficacité du processus en accélérant la vente et en optimisant les conditions de la transaction. Mais ne vous inquiétez pas, vous serez tenu au courant à chaque étape du processus, et serez accompagné pour les rencontres entre acquéreurs et cédants.
Cela vous permet de ne pas être impacté directement par les nombreuses pertes de temps générées par des candidats inopportuns, mais aussi de vous concentrer sur l’activité pour maintenir ou développer votre entreprise pendant cette période.
En confiant la vente de votre entreprise à des experts en cession, vous optez pour une navigation sécurisée dans le monde de la vente. Ces professionnels expérimentés vont au-delà de l’expertise financière. Ils garantissent la confidentialité de votre projet, une négociation habile, tout en libérant votre énergie pour la gestion opérationnelle. Cet investissement dans ces « capitaines » se traduit par une économie de temps et d’argent, assurant ainsi une transaction réussie.
Spécialistes de la cession d’entreprise, nous accompagnons et conseillons les chef(fe)s d’entreprise dans leurs projets de cession ou d’acquisition.
De l’utilité d’un intermédiaire en cession d’entreprise
Un intermédiaire en cession d’entreprise, pour certains, c’est un coût. Mais pour beaucoup, et aussi pour ces premiers, qui ne le savent pas forcément au début, c’est la possibilité de mieux vendre votre entreprise. Bien évidemment, c’est comme dans tous les métiers, il y a des bons et des mauvais.
MAIS nous allons justement détailler ce qui différencie un bon intermédiaire d’un mauvais, cela tombe bien ! Quitte à lui verser une commission, autant qu’elle soit justifiée ! Car en effet, un intermédiaire en cession d’entreprise compétent peut être d’une grande aide pour votre projet.
Ce qu’est un bon intermédiaire en cession d’entreprise :
Un intermédiaire en cession d’entreprise doit être bien plus qu’un entremetteur.
L’intermédiation en cession d’entreprise est un métier dans lequel il y a du bon, et il y a du moins bon. Comme partout !
Le principal, c’est qu’il joue son rôle ! Et qu’il le fasse bien, évidemment.
Un intermédiaire en cession d’entreprise a donc besoin d’avoir les connaissances / compétences suivantes :
Une connaissance de l’entreprise en soit : la valeur et la cession d’une entreprise ne passe pas que par les chiffres ! Avoir été patron d’entreprise avant aide fortement.
Bonne connaissance de la comptabilité et finance de base : il doit savoir étudier un bilan et un compte de résultat.
Connaissances juridiques de base dans le cadre de la cession d’entreprise : pour vous accompagner dans vos démarches.
Connaissances en financement (d’entreprise, pas de maison) de base : il devra vérifier la cohérence du projet de l’acquéreur avant de vous laisser vous engager. Voire idéalement le conseiller et l’accompagner.
Un bon réseau local aide, c’est sûr, mais soyons francs, cela ne fait pas tout !
Détail qui n’a rien à voir avec la compétence de l’intermédiaire, mais qui peut avoir son importance : il faut prendre en compte le caractère de l’intermédiaire. Par exemple s’il s’agit d’une personne avec un fort égo / caractère. Car si un acquéreur potentiel contrarie cet égo, alors que l’intermédiaire est normalement là pour faciliter la relation, il peut l’envenimer ! Et perdre l’acquéreur potentiel. Alors qu’il est là pour en trouver.
C’est déjà arrivé plus d’une fois…
Il faudra donc bien réfléchir et vérifier les compétences lorsqu’un agent immobilier, ayant l’habitude d’être intermédiaire pour la vente de maisons, vous dit qu’il peut vendre votre entreprise.
Techniquement, il aura raison : il faut la carte d’agent immobilier pour réaliser ce type d’opération !
MAIS bien sûr il ne s’agit que d’une aberration du droit français : vendre une maison et une entreprise, cela n’a rien à voir. Non pas qu’un agent immobilier soit forcément incompétent pour accompagner la cession d’une entreprise, mais ce ne sont pas les mêmes compétences de base, et la plupart des agents immobiliers ne les ont pas !
Chaque entreprise est par définition unique. Il faut des compétences variées afin de pouvoir l’appréhender à sa juste valeur.
Ensuite vous pouvez tomber sur un intermédiaire en cession d’entreprise qui fait ce métier depuis plusieurs années … sans en avoir les compétences !
Oui, cela existe aussi. Et plus souvent qu’on ne le croit. Certains se contentent de mettre un rapport le potentiel repreneur et le vendeur, sans oublier de prendre leur commission à la fin. C’est une partie du boulot, certes, mais une partie seulement.
Le rôle d’un intermédiaire en cession d’entreprise
Voyons donc à quel moment d’intermédiaire en cession d’entreprise / fonds de commerce doit intervenir :
Rôle n°1 d’un intermédiaire en cession d’entreprise : Prendre en compte votre projet personnel dans son ensemble
Saisir votre objectif personnel à travers cette vente, voir les tenants et aboutissants de votre raisonnement, pour pouvoir :
Donner des astuces pour optimiser le fruit de lavente de votre entreprise
Mettre en garde contre des risques que vous pourrez rencontrer
Vous orienter vers des conseils experts si besoin
Mais aussi pour voir comment vous avez géré votre affaire, et déterminer le profil de repreneur que vous recherchez.
Il devra aussi voir avec vous les éventuelles exigences que vous aurez quant à la cession et le futur. Dans les faits, il est possible de demander n’importe quoi ; le bon sens amène évidemment à relativiser, car si vos exigences sont trop importantes, vous risquez de faire fuir votre acheteur.
Rôle n°2 d’un intermédiaire en cession d’entreprise : Faire un point avec vous quant à l’activité de votre entreprise et les bilans financiers
Dans la continuité de comprendre le profil de repreneur que vous recherchez, il doit bien sûr prendre le temps de « comprendre » votre entreprise.
Chacun à sa manière de gérer le quotidien, il doit savoir comment elle fonctionne pour pouvoir la mettre en valeur. Pour mettre en avant ses atouts, et bien présenter les « points à améliorer ».
Par exemple il est souvent écrit, sur les annonces : « gros potentiel », «croissance potentielle importante»…
Bon, mettez-vous à la place d’un acquéreur, qu’allez-vous penser de cette phrase ? Probablement allez-vous demander à l’intermédiaire de vous préciser ce que cela signifie. Certains, ne sachant pas quoi répondre, vont juste jouer sur l’argument qui ne sert à rien en disant « qu’il n’y a pas eu de démarches commerciales » et donc que vous allez pouvoir fortement augmenter le chiffre d’affaires. Cela ne sert qu’à montrer qu’il n’y a pas tant de potentiel que cela, car il n’a rien trouvé d’autres à dire !
Et celui qui va éventuellement faire le commercial, c’est l’acheteur… pensez-vous qu’il est prêt à VOUS payer pour le boulot qu’IL va faire ?
Bref, pour bien vendre votre entreprise, il doit la connaitre au niveau opérationnel, et au niveau des chiffres.
Rôle n°3 d’un intermédiaire en cession d’entreprise : vérifier la cohérence du prix que vous demandez pour votre entreprise :
Vous aurez, grâce à cet article, un premier ordre d’idée quant à la valeur de votre entreprise ou de votre fonds de commerce. Éventuellement, votre expert-comptable vous aura, lui aussi, donné une fourchette de valeur. C’est à votre intermédiaire de « finaliser » l’étude et vous aider à fixer le prix de mise en vente.
Évidemment le choix du prix de mise en vente est le vôtre, mais il se doit de vous conseiller. Autant pour vous que pour lui, car si le prix est trop élevé, vous ne vendrez pas, et il n’aura pas sa commission !
Son rôle sera donc de trouver le bon compromis entre ce que vous souhaitez, la valeur de votre entreprise / commerce « sur le papier », et le marché tel qu’il est au moment de la mise en vente.
Rôle n°4 d’un intermédiaire en cession d’entreprise: préparer grâce à cela un dossier de présentation, élément fondamental pour la cession de votre entreprise.
Nous allons parler ici du point le PLUS IMPORTANT !
Et parmi les nombreux intermédiaires en cession d’entreprise / fonds de commerce qui proposent leurs services en France, au moins un certain nombre ne savent pas ce qu’est un vrai dossier de présentation… ils se contentent de mettre les bilans et compte de résultat des 2 ou 3 dernières années, avec un bla-bla rapide … et c’est tout.
Pourtant, le dossier de présentation est une des pierres angulaires de la cession d’entreprise / fonds de commerce.
C’est la première chose importante que va avoir le repreneur potentiel en main. C’est un peu la vitrine de votre entreprise, donc ce qui va lui laisser sa première impression. Et que dit-on des premières impressions ?
Un vrai dossier de présentation, pour donner un ordre d’idée, doit compter, au minimum, et sans compter les éléments financiers, au moins 3 à 5 pages (pour les entreprises les plus « petites »).
Voici quelques éléments importants qu’il doit contenir, à ajuster selon la situation et la pertinence, bien sûr :
Présentation générale de l’affaire / historique
Présentation du cédant – raisons de la cession
Les chiffres clés (finances)
Les chiffres clés (activité)
La clientèle (description)
Les atouts de votre business
Les conditions de cession (accompagnement, etc.)
Et tout ce qui sera pertinent pour mieux présenter votre affaire !
Rôle n°5 d’un intermédiaire en cession d’entreprise : « faire l’intermédiaire » !
Un intermédiaire en cession d’entreprise / fonds de commerce doit aussi accompagner les potentiels acquéreurs, vérifier leur sérieux et leur capacité de financement.
Et il doit bien sûr « faire l’intermédiaire », c’est-à-dire faire le tampon entre vous et le repreneur, notamment sur certains points de négociation (comme le feront plus tard les avocats s’il y a besoin), afin de réduire les confrontations directes, et favoriser la bonne entente entre les deux parties.
Cela n’a l’air de rien, mais ce dernier rôle est assez important !
Spécialistes de la cession d’entreprise, nous accompagnons et conseillons les chef(fe)s d’entreprise dans leurs projets de cession ou d’acquisition.