Entreprise à céder pour cause de retraite : opportunité ou risque ?
D’après une étude de BPCE Observatoire, qui analyse l’environnement de la transmission-cession des entreprises, ce sont environ 75 000 entreprises qui sont à céder chaque année en France. Une entreprise à céder pour cause de retraite est souvent considérée comme l’option idéale, mais il s’avère que c’est de moins en moins vrai.
D’ailleurs, d’après l’étude de la CCI Paris Île-de-France « Panorama 2017 de la cession-reprise d’entreprise en Île-de-France », une entreprise sur trois a à sa tête un dirigeant de 55 ans ou plus, impliquant une problématique de transmission dans les 10 ans à venir. Potentiellement, ce sont donc 278 900 entreprises de moins de 50 salariés (en Ile de France uniquement) qui sont ou vont être concernées à court ou moyen terme par la problématique du changement de dirigeant. Autant d’entreprises à céder pour cause de retraite !
Entreprise à céder pour cause de retraite : opportunité ou risque ?
Reprendre une entreprise à céder pour cause de retraite est souvent considéré par les repreneurs par une opportunité plus intéressante que d’autres ; parfois à raison, mais souvent à tort. Le marché de la transmission d’entreprises n’est plus comme il était, et la cession de son affaire au moment de partir à la retraite est pour beaucoup de cédants une manière de profiter d’une retraite dorée.
Nous allons analyser les avantages et inconvénients d’une entreprise à céder pour cause de retraite, afin que vous disposiez d’un maximum d’éléments le jour de prendre votre décision. Car reprendre une entreprise à céder pour cause de retraite n’est pas aussi « facile et évident » que cela peut paraître.
Nous allons d’ailleurs commencer par attaquer les idées reçues concernant le créneau de l’entreprise à céder pour cause de retraite :
Idée reçue n°1 : la fameuse vague de départ à la retraite de chefs d’entreprise du « baby boom ».
Seul 17% des chefs d’entreprise de plus de 60 ans sont vraiment préparés pour céder leur affaire. Beaucoup de TPE meurent de « cause naturelle », car leur dirigeant a simplement laissé son affaire se réduire puis s’éteindre, laissant les salariés partir au fur et à mesure, car ils n’ont « pas besoin de plus pour vivre». Parmi les cessations après 60 ans, 75% sont des morts naturelles.
En effet trouver une entreprise à céder pour cause de retraite n’est pas si évident, car beaucoup de dirigeants de TPE sont effrayés par la complexité de l’opération, par le coût des conseils, ou simplement par la faible valeur de leur entreprise sur le marché.
En considérant une base de 75 000 entreprises à vendre chaque année, plus de 80% des opérations de cessions de TPE interviennent avant 60 ans d’une part, et le taux de cession baisse après 65 ans d’autre part.
Le nombre d’entreprises à céder pour cause de retraite ne représente donc aujourd’hui que 20% du marché, pourtant cette « vague » de départ à la retraite est attendue depuis quelques années !
En effet, la période du baby-boom s’étale en France de 1945 à 1965 ; or, en considérant un âge de la retraite à 60 ans (avant 2017), cela signifie que les baby-boomers ont commencé à arriver à l’âge de la retraite en 2005 !
Autre aspect à considérer, beaucoup d’entreprises créées par ces entrepreneurs issus du « baby-boom » sont des entreprises :
individuelles : ce qui signifie qu’ils n’ont pas réellement une « entreprise » à céder mais plutôt une clientèle, pour peu que l’intuitu personae ne soit pas trop important
artisanales : avec des métiers qui n’attirent plus où pour lesquels l’évolution des technologies (ou du marché) ont fait que leur transmission est quasi impossible.
Enfin certains n’imaginent juste pas pouvoir céder leur affaire et préfèrent simplement fermer boutique.
Il ne faut donc pas trop compter sur cette « vague » pour trouver une entreprise à céder pour cause de retraite. Le départ des dirigeants à la retraite a un impact limité sur les cessions d’entreprises.
Idée reçue n°2 : une entreprise à céder pour cause de retraite revient moins cher
Ce n’est pas faux en soit, mais considérer qu’une entreprise à céder pour cause de retraite revient moins cher est de moins en moins vrai.
Plusieurs raisons expliquant qu’une entreprise à céder pour cause de retraite ne revient pas moins cher :
Les dirigeants d’entreprises, comme tous, vivent de plus en plus vieux. La cession de leur entreprise représente souvent un « golden parachute » compensant une retraite souvent mal préparée d’un point de vue financier. Certains comptent donc beaucoup dessus car ils savent que leur retraite sera vraiment faible.
Il y a l’effet « bulle » ou, pour certains, l’effet « Stephane Plazza » : dans l’émission du fameux agent immobilier, un certain nombre de personnes indiquent, lorsque celui-ci leur dit que le prix de mise en vente de leur maison est bien trop élevé, qu’ils ont déterminé le prix non pas en fonction du marché, mais parce qu’ils ont besoin de cet argent pour s’offrir la maison de leurs rêves ! Le prix demandé est totalement dé-corrélé avec la réalité du marché. Pour cette raison, ou simplement parce qu’ils entendent ces histoires de sociétés qui se vendent à des prix fous, certains surévaluent beaucoup trop la valeur de leur entreprise, rendant moins intéressant la reprise d’une entreprise à céder pour cause de retraite.
Certains dirigeants se sentant proches de la retraite « lèvent le pied », diminuant les investissements, la recherche de nouvelles opportunités, etc. Si l’activité n’en pâtit pas forcément, les perspectives d’avenir peuvent être sérieusement altérées. Ainsi il faudra pour certains cas prévoir une enveloppe significative pour « relancer la machine ». Ce point sera détaillé ci-dessous dans le paragraphe « L’entreprise à céder pour cause de retraite : une belle endormie ? ».
Si certains entrepreneurs proches de la retraite vont favoriser la transmission de leur « enfant » à une personne qui saura reprendre la suite dans un état d’esprit qui leur est cher, rare sont ceux qui sont prêt à le faire au détriment du prix de vente !
Près d’une entreprise à céder pour cause de retraite sur deux ne trouvera pas preneur
Si près d’une entreprise à céder pour cause de retraite sur 2 ne trouvera pas preneur, c’est d’abord du fait du cédant… qui n’en est finalement pas vraiment un.
N’oublions pas que beaucoup de chef d’entreprise sont très attachés à ce qui a été leur vie, et ne recherchent pas qu’un repreneur, mais presque un fils(fille) spirituel(le), un alter-ego.
Il y aurait un rapport de 1 à 5 entre intentions fermes et à court terme de cessions après 60 ans et réalité de ces opérations pour les TPE : beaucoup « voudraient » transmettre leur entreprise en théorie, ils commencent les démarches, mais ne vont jamais au bout, car ils ne sont pas réellement vendeurs… soit parce qu’ils trouvent que les candidats ne sont pas à la hauteur, soit parce qu’ils ont du mal à envisager de « lâcher le volant », ou simplement parce que la valeur annoncée de leur entreprise ne leur convient pas.
Seuls 37% des entrepreneurs individuels trouveront repreneurs !
L’entreprise à céder pour cause de retraite : une belle endormie ?
Envies de prendre plus de temps pour soit, activité qui tourne toute seule, besoin de ralentir le rythme, raisons médicales, … quelle qu’en soit la raison, beaucoup de chefs d’entreprises lèvent le pied quelques années avant l’âge de la retraite.
Plusieurs cas de figure se présentent, certains constituant de réelles opportunités pour les repreneurs, d’autres des points auxquels il faut faire très attention. Car l’entreprise à céder pour cause de retraite peut être une belle endormie … ou un cadeau empoisonné.
Cas n°1 : le dirigeant proche de la retraite a décidé de lever le pied, car l’activité tourne toute seule, et il ne ressent pas le besoin de développer commercialement, de chercher de nouveaux débouchés, etc.
Ici il peut s’agir d’une aubaine : si l’entreprise tourne déjà bien en l’état, avec une approche plus dynamique vous pourrez la faire décoller de plus belle ! De plus, avec le projet de la loi de finances 2025, des abattements fiscaux peuvent être appliqué.
Attention néanmoins au grand classique des annonces : « belle opportunité, gros potentiel de développement, le dirigeant actuel n’ayant jamais fait de développement commercial » :
Peut-être que le gérant actuel n’a jamais eu le temps – donc vous non plus vous ne l’aurez pas, sauf à embaucher quelqu’un.
Ce n’est pas une raison d’augmenter la valeur de cession de l’entreprise : c’est vous qui allez bosser pour obtenir ce potentiel.
Cas N°2 : le futur retraité à laisser évoluer son activité tranquillement, mais a cessé d’investir. Là, il peut y avoir un point d’achoppement important quant à l’intérêt de reprendre une entreprise à céder pour cause de retraite.
En effet, cela signifie non seulement que vous allez avoir pas mal de retard à rattraper (par rapport à des concurrents qui eux auront continué à investir), mais aussi qu’il vous faudra prévoir une enveloppe supplémentaire et beaucoup d’huile de coude pour combler l’écart.
Cas N° 3 : le chef d’entreprise a complètement « lâché l’affaire », cas assez symptomatique du cédant qui a vu plusieurs repreneurs potentiels se positionner, mais qui n’a jamais vu un dossier aller au bout. Certains relâchent la pression dès qu’ils ont une personne intéressée, sentant la retraite proche, mais lorsque le dossier tombe à l’eau, ils ont du mal à se remettre au travail. Ils retardent les investissements, car après tout, ils ont déjà dû baisser le prix de vente, ils ne vont pas non plus investir pour le repreneur… et un nouveau dossier de reprise tombe à l’eau, même schéma.
Arrive le moment où l’entreprise est en difficulté, et le cédant n’attend qu’une chose, c’est de quitter le navire !
Certes cela peut permettre de racheter le fonds de commerce ou les parts à moindre prix, mais vous risquez de trouver pas mal de cadavres dans les placards.
Cas N°4 : le cédant continue à gérer de bout en bout son affaire jusqu’à la cession, sans faillir, toujours sur le pont. Il est prêt à céder, mais aussi prêt à continuer si le deal ne se fait pas.
Dans ce cas pas de surprises en général, l’entreprise à céder pour cause de retraite présente l’avantage d’être « prête à l’emploi », mais ne réserve à priori pas d’axes d’évolution faciles à identifier.
Récapitulatif des points clés pour bien reprendre une entreprise à céder pour cause de retraite.
Ainsi, si vous décidez de reprendre une entreprise à céder pour cause de retraite, pensez à considérer un certain nombre de points :
Depuis combien de temps le cédant a-t-il mis en vente son entreprise dans l’objectif de prendre sa retraite ?
Depuis ce moment, comment évolue le chiffre d’affaires ? Y-a-t-il de nouveaux clients significatifs ou a-t-il décidé d’attendre gentiment la cession ?
Combien de repreneurs potentiel se sont présentés pour reprendre cette entreprise à céder pour cause de retraite ? Combien de dossiers n’ont pas abouti ? Peut-être avaient-ils de bonnes raisons …
Le niveau d’investissement (communication, recherches, etc) a-t-il été maintenu ?
Les salariés historiques sont-ils restés dans l’entreprise ? N’y a-t-il pas eu de défections de salariés sentant qu’il était temps de quitter le navire … ?
Y-a-t-il au contraire de belles opportunités inexploitées par le cédant, qui permettrait de rentabiliser rapidement votre investissement ?
Où trouver une entreprise à céder pour cause de retraite ?
S’il n’y a pas de site internet spécialisé sur le créneau de l’entreprise à céder pour cause de retraite, vous serez plus à même de rencontrer ce type d’affaires sur certains sites tels que :
Le site du CRA : le Club des Cédants et Repreneurs d’Affaires. Le CRA regroupe plus de 200 bénévoles, anciens chefs d’entreprises, qui accompagnent les cédants et repreneurs d’entreprises à travers les 72 délégations régionales.
Le site des CCI – CMA, alias Transentreprise : c’est le « réseau de la transmission/reprise d’entreprises des Chambres de Commerce et d’Industrie et des Chambres de Métiers et de l’Artisanat ».
Le site de PME à Vendre ! : site d’annonces spécialisé sur la cession d’entreprises et fonds de commerce, il propose un filtre permettant d’identifier les affaires à céder pour cause de départ à la retraite.
Ils ne sont pas les seuls à proposer des offres sur le créneau de l’entreprise à céder pour cause de retraite. Mais leur proportion est plus importante, du fait de leur fonctionnement, de leurs réseaux et de leur présence historique.
Spécialistes de la cession d’entreprise, nous accompagnons et conseillons les chef(fe)s d’entreprise dans leurs projets de cession ou d’acquisition.
Comment informer mes salariés de la vente de l’entreprise ?
« Quand dois-je informer mes employés que je vends mon entreprise ? »
C’est l’une des interrogations à laquelle les vendeurs sont fréquemment confrontés. Entre transparence et préservation des intérêts de l’entreprise, le timing de cette annonce est important. Choisir le bon moment pour informer les employés de la vente de l’entreprise est une décision délicate qui nécessite une réflexion approfondie et une stratégie bien pensée.
Option 1 : informer directement les salariés de l’intention de vendre l’entreprise
Dans un monde idéal où la transparence envers les salariés serait privilégiée, vous opteriez plus facilement pour informer immédiatement vos employés dès que vous avez pris la décision de vendre votre entreprise.
Malheureusement, cette approche comporte quelques risques :
Impossibilité de répondre aux questions sur l’acheteur, car celui-ci n’est pas encore connu.
Incertitude quant à la durée du processus de vente, ce qui rend difficile de savoir quand l’entreprise sera vendue, voire si elle le sera effectivement.
Flou quant aux changements potentiels à venir dans l’entreprise, ce qui peut susciter des inquiétudes parmi les employés sur leur avenir au sein de l’entreprise.
Si vous êtes dans l’incapacité de répondre aux questions des employés concernant les points mentionnés ci-dessus, il est probable qu’ils s’inquiètent de leur avenir au sein de l’entreprise. Si les employés ont connaissance de la situation, cela pourrait compromettre la vente, car dans certaines circonstances, ils pourraient chercher à quitter l’entreprise, ce qui pourrait gêner fortement la transaction. Pour cette raison, nous vous conseillons généralement de reporter la divulgation de cette information dans le processus de vente.
En attendant que les détails de la transaction soient plus clairs et que les éléments clés, tels que l’acheteur potentiel et le calendrier de la vente, soient mieux définis. De plus, en attendant la vente de l’entreprise, vous pouvez élaborer une stratégie de communication plus solide, répondre aux questions des employés de manière plus complète et anticiper les préoccupations potentielles. En fin de compte, cela peut contribuer à maintenir la confiance et la productivité au sein de l’équipe, tout en préservant l’intégrité du processus de vente.
Option 2 : attendre la fin de la vente pour informer les salariés
Dans la grande majorité des cas, et selon notre expérience, il est préférable de garder la vente confidentielle jusqu’à la vente.
Pourquoi cette approche est-elle préférable ?
Tout d’abord, afin d’assurer une confidentialité optimale de la vente, il est impératif de mettre en place des accords de confidentialité ou NDA. Chaque acquéreur potentiel ayant accès au dossier devra signer ces accords pour garantir la protection des informations sensibles liées à l’entreprise en vente.
Informer les salariés après la vente présente plusieurs avantages. Cela permet d’éviter tout départ prématuré, car les employés sont souvent plus rassurés lorsque la transaction est confirmée et que les détails sont finalisés. Il sera possible de présenter directement le nouvel acquéreur aux salariés, afin qu’ils puissent échanger tous ensemble ou individuellement. Généralement, ces discussions peuvent contribuer à apaiser les inquiétudes des employés et à favoriser une transition en douceur vers la nouvelle direction de l’entreprise. De plus, avec un calendrier établi sur la date à laquelle la vente sera effectuée, les employés peuvent être informés de manière proactive et planifiée.
De par notre expérience, nous recommandons fortement l’approche consistant à garder la vente confidentielle jusqu’à sa finalisation. Informer les salariés après la conclusion de la vente présente bien plus d’aspect positif, pour le(la) cédant(e) comme pour les salariés.
Option 3 : informer les employés clés de la vente avant les autres salariés
Une autre option souvent envisagée par de nombreux cédants est d’informer assez rapidement certains employés clés de l’entreprise (de confiance), puis d’attendre la finalisation de l’opération pour en informer le reste du personnel.
Lorsque vous informez vos employés clés de votre décision de vendre, il est préférable de le faire hors site pour éviter toutes interrogations des autres salariés. Il sera également préférable de leur faire signer un NDA afin de préserver la confidentialité du processus de vente en cours.
Que faire si mes salariés sont au courant de la vente ?
Si des rumeurs commencent à se répandre ou si un employé découvre que vous vendez, votre meilleure option est d’essayer de contrôler la diffusion des informations.
Si un employé découvre la situation, prenez-le à part en privé pour lui expliquer les raisons de la vente et demandez-lui de ne pas en parler aux autres. Assurez-lui qu’il n’y a rien à craindre pour leur emploi et que votre objectif est d’éviter tout stress inutile des autres employés.
Notre recommandation principale reste d’attendre la finalisation de la vente avant d’informer officiellement les salariés. Cela offre des avantages en termes de confidentialité et de préparation. Si les salariés apprennent la vente avant que vous puissiez les informer, agissez rapidement. Abordez discrètement le problème avec eux, en expliquant les raisons de la vente.
Pour information, la loi indique que les salariés doivent être informés de la vente de l’entreprise dans un délai de deux mois avant la conclusion de la transaction. Cependant une procédure légale permet de ne pas avoir à tenir ce délai de 2 mois, il suffit de vous rapprocher de votre avocat pour préciser le sujet.
Si les perspectives de vendre votre entreprise sont en train de prendre forme dans votre esprit, les préoccupations quant à la confidentialité des informations sensibles peuvent surgir. La décision de partager des détails cruciaux sur votre entreprise avec des acheteurs potentiels peut susciter des inquiétudes légitimes.
Après tout, la divulgation prématurée de vos intentions de vente pourrait avoir des répercussions significatives sur votre personnel, vos fournisseurs et vos clients.
C’est là que l’accord de confidentialité, ou NDA, se révèle être une pièce maîtresse dans le puzzle d’un processus de vente. Nous connaissons l’importance de filtrer les acheteurs de qualité et de protéger les informations confidentielles de nos clients. Chaque acheteur potentiel appose sa signature sur un NDA avant de dévoiler les détails sur une entreprise.
Cependant, 5 points méritent d’être éclaircis dans le brouillard entourant les NDA :
Attention : cet article ne remplace en aucun cas l’avis d’un expert basé sur votre cas précis ! Il a pour vocation, comme l’intégralité des articles de ce site, de porter à votre connaissance des éléments importants pour votre vie de chef d’entreprise(s), et de vous inciter à consulter des experts lorsque l’enjeu est important. Si vous cédez votre affaire, lisez bien ce qui suit et vous comprendrez pourquoi il faut consulter un expert en cession d’entreprise.
Qu’est-ce qu’un accord de confidentialité lors de la vente d’une entreprise ?
L’accord de non-divulgation ou l’accord de confidentialité souvent connu sous le nom de « NDA », représente un contrat entre l’acheteur et le cabinet spécialisé en cession d’entreprise qui accompagne le cédant, voire directement le vendeur de l’entreprise. C’est un contrat qui lie deux parties à un accord de confidentialité. Son objectif principal est d’imposer légalement à l’acheteur ou du moins les candidats pertinents, l’obligation de préserver la confidentialité des informations acquises concernant l’entreprise. Il est important de souligner que l’article 1112-2 du Code civil stipule que celui qui utilise ou divulgue sans autorisation une information confidentielle obtenue à l’occasion des négociations engage sa responsabilité dans les conditions du droit commun.
Tout d’abord, et c’est le plus évident, l’accord de confidentialité permet de protéger les informations confidentielles de l’entreprise. Ces informations peuvent inclure les éléments financiers, les clients, les brevets, les procédés de fabrication, les plans de marketing, les accords de distribution, etc… Si ces informations étaient divulguées, cela pourrait compromettre la stabilité de l’entreprise et entraver la vente ultérieure.
Pourquoi un accord de non-divulgation ou NDA est important ?
Comment évoquer précédemment, la raison d’être d’un accord de non-divulgation réside dans la protection de la confidentialité des informations et de l’annonce de la vente. le NDA agit comme un rempart, réduisant le risque de départ précipité de clients et d’employés, stabilisant ainsi l’entreprise dans ce processus délicat.
Même envers un acheteur réputé, la signature d’un NDA demeure essentielle. Cela garantit une protection adéquate, en cas de divulgation non autorisée. Ces accords servent également de rappel aux acheteurs, soulignant les conséquences juridiques en cas de non-respect de la confidentialité.
Malgré leur importance, les NDA peuvent s’avérer complexes à appliquer, notamment lorsqu’il s’agit de tracer l’origine d’une fuite d’informations.
Au-delà de leur aspect protecteur, les accords de non-divulgation contribuent également à créer une anticipation positive autour de l’entreprise cédée, suscitant l’intérêt pour en découvrir davantage.
Comment renforcer la confidentialité au-delà du NDA ?
Le NDA est un élément indispensable, c’est une preuve juridique. Mais ce qui est plus efficace encore, c’est le filtre humain.
En vous faisant accompagner par un cabinet expert en cession d’entreprise, vous bénéficiez de notre expertise pour filtrer les candidats non pertinents ou indésirables. En effet, avant de divulguer des informations sensibles, et après réception du NDA signé, nous échangeons avec les candidats que nous ne connaissons pas encore afin de nous assurer que leur démarche soit sérieuse. De cette manière, nous évaluons non seulement la légitimité de leur intérêt, mais nous vérifions également qu’ils ne sont pas inscrits sur la « black list » de nos clients.
Ainsi quelqu’un qui appellerait pour le compte d’un de vos concurrents serait sûrement mal à l’aise au moment de répondre à nos questions, car il ne serait pas en mesure de justifier adéquatement son intérêt. Bien que cette méthode ne soit pas infaillible, elle permet d’éviter bon nombre de mauvaises surprises.
Quelles informations contient un NDA ?
Tout d’abord, une période de non-sollicitation est généralement spécifiée dans un NDA. Cette période indique la durée pendant laquelle les parties impliquées s’engagent à ne pas solliciter les employés, les clients ou les fournisseurs de l’autre partie.
La clause de non-responsabilité du conseiller est également un élément important d’un NDA. Cette clause précise le rôle et les responsabilités du conseiller financier dans la transaction, ainsi que les limites de sa responsabilité envers les parties impliquées.
Une autre composante clé d’un NDA est la clause concernant l’utilisation des informations. Cette clause définit les conditions dans lesquelles les informations échangées peuvent être utilisées par les parties, ainsi que les mesures à prendre pour prévenir leur divulgation non autorisée.
Le retour d’informations est également souvent abordé dans un NDA. Cette clause précise les obligations des parties en ce qui concerne la communication des commentaires ou des suggestions concernant les informations échangées.
En outre, un NDA peut inclure une clause stipulant qu’aucune obligation n’est créée entre les parties autres que celles expressément énoncées dans le contrat.
La clause de contournement est également un aspect important d’un NDA. Cette clause précise les mesures à prendre en cas de non-respect des termes de l’accord, y compris les recours juridiques disponibles pour les parties.
Enfin, la durée de l’accord, ou le terme, est spécifiée dans un NDA. Cette clause indique la période pendant laquelle l’accord reste en vigueur et les conditions de sa résiliation.
Connaître les tenants et aboutissants d’un NDA est essentiel pour éviter les mauvaises surprises en chemin !
Un NDA peut-il être négocié ?
Oui, le NDA peut être négocié, mais cela dépend souvent du contexte de la transaction. Pour les grandes entreprises, en particulier, celles qui disposent de ressources juridiques internes, la négociation des termes du NDA est plus courante. Cependant, pour les PME, la situation est souvent différente, la négociation des NDA n’est pas monnaie courante.
Un dirigeant de PME qui souhaite vendre lui-même son entreprise, a tendance à accorder moins d’attention à la négociation des détails du NDA. Pour ces entreprises, l’objectif principal est généralement d’assurer la confidentialité de la vente de leur entreprise, et elles peuvent être plus enclines à accepter les termes standard proposés par l’acheteur.
C’est pourquoi il est avantageux pour les dirigeants de PME de faire appel à des experts en cession d’entreprise. Ces professionnels ont l’habitude de rédiger des NDA et sont familiarisés avec les pratiques en matière de protection des intérêts de leurs clients. En se faisant accompagner par des spécialistes, le dirigeant de PME peut déléguer la gestion des détails juridiques complexes, y compris la négociation des termes du NDA, ce qui lui permet de se concentrer sur d’autres aspects de la vente de son entreprise.
Il n’est pas nécessaire d’être économiste en chef de la BCE pour se rendre compte que, a priori, 2024 ne sera pas le contexte économique idéal pour vendre son entreprise… mais certains en tireront malgré tout leur épingle du jeu.
En effet, le contexte de fin 2023 n’augure pas le meilleur pour l’année 2024 : les taux d’intérêt sont élevés, le contexte économique national et international n’est pas au beau fixe, sans parler de la guerre russo-ukrainienne ou du conflit israélo-palestinien… Deux aspects seront notamment impactés : le prix de vente de l’entreprise et la cessibilité de l’entreprise.
Cela dit, il y a toujours des acquéreurs en recherche d’une nouvelle vie (repreneurs individuels) ou de leviers de croissance ou de synergies (entreprises visant de la croissance externe).
Le crédit coûte plus cher qu’il y a deux ans, ce qui signifie que, pour une même annuité, on emprunte moins. Ainsi, on paie moins cher son acquisition, car s’il y a une chose qui n’est pas flexible, c’est la capacité de remboursement de l’entreprise (à l’instant T, bien sûr).
Par exemple, votre entreprise génère une rentabilité lui donnant la capacité de rembourser une annuité de 150 k€.
En avril 2022, un acquéreur pouvait, grâce à cela, emprunter 1 M€ sur 7 ans avec un TAEG de 1,35 % assurance incluse. Avec un apport de 200 k€, il était donc en mesure de vous en proposer1,2 M€ pour l’acquisition des parts de votre entreprise.
Début 2024, il aura probablement un TAEG de 5% (assurance incluse), lui permettant d’emprunter 880 k€ en sus de son apport de 200 k€. Ainsi, toutes choses étant égales par ailleurs, un acquéreur vous proposera en toute bonne foi 120 k€ de moins en 2024 qu’il y a deux ans.
C’est triste, mais c’est une réalité. Certains diront : « Dans ces conditions, autant attendre ! », et c’est l’une des options possibles. Mais il faut garder en tête un point, c’est que si personne ne sait quand et si nous reviendrons à des taux d’intérêt aussi bas, la plupart des experts sont sceptiques sur le sujet, et si cela arrive un jour, ce n’est pas dans les années qui viennent.
Par ailleurs, si l’on regarde l’évolution des taux des 30 dernières années, nous avons vécu une période exceptionnelle ; jamais les taux n’ont été aussi bas. Prendre une période exceptionnelle comme référence pour fonder ses attentes en termes de conditions de vente, c’est se destiner à bien des déceptions…
Une bonne nouvelle néanmoins, c’est que depuis début novembre 2023, les taux d’intérêt obligataires des États ont connu un recul très marqué : ceux à dix ans de la France sont passés de 3,5 % à 2,7 %, et dans le quotidien des banques, le pic de la hausse des taux d’intérêt semble être derrière nous.
Le resserrement des conditions d’octroi de crédits aux entreprises
Au-delà de proposer des taux d’intérêt bien supérieurs à ce qu’ils étaient, les banques sont beaucoup plus exigeantes dans leurs conditions d’octroi de prêts aux entreprises ou repreneurs, et notamment dans le cadre d’opérations d’acquisition. Cette tendance influence directement les conditions de vente d’une entreprise en 2024.
Plusieurs raisons à cela :
Les banques ont des obligations réglementaires en termes de rapports fonds propres / encours de crédits. Ayant prêté beaucoup ces dernières années, elles ont des encours significatifs, limitant leur capacité à prêter.
Le contexte économique global et le retour à la réalité pour certaines entreprises (il faut rembourser le PGE) rendent les banques beaucoup plus frileuses et exigeantes de manière générale, y compris dans le cadre de la vente d’une entreprise.
Les taux étant plus élevés, elles resserrent d’autant plus leurs conditions d’octroi, craignant que les performances des entreprises ne diminuent dans les mois à venir.
Ainsi, en 2024, il devient plus compliqué pour les acquéreursd’obtenir leur emprunt visant à acheter l’entreprise qu’ils visent. Cette dynamique complexifie le marché des acquisitions en 2024 et a un impact sur les opportunités de cession d’entreprise cette année.
Divers profils d’acquéreurs en lice
La perspective pour l’année 2024 semble prometteuse pour la vente d’entreprises. Une bonne nouvelle dans tout cela est que de nombreux dirigeants, qui auraient pu profiter des « effets d’aubaine » lors des taux bas, n’envisagent pas la cession de leur entreprise dans le contexte actuel.
D’autres luttent pour redresser la rentabilité de leur entreprise, impactée par les trois dernières années, avant de considérer la vente de leur affaire.
Cette dynamique se traduit par une réelle chute du nombre d’entreprises en bonne santé financière disponibles sur le marché. Si votre structure est dans ce cas, vous aurez probablement l’intérêt de plus d’acquéreurs qui peinent à trouver des cibles pertinentes à leurs yeux.
Malgré cela, il existe une présence marquée de profils attentistes, qui sont à l’affut d’entreprises en difficulté, afin de les reprendre pour pas grand-chose. Bien que cette approche puisse être considérée comme « discutable », il faut néanmoins souligner que sans repreneurs prêts à prendre le risque, ces entreprises iraient au tapis, avec leurs dirigeants et salariés.
Quoi qu’il en soit, pour un dirigeant souhaitant vendre une entreprise en bonne santé financière, l’année 2024 offrira sans aucun doute des opportunités intéressantes.
Est-ce le bon moment pour vendre ?
Sans vouloir faire de démagogie, la réponse est au fond de vous. Si c’est le moment pour vous, en tant que personne et non en tant que chef d’entreprise, alors c’est le moment.
Comme dans toute situation, il est possible d’optimiser certains aspects du processus. Le principal reste d’avoir des objectifs cohérents et réalistes.
Si l’on cherche à maximiser le prix de vente immédiat de son entreprise et que l’on a aucune contrainte de temps, pour la plupart des dirigeants de PME, il peut être pertinent d’attendre un an ou deux, pour voir. Mais sans aucune garantie sur le fait que cela aura un effet positif sur le prix de vente.
Si l’on cherche à maximiser le prix de vente de son entreprise, un adossement industriel (vendre une partie de ses parts à un acteur plus gros) peut permettre de développer plus rapidement l’entreprise et ainsi d’en tirer une plus grosse plus-value à moyen terme.
Cependant, il ne faut pas oublier le facteur humain : si c’est le moment de vendre pour le dirigeant (nouveau projet de vie, santé, lassitude, …), mieux vaut parfois accepter de ne pas optimiser le prix de vente pour en optimiser l’impact personnel.
Les opportunités de cession d’entreprise en 2024 peuvent être influencées par l’acquisition d’entreprise en tant que stratégie, tout en tenant compte des perspectives économiques spécifiques à cette année.
Pour donner l’exemple malheureux d’un client de PME Partner : en janvier 2022, un prospect nous contacte car il envisage de céder son entreprise. Il nous missionne dans un premier temps pour réaliser une valorisation de l’entreprise dans l’hypothèse d’une vente à court terme. Cette valorisation ne lui convient pas, il décide donc de reporter la vente à plus tard.
Il revient vers nous en avril 2023, le contexte d’augmentation des taux n’est pas favorable, mais sa condition de santé se dégrade. Il décide malgré tout d’avancer sur la vente. Un accord est trouvé avec un acquéreur sur la base d’un prix inférieur à la valorisation initiale d’environ 25%, bien que supérieure à celles des autres candidats et cohérente par rapport au marché. Malheureusement, des événements imprévisibles mettent l’entreprise en grande difficulté, à tel point que, malgré le fait d’avoir trouvé un autre acquéreur prêt à reprendre l’entreprise en l’état, l’état de la trésorerie a amené le dirigeant à déposer le bilan sans pouvoir attendre un mois de plus que l’acquéreur réunisse les fonds pour prendre la suite.
Il ne s’agit pas ici de critiquer les choix d’un dirigeant, qui a eu son lot de malheurs, mais d’illustrer le fait que le projet personnel du dirigeant, son contexte personnel et humain, doivent être pris en compte. Comme on dit, « un tiens vaut mieux que deux tu l’auras ».
Spécialistes de la cession d’entreprise, nous accompagnons et conseillons les chef(fe)s d’entreprise dans leurs projets de cession ou d’acquisition.
Pourquoi confier la vente de mon entreprise à des experts en cession ?
Céder son entreprise, c’est comme naviguer en mer inconnues : faut-il affronter les vagues seul ou embarquer avec un capitaine expérimenté ? Les experts en cession d’entreprise, malgré leur réputation parfois « coûteuse », sont comme des capitaines qui connaissent les courants de la transaction.
Les experts en fusions et acquisitions endossent la charge de la gestion de l’intégralité du processus de vente. En confiant cette mission à des professionnels expérimentés, vous réaliserez des économies significatives en termes de temps et d’argent. Ce qui vous permettra de maintenir la gestion opérationnelle de votre entreprise.
Dans cet article, nous explorerons les 5 avantages à confier la vente de votre société à un expert en cession d’entreprise :
Attention : cet article ne remplace en aucun cas l’avis d’un expert basé sur votre cas précis ! Il a pour vocation, comme l’intégralité des articles de ce site, de porter à votre connaissance des éléments importants pour votre vie de chef d’entreprise(s), et de vous inciter à consulter des experts lorsque l’enjeu est important. Si vous cédez votre affaire, lisez bien ce qui suit et vous comprendrez pourquoi il faut consulter un expert en cession d’entreprise.
1er avantage : Maximiser la valeur de votre entreprise
Trop souvent, des dirigeants d’entreprises choisissent de vendre leur société sans consulter un expert afin « d’économiser des honoraires », ce qui peut entraîner une perte de valeur in fine, simplement parce qu’ils ne disposent pas de l’expérience pour défendre la véritable de leur entreprise.
La clé pour optimiser la valeur de votre entreprise, réside dans une évaluation professionnelle. Chaque cabinet à sa ou ses méthodes de calcul qui englobent une analyse minutieuse de chaque aspect de votre entreprise, de ses performances financières jusqu’à ses équipes et sa position concurrentielle. Cette étape offre une vision claire de la valeur marchande de votre entreprise et facilite la détermination d’un prix de vente réaliste et compétitif.
L’évaluation d’entreprise réalisée par des professionnels va au-delà de la simple fixation d’un prix. Elle offre une perspective sur les atouts et les aspects clés de votre entreprise, identifiant les points forts à mettre en valeur lors des négociations. Car un prix bien établi et une mise en vente attrayante sur le marché permettent de capter l’attention des acquéreurs les plus sérieux.
Par ailleurs, cette démarche permet d’anticiper et de résoudre d’éventuels points de frictions qui pourraient entraver le processus de vente.
La préservation de la confidentialité justifie pleinement le recours à un expert en cession. Les professionnels opèrent en filtrant les candidats se présentant comme intéressés, ainsi que les détails stratégiques, ne les dévoilant qu’après une évaluation approfondie des acquéreurs potentiels et la mise en place d’un engagement de confidentialité (NDA).
C’est une approche méthodique qui réduit considérablement le risque de violation de la confidentialité, vous offrant une tranquillité d’esprit tout au long du processus de vente. Cet avantage permet d’éviter que les salariés soient informés de la vente, réduisant ainsi le risque qu’ils envisagent de partir ou qu’ils soient débauchés par des concurrents.
Cette gestion adroite de l’information préserve la stabilité opérationnelle de l’entreprise et assure ainsi le succès de la transaction en préservant la confiance entre les deux parties et la réputation de l’entreprise.
3ème avantage : La mise en concurrence stratégique
Un troisième avantage (et non des moindres) de faire appel à un expert en cession, est de mettre en concurrence les acquéreurs potentiels de manière stratégique. Nous positionnons les candidats les uns aux autres, créant ainsi une dynamique concurrentielle bénéfique au vendeur.
Cette dynamique crée une pression positive sur le prix de vente, apportant toujours une satisfaction au vendeur. Un autre point qui permet d’obtenir des conditions plus favorables, non seulement sur le prix mais aussi sur les conditions et les modalités de la transaction, des délais et d’autres aspects.
C’est une approche gagnant-gagnant, le prix de vente et maximiser en stimulant une compétition entre les acquéreurs, tout en offrant une plateforme pour négocier des conditions avantageuses.
4ème avantage : Négocier en votre nom
Une fois la mise en vente lancée, votre entreprise va susciter l’intérêt de divers acquéreurs, certains plus pertinents que d’autres. Parmi les plus sérieux, certains avanceront dans le processus et mettront en place des tactiques visant à évaluer la résistance et la connaissance du cédant ou de l’expert qui le représente. Leur objectif est bien sûr de payer l’entreprise le moins cher possible, et on ne peut le leur reprocher.
En confiant la vente de votre société à un expert en cession d’entreprise, le processus sera plus fluide, évitant les interactions directes avec les acquéreurs. L’expert sera en mesure de défendre vos intérêts, identifier les offres les plus avantageuses des moins pertinentes, et bien entendu, de déterminer les concessions que les acheteurs seraient prêts à accepter.
5ème avantage : Vous restez 100% disponible pour votre entreprise
La vente d’une entreprise est un processus très consommateur de temps, surtout lorsque vous essayez de le faire vous-même, tout en continuant à gérer les opérations quotidiennes. Les experts en cession d’entreprise sont là pour alléger ce fardeau en prenant en charges toutes les tâches liées à la vente, vous permettant ainsi, en tant que chef d’entreprise, de vous concentrer sur l’exploitation et la rentabilité de votre entreprise, car ce n’est pas le moment de baisser les bras !
En vous libérant des responsabilités liées à la vente, les professionnels de la cession d’entreprise optimisent l’efficacité du processus en accélérant la vente et en optimisant les conditions de la transaction. Mais ne vous inquiétez pas, vous serez tenu au courant à chaque étape du processus, et serez accompagné pour les rencontres entre acquéreurs et cédants.
Cela vous permet de ne pas être impacté directement par les nombreuses pertes de temps générées par des candidats inopportuns, mais aussi de vous concentrer sur l’activité pour maintenir ou développer votre entreprise pendant cette période.
En confiant la vente de votre entreprise à des experts en cession, vous optez pour une navigation sécurisée dans le monde de la vente. Ces professionnels expérimentés vont au-delà de l’expertise financière. Ils garantissent la confidentialité de votre projet, une négociation habile, tout en libérant votre énergie pour la gestion opérationnelle. Cet investissement dans ces « capitaines » se traduit par une économie de temps et d’argent, assurant ainsi une transaction réussie.
Spécialistes de la cession d’entreprise, nous accompagnons et conseillons les chef(fe)s d’entreprise dans leurs projets de cession ou d’acquisition.
Si les longues heures de travail, les réunions interminables et les dîners manqués avec votre famille commencent à s’accumuler dans votre esprit, si la foi qui vous emportait auparavant a été remplacée par la routine, … vous pourriez vous demander s’il ne se serait pas temps de passer à une nouvelle étape dans votre vie ou de prendre une décision cruciale pour votre entreprise.
PME Partner a été le guide de confiance pour de nombreux dirigeants d’entreprise confrontés à cette décision pour ces raisons ou bien d’autres. Certains ont choisi de prolonger leur aventure, tandis que d’autres ont choisi de vendre leur société.
Dans cet article, nous mettrons en avant les diverses raisons qui peuvent vous indiquer que le moment est venu de confier les rênes de votre entreprise.
Les raisons personnelles de vendre
Le burn-out
Gérer une entreprise, c’est bien plus que des chiffres dans un bilan. Cela implique un engagement 24h/24h et 7j/7j, des responsabilités ininterrompues et des défis en cascade. Puis un jour l’épuisement professionnel devient inévitable. Si votre état mental et physique ne peut plus être apaisé par des vacances en famille ou quelques jours de repos, il est peut-être temps de réfléchir sérieusement à la vente de votre société. Souvent, en étant dirigeant d’entreprise, le stress et l’épuisement sont inévitable, mais s’ils deviennent trop intenses, ils peuvent avoir des conséquences néfastes pour vous et pour l’entreprise.
Si après mûre réflexion, vous réalisez que continuer à diriger votre entreprise vous apportera plus de souffrance que de satisfaction, il est temps de vendre.
Retrouver du temps en famille
En lançant votre entreprise, vous avez créer de la richesse pour que votre famille puisse en profiter et laisser un jour un héritage à vos enfants. Cependant, la gestion d’une entreprise peut s’avérer très exigeante, ce qui peut amener à sacrifier le temps précieux que vous pourriez consacrer à votre famille.
Après tout, lors de la création de votre affaire, la perspective d’offrir un meilleur avenir à votre famille était une source de motivation majeure. Pourtant, aujourd’hui, ce qui vous préoccupe davantage, c’est de vous libérer du temps et de vous consacrer davantage de moments précieux avec votre famille.
Tous les entrepreneurs le savent, ce n’est pas l’argent qui donne la motivation et l’énergie ! Certes c’est bien appréciable, mais cela ne fait pas tout.
Ainsi la plupart des dirigeants profitent un peu, mais sont souvent limités par une restriction mentale liée à leur activité omniprésente.
Certains continueront l’aventure pour « avoir toujours plus » (chacun son choix), mais parfois se poser sur le sujet permet de considérer qu’après tout, céder son entreprise maintenant plutôt que dans 10 ans permettrait de pouvoir profiter du fruit de son travail …
Outre les aspects de stress, le moment de vendre votre entreprise peut également être dicté par des facteurs personnels positifs. Le désir de réaliser d’autres rêves, d’aspirer à une retraite bien méritée, ou à consacrer du temps à votre famille. La vente de votre entreprise peut être le moyen d’accomplir ces aspirations et de s’épanouir sur le plan personnel.
Les raisons professionnelles de vendre
Le cycle de vie
Un des facteurs financiers essentiels à considérer lors de la vente de votre entreprise est son cycle de vie. L’histoire de votre société est marquée par des fluctuations régulières ou irrégulières.
L’objectif idéal est de vendre lorsque l’entreprise atteint sa maturité, mais la détermination du moment précis peut s’avérer difficile. Vous pourriez être tenté de vendre lorsqu’elle est en plein essor, craignant de ne pas pouvoir maximiser son prix. Ou à l’inverse, vendre lorsque les bénéfices augmentent. Évaluez les risques liés à la baisse des bénéfices et prenez la décision de vendre lorsque cela est financièrement judicieux.
Le déclin de votre entreprise
Autre situation, votre entreprise est en déclin, il est donc difficile de décider quel sort vous allez donner à votre société. Dans de telles circonstances, la clé réside dans la prudence et la planification. Il est essentiel de réduire les coûts opérationnels et d’explorer les possibilités de redressement.
Cependant, il arrive un moment où quoi que vous fassiez, le choix le plus judicieux sera de vendre. Le timing idéal dépendra de divers facteurs, notamment l’ampleur du déclin, la valeur résiduelle de l’entreprise et les perspectives d’amélioration. En général, il est sage de ne pas attendre trop longtemps, car la valeur de l’entreprise peut diminuer davantage. Une évaluation professionnelle et des conseils d’experts en cession d’entreprise seront précieux pour prendre la décision.
En fin de compte, pouvoir déterminer le bon moment pour vendre votre entreprise dépend de divers facteurs, personnels ou professionnels en lien avec le cycle de vie de votre entreprise. Néanmoins, prendre en compte ces éléments peut vous aider à décider si le moment est propice à la vente, ou s’il vaut mieux attendre quelques temps.
Comment gérer l’immobilier lors de la vente d’une entreprise ?
Vous avez pris la décision de céder votre entreprise, mais une question se pose : que faire des biens immobiliers associés à votre activité ? Si vous possédez des biens immobiliers, la vente de votre entreprise ne se limite pas seulement au transfert de parts. Elle englobe également la gestion de l’immobilier. Inclure l’immobilier dans la vente de l’entreprise ? Rester propriétaire et envisager une prolongation du bail avec l’acquéreur ?
Dans cet article, nous explorerons les différentes options envisageables concernant l’immobilier associé à votre activité.
Attention : cet article ne remplace en aucun cas l’avis d’un expert ! Il a pour vocation, comme l’intégralité des articles de ce site, de porter à votre connaissance des éléments importants pour votre vie de chef d’entreprise(s), et de vous inciter à consulter des experts lorsque l’enjeu est important. Si vous cédez votre affaire, lisez bien ce qui suit et vous comprendrez pourquoi il faut consulter un expert en cession d’entreprise.
Vendre l’immobilier à l’acquéreur
L’approche la plus directe consiste à vendre les biens immobiliers à l’acquéreur de l’entreprise. Une option souvent privilégiée par les acquéreurs désireux de posséder à la fois l’entreprise et les locaux.
Cette option offre la tranquillité d’esprit tant au nouveau propriétaire qu’à l’ancien dirigeant d’entreprise. En permettant au nouveau dirigeant de poursuivre l’activité dans les mêmes locaux et les mêmes conditions. Ce qui assure une transition en douceur pour le vendeur. De plus, pour le cédant, elle offre une tranquillité d’esprit en le libérant des soucis liés à la gestion immobilière; cela lui permet de repartir à zéro et de se concentrer sur ses nouveaux objectifs. Côté acquéreur, pour ceux qui ont cette approche, cela leur permet « de payer un crédit plutôt qu’un loyer », et ainsi de capitaliser.
Cependant, il arrive que l’acquéreur de l’entreprise ne souhaite pas acquérir le bien immobilier utilisé par l’exploitation. Certains acquéreurs préfèrent ne pas immobiliser un capital supplémentaire juste après l’achat de l’entreprise. Tandis que d’autres, tels les groupes de capital-investissement, préfèrent généralement louer la propriété pour des raisons fiscales.
Ainsi, si votre acquéreur souhaite acheter l’immobilier de votre entreprise, cela sera bénéfique pour vous. Cependant, si ce n’est pas le cas, d’autres alternatives sont envisageables.
Rester le propriétaire de l’immobilier
Si l’acquéreur de votre entreprise ne souhaite pas inclure l’immobilier dans la transaction, une option à envisager est de proposer la location de ces locaux à l’acquéreur. Cette approche peut s’avérer avantageuse si vous avez l’intention de conserver la propriété immobilière tout en continuant à générer des revenus réguliers sous forme de loyers mensuels.
Toutefois, il est essentiel de noter qu’en optant pour la location à l’acquéreur, vous maintenez un lien avec votre ancienne entreprise. Si vous pensez qu’il pourrait être difficile de voir le nouveau propriétaire apporter des modifications à la société pendant la période de location, il pourrait être préférable de trouver une alternative pour vendre l’immobilier. Cette décision permettrait de mettre fin à toute implication directe avec l’entreprise tout en bénéficiant d’un montant plus important grâce à la vente de l’immobilier.
Vendre l’immobilier à un tiers
Si ces deux options ne sont pas envisageables pour les deux parties, une dernière option reste possible. Vendre d’immobilier à un tiers. Dans cette situation, un tiers non impliqué dans la transaction de la société achète votre bien immobilier et conclut un accord de location avec l’acquéreur de votre entreprise. Cette solution peut s’avérer gagnant-gagnant pour vous, l’investisseur et l’acquéreur.
Pour vous, cela signifie la possibilité de maximiser la valeur de votre bien immobilier en le vendant. Et éviter toutes attaches avec votre ancienne entreprise.
Pour l’investisseur, cela offre l’opportunité d’acquérir un bien immobilier avec un locataire en place, réduisant ainsi les risques liés à la recherche d’un locataire.
La gestion de l’immobilier lors de la vente d’une entreprise offre des choix variés : louer à l’acquéreur pour maintenir des revenus stables, vendre au repreneur ou à un tiers pour une séparation nette. Le choix dépend de vos objectifs financiers et de votre attachement à l’entreprise. Il est important que vous consultiez des professionnels en droit des affaires et en immobilier pour évaluer les implications juridiques et fiscales spécifiques. PME Partner est prêt à vous guider vers la meilleure décision pour votre entreprise et vos biens immobiliers.
Spécialistes de la cession d’entreprise, nous accompagnons et conseillons les chef(fe)s d’entreprise dans leurs projets de cession ou d’acquisition.
Vous êtes dirigeant d’une entreprise ? Vous seriez surpris d’apprendre que près de 80% des entreprises cédées sont endettées ! Si l’idée de vendre votre entreprise vous effleure, vous vous demandez sûrement ce que deviendra cette dette une fois que quelqu’un achètera votre société.
Il est vrai qu’au cours du temps, une entreprise accumule diverses dettes. Parmi les dettes à long terme on retrouve les prêts destinés à l’acquisition de biens immobiliers (de plus en plus rare car les SCI sont un véhicule aujourd’hui assez connu), les dettes liées aux véhicules de l’entreprise ou encore des prêts contractés par le biais de l’entreprise pour financer divers investissements. Ces différentes dettes influencent bien évidemment la vente d’une entreprise.
Dans cet article, découvrez les secrets de la gestion de la dette dans le cadre de la vente d’une entreprise.
Dans le cas d’une cession de fonds de commerce, le cédant est tenu de régler les dettes long terme à la suite de la clôture de la transaction. Cela inclut toutes sortes de prêts : ceux pour l’achat de biens immobiliers, des véhicules et d’autres prêts contractés par le biais de l’entreprise.
Généralement les banques demandent que ces dettes long terme soient apurées grâce aux recettes provenant de la vente. Donc gardez à l’esprit que le montant que vous emporterez à la vente sera impacté par le remboursement de ces prêts.
Vous pourriez-vous demander pourquoi cette responsabilité vous incombe. Après tout, l’acheteur va bénéficier des actifs pour lesquels vous devrez rembourser les prêts. Alors, pourquoi ne prend-il pas en charge le passif ?
Lorsqu’on évalue une entreprise ou un fonds de commerce, plusieurs ajustements sont apportés aux bénéfices pour montrer aux acheteurs le véritable potentiel financier de l’acquérir. L’un de ces ajustements concerne les intérêts liés aux prêts impayés de l’entreprise. Les intérêts de vos prêts sont inclus dans la valorisation de l’entreprise, car on suppose que vous les rembourserez à la clôture. En ajoutant ces intérêts, les revenus de votre entreprise semblent plus élevés, ce qui est nécessaire pour obtenir une évaluation précise.
Ainsi, les valorisations d’entreprises sont réalisées en supposant que les actifs seront libérés de toute dette.
Transférer les dettes à l’acheteur
Dans la plupart des opérations, le passif est transféré à l’acquéreur, moyennant une réduction du prix de vente d’autant. Ce qui est logique, car celui-ci prendra en charge le remboursement de l’emprunt.
Par exemple, imaginons que l’entreprise ait récemment acquis un nouvel équipement au moment de la mise en vente. Lors de la rédaction du contrat, le cédant n’avait pas encore pris livraison du matériel et avait financé son achat par le biais d’un prêt.
Dans ce scénario, l’acquisition de cet équipement était essentielle au fonctionnement de l’entreprise, donc l’acheteur a accepté de prendre en charge le remboursement du prêt, conscient de l’importance du matériel pour la croissance de l’entreprise. Dans d’autres cas, il peut s’agir d’équipement nécessitant des réparations ou un remplacement, afin d’éviter toute transmission d’actifs défectueux qui pourrait léser l’acheteur.
Ainsi il n’y a pas d’obligations de rembourser les emprunts avant la cession d’une entreprise, mais il est légitime de prendre en compte ces dettes pour la définition du prix de vente.
Par ailleurs, il faudra bien que l’avocat du cédant prenne en compte le transfert de caution auprès de la banque : il s’agit d’éviter que le cédant reste caution personnelle pour le prêt de l’entreprise après la vente.
Quand la dette ne peut pas être transférée
Bien qu’il soit envisageable de négocier le transfert de la dette à l’acheteur, dans certaines situations, le transfert se révèle impossible.
Des dettes peuvent être assorties de clauses dites « anti-cession », qui proscrivent le transfert du prêt à un tiers. De plus, il est possible de retrouver des clauses restrictives qui empêchent l’entreprise de subir des changements majeurs, tels que le changement de propriétaire.
La gestion de la dette lors d’une vente d’entreprise est une étape cruciale pour tout cédant. Dans de nombreux cas, la responsabilité du remboursement des dettes revient au vendeur, ce qui peut avoir un impact sur le montant de la transaction.
Il est important de souligner que vendre une entreprise avec des dettes n’est pas la même que vendre une entreprise qui est en déclin et qui est sur le point de passer en liquidation judiciaire. Dans le cas où une entreprise serait en difficulté financière, proche de la liquidation judiciaire, la vente de la société est fortement compromise car les acheteurs seront réticents, voir indifférents à la vente.
Spécialistes de la cession d’entreprise, nous accompagnons et conseillons les chef(fe)s d’entreprise dans leurs projets de cession ou d’acquisition.
La reprise d’entreprise est une étape cruciale dans la vie d’une personne, et les repreneurs d’entreprise jouent un rôle essentiel dans le maintien des compétences sur un territoire, mais aussi dans le développement économique de notre pays.
Les repreneurs se présentent sous différents profils, chacun ayant ses motivations, ses préférences et ses stratégies d’acquisition.
Dans cet article, nous allons explorer les trois principaux types de repreneurs d’entreprise : les prudents, les indifférents et les aventuriers. Comprendre ces différents profils nous permettra de mieux saisir les enjeux liés à la reprise d’entreprise. Et ainsi déterminer quel type de repreneur peut être le plus adapté à un contexte donné.
Les repreneurs prudents : des acheteurs attentifs à la stabilité financière
Les repreneurs prudents sont caractérisés par leur approche prudente et réfléchie. De ce fait, ils privilégient la sécurité financière et cherchent à minimiser les risques liés à la reprise d’entreprise. Ces acquéreurs sont attirés par des entreprises qui affichent uns situation financière solide et qui ne présentent pas de problèmes fiscaux majeurs. Ainsi, ils préfèrent souvent se tourner vers l’acquisition d’entreprises individuelles ou de prestataires de services.
Pour les cédants dont l’entreprise est en bonne santé financière et dont la stabilité est un enjeu majeur, un repreneur prudent peut être une option appropriée. Ces acquéreurs peuvent être des entrepreneurs expérimentés ou des personnes qui ont déjà exercé des fonctions de dirigeants et qui cherchent à investir dans une entreprise sûre et bien établie.
Les repreneurs aventuriers : le goût du défi entrepreneurial
Les aventuriers sont des repreneurs qui aiment relever les défis et qui ont un appétit pour le risque calculé. En effet, ils sont attirés par les opportunités de redressement et de relance d’entreprises en difficulté ou en période de redressement. Donc ces acquéreurs sont prêts à prendre des risques sous certaines conditions, et il recherchent souvent des petites entreprises avec un fort potentiel de croissance.
Si vous êtes un cédant dont l’entreprise traverse des difficultés et que vous recherchez un repreneur. Ce profil pourra donner un nouvel élan et pourrait être le partenaire idéal. Ainsi, ces acheteurs sont souvent motivés par la possibilité de transformer une entreprise en difficulté en une réussite florissante.
Les repreneurs indifférents : ouverts à toutes les opportunités
Les acquéreurs indifférents se caractérisent par leur ouverture à tous les types de secteurs d’activité. En effet, ils n’ont pas de préférence particulière quant à la santé financière de l’entreprise à reprendre. Ces acquéreurs peuvent avoir une expérience variée en tant que dirigeants et cherchent à investir dans des entreprises de différents domaines.
Pour les cédants dont l’entreprise opère dans des secteurs variés et qui souhaitent élargir les possibilités de cession. Le repreneur indifférent peut être une option intéressante. Grâce à leur diversité d’expérience cela leur permet de s’adapter à différents marchés. Et de faire prospérer l’entreprise dans des domaines nouveaux.
En somme, il n’existe pas de profil de repreneur universel idéal. Toutefois, chaque cédant doit évaluer attentivement ses propres besoins et objectifs pour choisir son repreneur. Celui qui convient le mieux à sa situation spécifique. En effet, la réussite de la vente votre entreprise dépendra en grande partie de cette décision.
Il est important de prendre le temps d’examiner les profils de repreneurs potentiels. Rencontrer plusieurs candidats et de poser des questions clés pour mieux comprendre leurs motivations, leurs expériences et leurs projets pour votre entreprise. Ainsi, c’est en choisissant le repreneur idéal que vous pourrez non seulement assurer la pérennité de votre entreprise, mais aussi contribuer à l’économie et au tissu entrepreneurial de votre région.
Pour plus de détails sur notre accompagnement à la cession, cliquez sur le lien pour accéder à notre page dédiée.
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Les avantages de la donation avant cession d’entreprise
La cession d’une entreprise et la transmission du patrimoine constituent des étapes cruciales pour les chefs d’entreprise qui envisagent de céder leur société. Parmi les stratégies envisageables, la donation avant cession offre une opportunité intéressante pour transmettre une partie du patrimoine aux enfants tout en optimisant la fiscalité.
Dans cet article, nous allons explorer en détail la stratégie de donation avant cession, ses avantages fiscaux et les conditions nécessaires à sa mise en place.
Attention : cet article ne remplace en aucun cas l’avis d’un expert ! Il a pour vocation, comme l’intégralité des articles de ce site, de porter à votre connaissance des éléments importants pour votre vie de chef d’entreprise(s), et de vous inciter à consulter des experts lorsque l’enjeu est important. Si vous cédez votre affaire, lisez bien ce qui suit et vous comprendrez pourquoi il faut consulter à minima votre expert comptable, voire un avocat fiscaliste.
Transmission de patrimoine lors de la cession d’entreprise
La méthode la plus courante consiste pour le chef d’entreprise à céder les titres de sa société, puis à donner tout ou partie du prix de cession à ses enfants. Cependant, cette approche entraîne une double imposition sur la plus-value et sur la donation.
Tout d’abord, la plus-value réalisée lors de la cession est soumise à l’impôt sur le revenu, aux prélèvements sociaux et, le cas échéant, à la contribution exceptionnelle sur les hauts revenus. Cette imposition peut représenter une part importante du produit de la cession, 30 % en Flat Tax dans le cas le moins optimisé (pour les autres cas voir notre article à propos de la fiscalité de la cession d’entreprise).
Ensuite, la donation des capitaux est assujettie aux Droits de Mutation à Titre Gratuit (DMTG), avec l’application des abattements prévus pour les transmissions en ligne directe. Malgré ces abattements (pouvant tout de même représenter 100 k€ par enfant), les droits de donation peuvent être substantiels, en particulier lorsque la valeur des titres est élevée.
Si certains aspects peuvent être optimisés (abattement pour durée de détention, donation de 100 k€ par enfants…), il est possible de faire bien plus efficace, fiscalement parlant.
Optimisation de la fiscalité par une donation avant cession
Pour minimiser la charge fiscale liée à la cession d’entreprise, le dirigeant cédant peut envisager une donation avant cession.
La donation avant cession implique d’inverser l’ordre chronologique des opérations. De même, le cédant commence par donner les titres de sa société à ses enfants, qui les revendront ultérieurement à un tiers repreneur. Ainsi, seule la donation est soumise à taxation (au delà des 100 k€ par enfant et par parent), évitant ainsi l’imposition des plus-values mobilières.
Concrètement, le parent (cédant de l’entreprise) donne des titres à son enfant à la valeur (supposée) de vente. Ainsi lors de la cession de l’entreprise, l’enfant vendra ses parts mais sans réaliser de plus value. Seuls les droits sur la donation seront appliqués. Cette stratégie présente l’avantage de purger les plus-values latentes sur les titres donnés. Lorsque les enfants revendront les titres, la plus-value de cession sera calculée en fonction de la différence entre le prix de cession et la valeur retenue lors de l’acte de donation. Ainsi, la revente intervient peu de temps après la donation, la plus-value taxable sera quasi inexistante.
En d’autres termes, si l’on combine cette approche avec les exonérations que permet l’administration fiscale, cela peut être d’autant plus intéressant. En effet, il est possible d’éviter les droits de donation sur une partie non-négligeable (cela dépend de son référentiel de base bien sûr). Pour reprendre mot pour mot l’administration fiscale :
« Chaque parent peut ainsi donner jusqu’à 100 000 € par enfant sans qu’il y ait de droits de donation à payer. Un couple peut donc transmettre à chacun de ses enfants 200 000 € en exonération de droits. »
« Sous les mêmes conditions, les donations consenties aux petits-enfants bénéficient d’un abattement de 31 865 €, et celles consenties aux arrière-petits-enfants de 5 310 €. »
En somme, l’application de la donation avant cession entraîne plusieurs conséquences fiscales favorables:
La plus-value est définitivement purgée (impôt sur le revenu et prélèvements sociaux).
Les droits de donation sont payés par le bénéficiaire (ou le donateur, sans frais supplémentaires).
L’intention libérale de la donation est respectée.
Exemple Concret
Prenons un exemple concret pour illustrer les avantages de la donation avant cession:
Supposons que Mme Martin, dirigeante d’une entreprise, souhaite céder sa société, achetée à 300 000 €, elle est aujourd’hui évaluée à 500 000 €, générant ainsi une plus-value de 200 000 €.
Si Mme Martin opte pour une cession suivie d’une donation de 100 000 € à chacun de ses enfants, elle sera imposée sur la plus-value à hauteur de 60 000 € ( en prenant le pire des scénarios, la Flat Tax à 30%) et les droits de donation seront nuls (1ère donation en ligne directe) .
En revanche, si elle choisit la donation avant cession, elle sera dans un premier temps exonérée de taxation sur la donation, puis les enfants ne faisant pas de plus-value, ils ne seront pas non plus taxés. Et Mme Martin économisera 24 000 € de taxation sur la plus-value qu’elle va réaliser.
Dès lors, il est important de noter que la mise en place d’une donation avant cession nécessite le respect de certaines conditions essentielles. Parmi ces conditions, on peut citer :
La donation doit être réalisée avant la cession effective de l’entreprise.
La donation doit être faite de manière irrévocable et sans réserve de jouissance.
La donation doit être évaluée à sa juste valeur au moment de la transmission.
La donation doit être enregistrée auprès des autorités fiscales compétentes.
Ainsi, la donation avant cession est une stratégie fiscale efficace pour optimiser la transmission du patrimoine tout en réduisant la fiscalité. En inversant l’ordre des opérations, le cédant peut purger les plus-values latentes et éviter une double imposition. Cependant, il est crucial de respecter les conditions spécifiques à cette stratégie.
Spécialistes de la cession d’entreprise, nous accompagnons et conseillons les chef(fe)s d’entreprise dans leurs projets de cession ou d’acquisition.