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Comment évaluer la solidité d’un repreneur avant de lui céder son entreprise ?

Comment évaluer la solidité d’un repreneur avant de lui céder son entreprise ?

La question de la solidité d’un repreneur suscite souvent des interrogations et parfois même de la méfiance. Un dirigeant qui envisage de céder son entreprise doit s’assurer que son acquéreur sera capable d’honorer ses engagements, de financer l’opération et de faire perdurer l’activité. Comment expliquer que certains repreneurs inspirent une confiance immédiate, tandis que d’autres semblent fragiles malgré des promesses attractives ? Comprendre comment évaluer la fiabilité d’un repreneur est essentiel pour le cédant comme pour le repreneur lui-même.

reprise d'entreprise

La capacité financière : un critère incontournable

1. L’apport personnel

Un repreneur crédible doit disposer d’un apport personnel suffisant. Il est généralement attendu qu’il couvre entre 20 et 30 % du prix de cession. Cet apport constitue un signe d’engagement, mais aussi une condition indispensable pour convaincre les banques. Un apport trop faible peut fragiliser l’ensemble du projet, tandis qu’un apport conséquent traduit une volonté réelle de s’investir dans la reprise.

2. Le plan de financement

Au-delà de l’apport, l’étude du plan de financement est déterminante. Celui-ci doit préciser la part des fonds propres, le recours aux emprunts, les éventuelles aides ou investisseurs mobilisés, ainsi que la durée et les modalités de remboursement. Un plan de financement clair et réaliste inspire confiance, tandis qu’un montage trop approximatif révèle un manque de préparation.

3. Les accords bancaires

La capacité à obtenir un accord de principe d’une banque ou d’un organisme financier est un indicateur fort de la solidité du repreneur. Lorsqu’un établissement bancaire accepte de soutenir un projet, cela signifie qu’il a été jugé viable après une analyse rigoureuse. À l’inverse, l’absence de soutien bancaire à ce stade est mauvais signe.

Les compétences et l’expérience : entre expertise et leadership

1. La connaissance du secteur

Reprendre une entreprise suppose de maîtriser ses règles, ses contraintes et ses opportunités. Un repreneur issu du même secteur d’activité aura une meilleure compréhension des enjeux, ce qui réduit considérablement les risques. À l’inverse, un candidat totalement étranger au métier devra démontrer sa capacité à s’entourer de personnes expérimentées pour pallier ses lacunes.

2. Le parcours professionnel et managérial

Au-delà de la connaissance sectorielle, l’expérience en management est essentielle. Un repreneur qui a déjà dirigé une équipe, géré un centre de profit ou assumé des responsabilités stratégiques inspire naturellement davantage de confiance. La reprise d’une entreprise implique des choix difficiles et la gestion d’imprévus : seules des compétences de leadership éprouvées permettent de les affronter.

3. La complémentarité avec les besoins de l’entreprise

Chaque entreprise a ses spécificités. La solidité d’un repreneur s’évalue aussi à l’aune de sa capacité à répondre aux enjeux précis de la société qu’il veut acquérir. Un profil commercial pourra relancer une entreprise qui manque de dynamisme commercial, tandis qu’un profil gestionnaire rassurera sur la continuité d’une structure en pleine croissance.

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Le projet et les hypothèses retenues : entre prudence et ambition

1. La clarté des motivations

Un projet solide repose sur des motivations claires. Un repreneur doit expliquer pourquoi il souhaite acquérir une entreprise, pourquoi il s’intéresse à celle-ci en particulier et comment il envisage son rôle à long terme. Des réponses sincères et cohérentes sont un signe de fiabilité, tandis que des motivations trop floues ou opportunistes constituent un signal d’alerte.

2. La vision stratégique

La qualité du projet se juge aussi à la vision stratégique. Un repreneur sérieux est capable de décrire sa feuille de route : investissements nécessaires, politique commerciale, gestion des ressources humaines, développement à moyen terme. Un projet trop optimiste, qui promet une croissance rapide sans analyse précise, traduit un manque de maturité.

3. L’équilibre entre ambition et réalisme

Comme pour la valorisation d’une entreprise, l’évaluation d’un repreneur dépend de l’équilibre entre prudence et ambition. Un candidat qui identifie clairement les risques tout en proposant des solutions réalistes démontre une bonne préparation. À l’inverse, un discours excessivement enthousiaste, sans prise en compte des contraintes, fragilise sa crédibilité.

Les garanties juridiques et contractuelles : un révélateur de sérieux

1. La garantie d’actif et de passif

La négociation de la garantie d’actif et de passif révèle souvent l’état d’esprit du repreneur. Un acquéreur solide accepte une discussion équilibrée sur cette clause qui sécurise la transaction, tandis qu’un candidat plus fragile cherchera à contourner ou à limiter ses engagements.

2. Le complément de prix (earn-out)

Le recours à un complément de prix, conditionné aux résultats futurs de l’entreprise, constitue une autre manière de mesurer l’implication du repreneur. Un acquéreur confiant dans son projet acceptera ce mécanisme qui l’incite à faire progresser la société, alors qu’un repreneur hésitant préférera l’écarter.

3. Les garanties financières

La mise en place de garanties financières, comme un séquestre temporaire ou une caution bancaire, est un signe de sérieux. Ces dispositifs rassurent le cédant sur le paiement du prix et démontrent que le repreneur est prêt à sécuriser ses engagements.

Les signaux faibles : savoir décoder le comportement

Le comportement du repreneur est souvent aussi révélateur que ses chiffres. Un candidat qui tarde à fournir des documents, qui change régulièrement de discours ou qui refuse certaines clauses de base doit être évalué avec prudence. À l’inverse, un repreneur constant, transparent et réactif témoigne d’une fiabilité plus grande. La solidité se mesure donc autant dans l’attitude que dans les moyens financiers ou techniques.

Le rôle des experts : sécuriser l’évaluation

Un dirigeant ne peut pas tout vérifier seul. Les experts jouent un rôle crucial pour objectiver l’analyse. Le cabinet de cession agit comme premier filtre en validant le sérieux des candidats. L’expert-comptable se charge d’examiner la cohérence du plan de financement et de détecter les faiblesses cachées. L’avocat spécialisé, enfin, sécurise les clauses contractuelles et protège le cédant en cas de litige. Cet accompagnement professionnel transforme une impression subjective en évaluation structurée et fiable.

La préparation de l’entreprise : un facteur déterminant

La qualité des repreneurs intéressés dépend aussi de l’état de préparation de l’entreprise mise en vente. Une société organisée, rentable et autonome attire des candidats crédibles. À l’inverse, une entreprise trop dépendante de son dirigeant ou mal structurée attire davantage des profils opportunistes. Préparer sa société en amont, optimiser sa rentabilité et sécuriser ses contrats est donc une manière indirecte mais efficace d’attirer des repreneurs solides.

La solidité du repreneur, clé de la transmission

Évaluer la solidité d’un repreneur ne repose jamais sur un seul critère. C’est la combinaison de sa capacité financière, de son expérience, de la cohérence de son projet, de son attitude et des garanties qu’il accepte qui permet de trancher. Un acquéreur fiable est celui qui réunit ces différents éléments et qui s’inscrit dans une démarche claire et réaliste.

La transmission d’une entreprise n’est pas qu’une transaction financière, c’est aussi une étape humaine et stratégique qui engage l’avenir d’un savoir-faire et d’une équipe. Bien évaluer la solidité du repreneur, c’est se donner toutes les chances de sécuriser son prix de vente, de protéger son héritage et d’assurer la continuité de l’entreprise.

Spécialistes de la cession d’entreprise, nous accompagnons et conseillons les chef(fe)s d’entreprise dans leurs projets de cession ou d’acquisition.

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Quels sont les différents profils de repreneurs ?

Les différents profils de repreneurs d’entreprise

La reprise d’entreprise est une étape cruciale dans la vie d’une personne, et les repreneurs d’entreprise jouent un rôle essentiel dans le maintien des compétences sur un territoire, mais aussi dans le développement économique de notre pays.

Les repreneurs se présentent sous différents profils, chacun ayant ses motivations, ses préférences et ses stratégies d’acquisition.

Dans cet article, nous allons explorer les trois principaux types de repreneurs d’entreprise : les prudents, les indifférents et les aventuriers. Comprendre ces différents profils nous permettra de mieux saisir les enjeux liés à la reprise d’entreprise. Et ainsi déterminer quel type de repreneur peut être le plus adapté à un contexte donné.

Au sommaire de cet article :

quels sont les differents types de repreneurs d'entreprise

Les repreneurs prudents : des acheteurs attentifs à la stabilité financière

différents types d'acquéreurs d'entreprise

Les repreneurs prudents sont caractérisés par leur approche prudente et réfléchie. De ce fait, ils privilégient la sécurité financière et cherchent à minimiser les risques liés à la reprise d’entreprise. Ces acquéreurs sont attirés par des entreprises qui affichent uns situation financière solide et qui ne présentent pas de problèmes fiscaux majeurs. Ainsi, ils préfèrent souvent se tourner vers l’acquisition d’entreprises individuelles ou de prestataires de services.

Pour les cédants dont l’entreprise est en bonne santé financière et dont la stabilité est un enjeu majeur, un repreneur prudent peut être une option appropriée. Ces acquéreurs peuvent être des entrepreneurs expérimentés ou des personnes qui ont déjà exercé des fonctions de dirigeants et qui cherchent à investir dans une entreprise sûre et bien établie.

différents types de repreneurs d'entreprise

Les repreneurs aventuriers : le goût du défi entrepreneurial

Les aventuriers sont des repreneurs qui aiment relever les défis et qui ont un appétit pour le risque calculé. En effet, ils sont attirés par les opportunités de redressement et de relance d’entreprises en difficulté ou en période de redressement. Donc ces acquéreurs sont prêts à prendre des risques sous certaines conditions, et il recherchent souvent des petites entreprises avec un fort potentiel de croissance.

Si vous êtes un cédant dont l’entreprise traverse des difficultés et que vous recherchez un repreneur. Ce profil pourra donner un nouvel élan et pourrait être le partenaire idéal. Ainsi, ces acheteurs sont souvent motivés par la possibilité de transformer une entreprise en difficulté en une réussite florissante.

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Les repreneurs indifférents : ouverts à toutes les opportunités

Les acquéreurs indifférents se caractérisent par leur ouverture à tous les types de secteurs d’activité. En effet, ils n’ont pas de préférence particulière quant à la santé financière de l’entreprise à reprendre. Ces acquéreurs peuvent avoir une expérience variée en tant que dirigeants et cherchent à investir dans des entreprises de différents domaines.

différents types de repreneurs d'entreprise

Pour les cédants dont l’entreprise opère dans des secteurs variés et qui souhaitent élargir les possibilités de cession. Le repreneur indifférent peut être une option intéressante. Grâce à leur diversité d’expérience cela leur permet de s’adapter à différents marchés. Et de faire prospérer l’entreprise dans des domaines nouveaux.

différents types de repreneurs d'entreprise

En somme, il n’existe pas de profil de repreneur universel idéal. Toutefois, chaque cédant doit évaluer attentivement ses propres besoins et objectifs pour choisir son repreneur. Celui qui convient le mieux à sa situation spécifique. En effet, la réussite de la vente votre entreprise dépendra en grande partie de cette décision.

Il est important de prendre le temps d’examiner les profils de repreneurs potentiels. Rencontrer plusieurs candidats et de poser des questions clés pour mieux comprendre leurs motivations, leurs expériences et leurs projets pour votre entreprise. Ainsi, c’est en choisissant le repreneur idéal que vous pourrez non seulement assurer la pérennité de votre entreprise, mais aussi contribuer à l’économie et au tissu entrepreneurial de votre région.

Pour plus de détails sur notre accompagnement à la cession, cliquez sur le lien pour accéder à notre page dédiée.

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Reprendre une entreprise en période post-Covid

Quels sont les impacts et conséquences de la crise sanitaire sur la transmission des TPE et PME en France ?

Les années 2020 et 2021 resteront longtemps dans l’esprit des chefs d’entreprise. A l’heure où cet article est écrit cette crise que nous traversons n’en est qu’à ses débuts pour beaucoup de TPE et PME. Si les deux mois de confinement ont sacrifié la trésorerie de nombreuses d’entre elles, d’autres ont pu s’en sortir mais au prix fort. Et le second confinement, bien que moins contraignant, leur a mis un second coup parfois fatal. Elles compteront sur un regain d’activité pour s’en sortir sans trop de casse. Et pour certaines d’entre elles, il faudra envisager d’autres options afin de préserver les emplois.

Nous sommes contactés tous les jours par des chefs d’entreprises de tout genre, cédants ou repreneurs, qui nous posent les mêmes questions. Et souvent avec des aprioris biaisés, ce qui met en risque leur raisonnement. Étant donné que de nombreux emplois sont en jeu, ainsi que la préservation de l’identité de ces entreprises et/ou de leur savoir-faire, il est important de disposer de certaines précisions.

Voici quelques réflexions à propos de la crise du Covid et son impact sur la reprise d’entreprise :

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« C’est la crise, il y a de bonnes affaires à faire »

Après un certain nombre de discussions sur le sujet, avec des repreneurs potentiels, des chefs d’entreprise réfléchissant à de la croissance externe, avec des confrères… la conclusion est toujours la même : si c’est dans le cadre d’entreprises mises en vente du fait de la crise, alors à 99% non, il n’y a pas de « bonnes affaires à faire ». Sauf pour les 1% qui auront de la chance.

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Car aujourd’hui l’essentiel des entreprises « potentiellement » à reprendre sont des entreprises en grande difficulté. Il s’agit notamment de problématiques de trésorerie, amenant à un défaut de paiement. Si la structure n’a pu se constituer une trésorerie suffisante permettant de dépasser 2 mois de crise, et ce malgré les aides, alors il y avait probablement une fragilité préalable.

Ce qui signifie qu’elles seront à reprendre à la barre du tribunal de commerce. Les acquéreurs devront se montrer très réactifs, et compter sur la qualité de leur connaissance de la cible pour se positionner avec un risque maîtrisé. Car les mandataires judiciaires auront malheureusement beaucoup de travail, probablement peu de temps pour traiter chaque affaire, avec des dossiers moins fournis et approfondis que d’usage.

Ainsi à moins de déjà connaître la cible (avant la crise), d’avoir bien étudié le dossier en amont, se risquer à reprendre une affaire dans des délais aussi courts s’avère tout au moins discutable.

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Pour ceux qui auront « la chance » de bien connaitre la cible, d’avoir identifié les raisons qui font qu’elle se retrouve dans cette situation suite à la pandémie, alors le risque est mieux maîtrisé. A condition de disposer des fonds pour l’acquisition bien sûr, car il ne faudra pas compter sur les banques pour participer à hauteur de ce qu’elle aurait financé en temps normal. Le recours à un courtier en financement peut permettre de faciliter les choses, notamment en termes de faisabilité et de délais.

Pour les autres, à moins de disposer de fonds significatifs permettant de financer des dossiers en « demi-aveugle » avec un niveau de risque élevé, les seules « bonnes affaires » possibles sont les entreprises à céder mais pour des raisons plus standard de changement de vie, nouveaux projets du cédant ou départ à la retraite.

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« Le prix de vente d’une entreprise baisse fortement en période de crise sanitaire »

Certains repreneurs étaient en cours de discussion sur des dossiers avant le début du premier confinement, puis en fin d’année 2020 et sont revenus vers nous en demandant si le prix des affaires en vente était revu à la baisse. Cela amène à considérer ce qui constitue la valorisation d’une entreprise, sujet déjà abordé dans des articles précédents pour ceux qui chercheront plus de détails.

La réflexion qui doit être menée est la suivante : l’entreprise est-elle impactée sur le moyen terme ? Est-ce que la crise va avoir un impact au-delà de la période de crise sanitaire, après la cession effective ?

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Si c’est le cas, alors effectivement si l’acquéreur risque de reprendre une entreprise dont l’activité va être impactée négativement pendant les 6/12/18 mois suivant l’acquisition, effectivement le prix de cession doit être revu. Différentes options sont possibles, par exemple la transformation d’une partie du prix en variable conditionnée via une clause d’earn-out.

S’il se trouve que du fait de ses spécificités et le marché, l’activité va retrouver dans les mois à venir un rythme identique à ce qui était avant la crise, alors pourquoi le prix devrait-il être revu à la baisse ?

Certains seraient tentés de répondre : « parce que le résultat de l’exercice va nécessairement être moindre ». C’est un fait. Le résultat de l’exercice va être impacté par un événement ponctuel, non structurel, qui va réduire les bénéfices des années 2020 et 2021. A moins de considérer que la pandémie puisse se reproduire exactement dans les mêmes conditions en 2022 (ce qui est peu probable, puisque les états ne vont pas détruire le matériel médical et les scientifiques ne vont pas oublier ce qu’ils ont appris), ou qu’une autre pandémie ne se déclare (dans ce cas pourquoi ne pas aussi envisager qu’une météorite peut  détruire la terre – ce qui est possible – et investir son argent dans un projet de navire intergalactique),  cela n’impactera que le cédant dans sa distribution de dividendes pré-cession.

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Et la notion de réitération d’une pandémie mondiale (sans parler d’une Xème vague qui aurait très probablement lieu avant le closing de la reprise que vous visez) est un risque qui était tout autant présent avant 2020/2021 qu’après. Personne n’est capable de dire où, quand et comment, à chaque chef d’entreprise de réagir selon ses considérations. Notre article rédigé sur le sujet apportera des éléments de réflexion à ceux qui le souhaiteront.

En conclusion, il n’y a pas de généralité, néanmoins de grande lignes se dessinent et la logique permet d’appréhender l’essentiel : cela dépend fortement de l’activité et de son exposition à moyen et long terme.

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« Faut-il geler tout projet d’acquisition sur l’année à venir ? » 

En considérant que l’on ne parle ici que de la reprise d’entreprises en difficulté du fait de la pandémie, tout dépend des raisons amenant à envisager l’acquisition.

Une entreprise qui avait prévu dans son plan stratégique une acquisition, qui dispose d’un plan de financement adapté au nouveau contexte et qui a trouvé la bonne cible n’a aucune raison de ne pas finaliser l’acquisition malgré le contexte.

Bien évidemment elle devra bien considérer l’impact à court et moyen terme afin de se positionner de manière cohérente (cf paragraphe précédent).

Si on considère l’hypothèse où la reprise d’entreprise est envisagée pour profiter d’un « effet d’aubaine », il s’agit alors d’une position bien plus risquée, et il est indispensable de réfléchir à deux aspects importants :

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  • Le niveau de Risque/Récompense ou, autrement dit, le ROI : en investissant (souvent pas grand-chose, mais en reprenant des dettes) dans une entreprise en difficulté, quel est le risque encouru par rapport au gain potentiel si tout se passe « correctement » ? Par exemple si votre rentabilité moyenne est déjà de 25 %, et que votre potentiel risque/récompense en reprenant l’affaire en difficulté est de 15%, cela signifie (en simplifiant le raisonnement) qu’en termes d’investissement vous avez tout intérêt à réfléchir à plutôt investir sur votre activité ; vous aurez moins de risque et plus de rentabilité.
  • Attention à ne pas se mettre en danger juste pour « éventuellement faire une bonne affaire ». Il est difficile pour beaucoup de chefs d’entreprise de se projeter à 6 ou 12 mois malgré leur expertise et leur connaissance du marché du fait du caractère inédit de la crise actuelle. Il est donc important de disposer d’une base financière solide et de ne pas prendre le risque de mettre à mal l’activité de son entreprise jusque-là in boni.
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Ainsi le contexte actuel ne doit pas nécessairement stopper toute action, mais doit amener à bien (ré)étudier les dossiers et ; en l’occurrence, ne pas hésiter à se faire accompagner par des conseils tiers, qui apporteront un point de vue extérieur souvent précieux. Les spécialistes de la cession d’entreprise pourront eux constituer un intermédiaire pour prendre contact avec des cibles potentielles, plutôt que de les attaquer « de front », ce qui peut ne pas être bien pris par ces chefs d’entreprise qui luttent déjà pour permettre à leur entreprise de survivre.

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En conclusion – les points clés pour reprendre une entreprise touchée par la crise du Covid-19 :

  • Rares seront les bonnes affaires, nombreuses seront les opportunités de faire le mauvais choix.
  • Cela ne signifie pas qu’il faille stopper tout projet d’acquisition, mais qu’il faudra redoubler de vigilance et être bien accompagné pour ne pas passer à côté d’un point clé.
  • Tant pour la discussion du prix de cession que pour envisager le business à venir, une étude consciencieuse de l’impact court/moyen/long terme de l’activité doit être menée.
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Synthèse :

Des bonnes affaires à faire ?

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Pour beaucoup les « bonnes affaires » risquent de se transformer en mauvaises surprises ; reprendre une entreprise à la barre du tribunal de commerce sans bien la connaître peut amener à fragiliser une structure existante qui elle même tournait bien. Les mandataires judiciaires sont et seront pendant un moment submergés de dossiers, à tâcher de faire au mieux, mais ils ne pourront se démultiplier. Certaines informations risquent de n’apparaître qu’une fois la reprise effectuée, et certaines surprises peuvent faire mal. Mais pour ceux qui auront la chance de déjà connaître leur cible en amont, cela peut devenir un atout.

La baisse des prix de vente ?

L’évolution du prix de vente va dépendre notamment d’une chose : l’entreprise et le secteur d’activités ont-ils été impactés à court, moyen et long terme ?

Sans impact sur le futur de l’entreprise, cela reste un élément conjoncturel qui n’a aucune raison d’impacter le prix. Certains environnement feront qu’il y aura éventuellement une légère baisse, mais d’autres pourraient favoriser une légère hausse du prix de cession.

Faut-il tout arrêter pour l’instant ?

Tout dépend du contexte de l’acquéreur et de sa stratégie. Oui si l’entreprise acquéreuse  est elle même en difficulté à cause de la crise, mieux vaut gérer un problème à la fois. Non si l’acquisition s’inscrit dans une stratégie définie et cohérente.

Certains ont comparé la crise générée par le Covid et le confinement à la crise de 1929, en oubliant de considérer les fondamentaux : la crise de 1929 était structurelle, la pandémie est elle conjoncturelle.

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Reprendre une entreprise : mode d’emploi

Reprendre une entreprise : mode d’emploi

Vous envisagez de reprendre une entreprise ? Bravo, c’est une belle aventure en perspective ! Mais beaucoup d’entre vous se posent la question suivante : comment ça marche pour reprendre une entreprise ?

Il est vrai que le contexte se présente différemment si vous êtes déjà chef d’entreprise, et que vous cherchez à vous développer par croissance externe, développement horizontal ou verticale, ou si vous étiez jusque-là salarié et que vous décidez de prendre votre envol.

Voici les principales étapes décrivant comment reprendre une entreprise :

  1. Définir ses critères de recherche
  2. Aller sourcer des dossiers
  3. Rencontrer le(s) cédants
  4. Rédiger une lettre d’intention
  5. Réaliser un audit d’acquisition
  6. Signer le contrat de cession
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Étape 1 : Définir vos critères de recherche pour reprendre une entreprise

Ça y est, vous êtes décidé, vous allez être votre propre patron !

Bien, maintenant parlons concrètement :

– Dans quel activité / secteur d’activité envisagez-vous de reprendre une entreprise ?

– Est-ce une activité que vous connaissez forcément ou plutôt peu importe l’activité, le gérant ayant uniquement une fonction de gestionnaire ?

– Quelle taille d’entreprise recherchez vous pour votre reprise ? En termes de CA ? De salariés ? D’autres aspects – par exemple nombre de couverts pour un restaurant, de chambres pour un hôtel… ?

– Recherchez-vous une entreprise qui tourne déjà bien, une entreprise à développer, une entreprise en difficulté ?

– Cherchez-vous à reprendre un fonds de commerce ou préférez vous racheter des parts sociales ?

– De combien de fonds disposez-vous pour reprendre une entreprise  ?

– Disposez-vous des qualités Managériales, de Communication, de Gestion, … pour reprendre une entreprise ?

– Dans quelle zone pensez vous effectuer votre reprise de société ? Sur une ville ? Un département ? Une région ?

– etcetera !

Autant de questions auxquelles vous devez répondre pour entamer votre recherche pour reprendre une entreprise ou un fonds de commerce.

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Une erreur que font souvent les repreneurs est de ne pas suffisamment approfondir ces premiers points, en se disant que, pour ne pas fermer la porte à une superbe opportunité à 500 km de chez eux, ils préfèrent « rester large » dans leur zone de recherche. Sauf que cette opportunité n’arrivera probablement pas, à moins d’avoir défini un secteur d’activité très précis. Si en plus vous « êtes ouvert » à plusieurs secteurs d’activité, même si intellectuellement votre position se comprend, dans la réalité cela vous desservira plus que cela ne vous aidera. Pour réussir dans votre recherche pour reprendre une entreprise, sachez faire la part des choses, et affiner vos critères. Retrouvez les 5 points clés pour réussir la reprise d’une entreprise sur la page dédiée de notre site.

Mais aussi, vous devrez « valider » ces réponses par rapport à votre réalité :

– Disposez-vous des compétences nécessaires pour gérer une affaire telle que celle que vous cherchez ? Si vous voulez gérer une TPE ou une petite PME dans le bâtiment, ou l’informatique (ou bien d’autres secteurs) et que vous n’y connaissez rien, mieux vaut que vous appreniez très très vite ET que vous soyez épaulé par des chefs d’équipes vraiment autonomes !

– Avez-vous la capacité de financer le rachat d’une entreprise ou l’achat d’un fonds de commerce à hauteur de vos ambitions ? Qui ne voudrait pas d’une entreprise qui fonctionne à merveille, qui présente une croissance à 2 chiffres sans discontinuer …. Et tout cela pour un prix de vente ridiculement bas ? Oui, mais cela n’arrivera pas. Donc renseignez vous sûr les valorisations moyennes dans votre secteur d’activité pour vous assurer que le budget dont vous disposez soit bien réaliste. Pour simuler le coût d’un prêt, le site Meuilleurstauxpro.com dispose d’un simulateur d’emprunt professionnel très bien fait.

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Étape 2 : Recherche, analyse de dossiers et sélection de cibles pour reprendre une entreprise

Vous savez maintenant plus précisément ce que vous recherchez comme cible, il faut donc partir à la cueillette … et à la chasse !

La cueillette : autrement dit la recherche passive pour reprendre une entreprise. Il existe de nombreux sites internet où sont diffusées des annonces d’entreprises en vente, vous n’avez qu’à renseigner vos critères et choisir ! Certains sont gratuits, d’autres payants (pour disposer des contacts du vendeur), quoiqu’il en soit vous trouverez déjà l’essentiel des affaires en vente. Ce sont de bons outils pour reprendre une entreprise.

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La chasse : autrement dit, la recherche active pour reprendre une entreprise. Vous aurez compris, là c’est un peu plus chronophage, il faut mettre de l’huile de coude ! Contacter les chefs d’entreprises dans le secteur souhaité, des intermédiaires en cession d’entreprise – fonds de commerce sur la zone géographique, activer son réseau … l’idée ici est d’anticiper sur le marché, trouver l’entreprise avant qu’elle ne soit « sur le marché ». C’est l’idéal lorsque l’on souhaite reprendre une entreprise !

Comme précisé dans d’autres articles, il est vraiment important de ne pas s’arrêter sur une seule opportunité, et de continuer ses recherches pour disposer, idéalement, de plusieurs dossiers intéressants. Non seulement pour pouvoir les comparer et les mettre en concurrence, mais aussi pour ne pas vous retrouver le bec dans l’eau si l’affaire sur laquelle vous étiez depuis 3 mois tombe à l’eau parce que le vendeur a changé d’avis …

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Étape 3 : Rencontre avec le cédant – une étape clé pour bien reprendre une affaire

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Dès qu’une des cibles rentre dans votre « short list », il va falloir aller rencontrer le cédant. Car comme indiqué dans l’article « Les 5 erreurs qui peuvent faire échouer le rachat d’une entreprise », beaucoup d’aspects de la reprise d’une entreprise ou d’un fonds de commerce passent par la relation humaine. Et bien évidemment cela vous permettra de rentrer dans le concret, de vous faire une idée plus précise de la cible, et de « prendre la température » quant à l’approche du cédant. C’est une étape importante pour reprendre une entreprise dans de bonnes conditions.

Enfin il faudra bien en arriver à en choisir une, et il est important de bien analyser – et/ou faire analyser par vos conseils – les dossiers des cibles sélectionnées, afin de ne pas passer à coté de quelque chose ! Car si tout est possible, à moins de disposer d’un budget considérable ou de la jouer de manière « peu catholique », vous ne pourrez signer plusieurs lettres d’intention en même temps. Il ne doit en rester qu’une !

Comment reprendre une entreprise, mode d'emploi reprise d'entreprise

Étape 4 : Le compromis de vente ou Lettre d’intention – officialiser sa volonté de reprendre une entreprise

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Chacun a sa terminologie, mais les deux signifient la même chose : lorsque le cédant et vous êtes d’accord sur le prix et d’éventuelles autres conditions, vous signez ce compromis ou lettre d’intention, afin de mettre noir sur blanc les termes de votre accord. C’est la première étape pour officialiser votre souhait de reprendre une entreprise.

Mais attention : cela ne signifie pas que l’affaire est bouclée !

Deux points importants :
– cet accord est conditionné par l’obtention du prêt : donc si la banque dit non, le vendeur et vous même êtes désengagés. Attention si vous avez versé un « acompte », il peut être perdu selon les conditions négociées, car vous vous engagez à reprendre une entreprise et donc a étudié un minimum votre capacité d’emprunt.
– il est conditionné aussi par le bon déroulement de l’audit. Dans le cas contraire, vous pourrez demander la modification des termes de l’accord, ou y mettre fin.

Concrètement, cela veut dire que :
– Il est important d’avoir travaillé au préalable le dossier de financement dans votre projet de reprendre une entreprise. Même avec toutes les conditions optimales, les banques peuvent être … très lentes et décourageantes. C’est pourquoi il peut être pertinent de faire appel à un spécialiste du financement pour les professionnels.
– Assurez vous que l’audit est fait dans de bonnes conditions et n’hésitez pas à mettre la main à la pâte : en théorie vous connaissez le métier de la cible, ou allez l’apprendre, donc même si les chiffres ce n’est pas votre truc, il faut s’y mettre et tâcher de comprendre les tenants et aboutissants. L’objectif est d’aller plus loin que votre expert comptable et votre avocat, qui eux vont se cantonner aux aspects comptables et juridiques.

Ce document inclut généralement une date butoir pour « lever ces conditions suspensives », autrement dit pour avoir le prêt et finir l’audit (notamment). Attention à ne pas prévoir une date trop proche, car sinon vous devrez faire des documents supplémentaires pour reconduire cette période. Et souvent, ce qui prend le plus de temps lorsque l’on souhaite reprendre une entreprise ou un fonds de commerce, ce sont les banques !

Comment reprendre une entreprise, mode d'emploi reprise d'entreprise

Étape 5 : L’audit et la demande de prêt

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Durant cette phase, vos conseils (expert-comptable et/ou avocat) vont demander à l’expert-comptable du cédant un certain nombre d’éléments, afin de vérifier que tout a bien été fait dans les règles, et bien sûr vérifier qu’il n’y ait pas d’anomalies pouvant vous porter préjudice par la suite, afin de reprendre une entreprise dans de bonnes conditions. Il s’agit pour eux de vérifier la comptabilité, le bon paiement des taxes et impôts, les risques potentiels au niveau social et fiscal, etc. Reprendre une entreprise avec un audit mené en bonne-et-due-forme est toujours bien plus rassurant que de se demander tous les jours si l’on ne va pas tomber sur un squelette dans le placard…

La demande de prêt est lancée en même temps, car il vous faut le compromis pour le mettre dans le dossier de demande de prêt. C’est là où il va falloir s’armer de patience !

L’acquisition d’une entreprise est un investissement significatif; sachez vous entourer le plus en amont possible

Comment reprendre une entreprise, mode d'emploi reprise d'entreprise

Etape 6 : Le contrat de cession de parts / fonds de commerce – la dernière étape pour reprendre une entreprise

Une fois que tout le monde est d’accord, que l’audit a été finalisé et que le prêt a été obtenu, il ne reste plus qu’à mettre par écrit tous les éléments de cet accord.

Si l’entreprise est vraiment petite, il est parfois possible de se passer d’avocats pour la rédaction du contrat visant à reprendre une entreprise. Mais c’est de plus en plus rare, car, légitimement, vous allez probablement vouloir vous prémunir contre toute mauvaise surprise une fois la cession effectuée. Cela fait partie des précautions à suivre lorsque l’on envisage de reprendre une entreprise.

Il est donc très probable que vous deviez faire appel à un avocat spécialisé en cession d’entreprises / fonds de commerce. Votre intermédiaire ne devrait avoir aucun mal à vous en conseiller un si vous n’en avez pas.

Les points clés :
– Si vous avez des exigences particulières, bien vérifier qu’elles ont été reprises dans le contrat.
– La garantie de passif (cession de parts) : à travers cette garantie, vous vous couvrez en cas de mauvaise surprise, notamment en cas de contrôle fiscal ou social, qui dépendrai de la période où le vendeur était gérant. Un incontournable pour reprendre une entreprise dans de bonnes conditions.
– Les conditions de complément de prix, d’Earn-out ou de Crédit-vendeur si vous en avez prévu. Elles peuvent faciliter le financement votre projet de reprendre une entreprise, mais elles doivent être bien détaillées.
– Déterminer qui a en charge les formalités et frais liés à la cession.

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Etape 7 : L’accompagnement et la passation dans le cadre d’une reprise d’entreprise

Dans le contrat précité auront été déterminées des conditions concernant l’accompagnement, la passation de l’entreprise.
Il y a dans tous les cas une passation « comprise dans le prix », et pour les entreprises plus importantes, il pourra être convenu que l’ancien gérant reste un peu plus longtemps, à temps partiel ou sous forme de conseil, pour faciliter la transition.

Ici le cédant devra vous présenter tous les aspects de l’activité, ses clients, ses fournisseurs, ses partenaires, ses salariés etc…

Un conseil : n’hésitez pas à solliciter le cédant ! Même si vous avez déjà une entreprise dans le même secteur d’activité, même si la vôtre fonctionne mieux que celle que vous rachetez, même si vous considérez être nettement plus « compétent » que votre prédécesseur… Prenez un maximum d’informations, et utilisez la ressource (le temps d’accompagnement du cédant) pour laquelle vous avez payé ! Reprendre une entreprise, c’est « acheter » un ensemble de clients certes, mais aussi un savoir-faire, des compétences, etc. Ne négligez rien et optimisez votre passation.

Car il(elle) pourra peut-être vous donner des idées auxquelles vous n’auriez pas pensé, des approches qui vous permettront d’améliorer encore votre manière de faire, mais aussi parce que si vous essayez de changer d’un coup d’un seule toute l’organisation de l’entreprise rachetée, vous risquez de perdre des clients / salariés / fournisseurs et ainsi de ne pas optimiser votre investissement.

Reprendre une entreprise, c’est aussi reprendre une méthode, une manière de faire, une politique … vous pourrez modifier tout cela, mais, mis à part pour certains points évidemment à changer immédiatement car très néfastes à l’activité, mieux vaut y aller progressivement, pour ne pas perturber vos clients.
Nombreux sont ceux qui pensent être au-dessus du lot et qui s’empressent de diriger l’ancien gérant vers la sortie… tant pis pour eux !

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Comment reprendre une entreprise, mode d'emploi reprise d'entreprise

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Les aides à la reprise d’entreprise

Les aides à la reprise d’entreprise

Il existe en France un grand nombre d’aides à la reprise d’entreprise, mais elles sont souvent mal connues car très diverses et la communication à leur propos est limitée. Aides fiscales, sociales, financières ou autres, il est pertinent pour un repreneur de s’intéresser à ce qu’elles peuvent lui apporter.

Car il est facile de perdre beaucoup de temps à solliciter des aides à la reprise d’entreprise qui ne seront finalement pas d’un grand intérêt pour le repreneur. Il est donc nécessaire de bien sélectionner les aides à la reprise d’entreprise et de concentrer son énergie.

Sommaire :

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Les aides à la reprise d’entreprise d’ordre fiscal :

La réduction d’impôts :

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Si autrefois la souscription au capital d’une TPE-PME ouvrait droit à une réduction de l’ISF, aujourd’hui il reste malgré tout la déduction de 18% de l’impôt sur le revenu, sous conditions bien sûr. Cette mesure est connue sous le nom de réduction d’impôts « Madelin ».

Pour les repreneurs d’entreprise, la loi de finance 2019 a majoré ce taux de réduction d’impôts en le portant à 25 %.

Cette aide à la reprise d’entreprise doit être appliquée à partir d’une date déterminée par décret.

L’objectif du gouvernement est de faciliter la transmission d’entreprise en allégeant l’environnement fiscal du repreneur.

Plus de détails sur les aides à la reprise d’entreprise en réduction d’impôts : Bofip

L’exonération d’impôts :

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Une entreprise créée avant le 31/12/2020 pour la reprise d’une entreprise en difficulté sera éligible à une exonération d’IS pour une durée de 2 ans.

L’entreprise doit avoir fait l’objet d’une cession totale ou partielle dans le cadre d’une procédure de sauvegarde, ou se trouver en situation de redressement ou liquidation judiciaire.

Pour bénéficier de cette aide à la reprise d’entreprise, l’opération doit concerner une entreprise ayant uniquement une activité industrielle.

Pour les entreprises industrielles, commerciales, artisanales ou libérales implantées dans une zone de revitalisation rurale (ZRR) qui seraient reprises avant le 31 décembre 2020, celles-ci bénéficieront d’une exonération d’impôts sur les  bénéfices et de la contribution économique territoriale (CET).

Plus de détails sur les aides fiscales à la reprise d’entreprise sur le site Service-Public.

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Les aides à la reprise d’entreprise par un salarié :

La donation en pleine propriété d’un fonds de commerce ou titres d’une société à un salarié permet au donataire, sur option, de bénéficier d’un abattement de 300 k€ sur la valeur du fonds ou des titres. En cas de cession à titre onéreux, l’abattement est subordonné à la condition que lesdits fonds ou titres aient été détenu depuis plus de 2 ans depuis son acquisition.

Le donataire doit :

  • soit être salarié de l’entreprise depuis au moins 2 ans ;
  • soit être sous contrat d’apprentissage en cours au jour de la donation ;
  • soit avoir des liens de parenté avec le donateur.
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Les aides à la reprise d’entreprise d’ordre social :

Ces aides à la reprise d’entreprise sont à destination des candidats à la reprise d’une entreprise qui sont en situation de chômage.

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La plus connue, l’ACCRE (Exonération de début d’activité depuis janvier 2019), est une aide à la création ou la reprise d’entreprise consistant en une exonération de charges sociales pendant un an à compter du début de l’activité de l’entreprise.

Cette aide est destinée aux personnes dont les revenus 2018 sont inférieurs au plafond de la sécurité sociale (39 732 €). Les cotisations sociales patronales et salariales sont entièrement exonérées.

Les bénéficiaires de l’ARE (allocation de retour à l’emploi) disposent quant à eux de deux options :

L’aide à la reprise ou à la création d’entreprise (ARCE) : cette aide correspond à 45 % du montant du reliquat de ses allocations à la date du début d’activité. Pour être éligible à cette aide, le demandeur doit avoir obtenu l’ACCRE.

Le candidat peut opter pour le maintien de ses allocations alors même qu’il a débuté son activité professionnelle en tant que repreneur d’entreprise ou créateur. Ce cumul constitue ainsi un moyen financier pour accompagner le nouvel entrepreneur et constitue une aide à la reprise d’entreprise qui peut s’avérer assez significative.

Plus de détails sur les aides sociales à la reprise d’entreprise : site CCI IDF

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Les aides à la reprise d’entreprise d’ordre financier :

BPI France :

Si vous ne connaissez pas encore cet organisme, il s’agit d’un organisme français dédié au financement et au développement des entreprises. Il est chargé en particulier de soutenir les petites et moyennes entreprises, les entreprises de taille intermédiaire et les entreprises innovantes en appui des politiques publiques de l’État et des régions.

Dans cette optique, il regroupe un certain nombre d’aides à la reprise d’entreprise sur son site internet : https://www.bpifrance.fr/Toutes-nos-solutions

  • Prêts avec ou sans garantie,
  • Prêts moyen ou long terme,
  • Crédit Bail,
  • Crédits de trésorerie,
  • Aides à l’innovation
  • Fonds d’investissements,
  • Assurances / Cautions,
  • Etc…
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Ainsi, le contrat de développement transmission est une aide à la reprise d’entreprise sous forme de prêt accordé à des conditions vraiment intéressantes : sans garantie ni caution personnelle du dirigeant, il permet par ailleurs un remboursement modéré les deux premières années. D’un montant compris entre 40 k€ et 400 k€, il est d’une durée de 7 ans et ne doit pas représenter plus de 40 % des prêts mis en place.

De même, le Fonds de Garantie Transmission est une autre des aides à la reprise d’entreprise proposée par BPIFrance, permettant d’obtenir une garantie jusqu’à 50% du montant du prêt, pouvant monter jusqu’à 70% dans certaines régions intervenant conjointement avec BPIFrance.

Les réseaux d’accompagnement :

Il existe plusieurs réseaux d’accompagnement tels qu’Initiative France ou le Réseau Entreprendre qui proposent un accompagnement pré et post reprise.

Les dossiers qui seront retenus pourront aussi bénéficier d’un prêt d’honneur à taux 0 pouvant atteindre 50 k€ pour la plupart des cas, et 100 k€ pour les projets innovants. Ce qui constitue un effet de levier significatif et des aides à la reprise d’entreprise non négligeables.

Les aides régionales :

Malgré la disparition du dispositif Nacre en 2017, il existe dans la plupart des régions de France des dispositifs d’accompagnement à la reprise d’entreprise. Aide et conseil à l’élaboration du dossier de reprise, prêt à taux zéro, suivi post-reprise… différents types d’aides à la reprise sont proposés selon les régions.

Pour plus de détails sur les aides à la reprise d’entreprise au niveau régional, il faudra prendre contact avec votre région.

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Pour trouver une entreprise à vendre ou un fonds de commerce à vendre, rendez-vous sur le site de notre partenaire PME-à-vendre !

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Les 5 points clés pour Reprendre une entreprise

Les 5 points clés pour reprendre une entreprise

Vous envisagez de reprendre une entreprise ? Bravo, c’est une belle aventure en perspective !

Reprendre une entreprise, c’est une opération plus ou moins complexe techniquement, selon la taille de l’entreprise. Mais c’est une opération qui revêt différents aspects susceptibles de favoriser la réussite ou l’échec de la reprise ! En complément de cet article, vous trouverez le mode d’emploi pour reprendre une entreprise sur notre site.

Ci-après vous allez retrouver nos conseils pour racheter une entreprise.

Au sommaire :

Astuces conseils reprise d'entreprise

Conseil pour reprendre une entreprise n° 1 : Ne pas se concentrer sur un seul dossier

Vous avez trouvé la cible du siècle, l’affaire de l’année, vous avez bossé dessus depuis des mois, le contact avec le cédant est bon, il ne reste plus qu’à signer … et paf, le deal saute !

Pourquoi ?

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Parce que le cédant a changé d’avis, il/elle s’est rendu compte qu’il/elle s’embêterait trop à la retraite, ou parce la bourse américaine vient de tomber, le responsable Risques de la banque a finalement décidé que vous n’aviez pas assez de garanties financières, ou votre avocat vient de tomber sur un document mettant en avant la présence d’irrégularité dans les contrats de travail, amenant un à risque important de redressement …. Etcétéra.

Afin de ne pas être trop impacté par ce type d’événements (car vous ne pourrez pas les éviter), il est important d’étudier plusieurs dossiers de reprise en même temps. Cela permet d’ailleurs de pouvoir les comparer, les jauger, et ainsi faire un choix optimal. C’est notre premier conseil pour reprendre une entreprise dans de bonnes conditions.

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Conseil pour reprendre une entreprise n° 2 : Vous poser les bonnes questions

Pour ne pas vous retrouver 2 ans après toujours à la recherche de votre cible, posez-vous dès le début les bonnes questions. Certes elles peuvent évoluer selon le secteur d’activité, votre personnalité, etc – vous en jugerez par vous-même – mais certaines sont assez communes :

  • Ai-je bien réfléchi au secteur d’activité dans lequel je recherche ? Dispose-je une expérience dans ce secteur ? Ai-je besoin de diplômes / certifications ? Puis-je y arriver sans expérience ?
  • De quel montant vais-je disposer pour investir ? L’estimation de ma capacité d’investissement est-elle sérieuse ou est-ce juste l’ami d’un cousin qui vous a dit que …. ?
  • Quelle est la taille souhaitée pour ma cible ? Le nombre de salariés minimum/maximum ? Avec un marché local, régional, national ou mondial ?
  • Ai-je anticipé au niveau familial les implications de la responsabilité d’une entreprise. Et son impact au quotidien sur ma vie de famille ?
  • Quel chef(fe) d’entreprise veux-je être ? Quel type de salarié recherche-je ? Quelles sont les compétences nécessaires à mon activité, dont je ne dispose pas, et qu’il faudra absolument chez les salariés repris pour que cela tourne ?
  • Quelle organisation du travail me semble adéquate ? Vais-je travailler le week-end ? Et mes salariés ?

Et vous trouverez encore de nombreuses questions qui vous permettront d’affiner votre recherche d’entreprises a reprendre.

Astuces conseils reprise d'entreprise

Pour faire une comparaison « commune » mais parlante, si vous vous rendez dans un centre commercial sans aucune liste de courses, vous risques facilement d’y passer la journée. Alors qu’avec une liste, vous allez plus facilement à l’essentiel et évitez de perdre du temps. Et souvent de l’argent !

C’est notre second conseil pour reprendre une entreprise dans de bonnes conditions.

Conseils reprendre entreprise

Conseil pour reprendre une entreprise n° 3 : Être accompagné par des experts/ des conseils

Si vous trouvez une entreprise ou un fonds de commerce potentiellement intéressant, il est possible que le vendeur (et ses conseils) mette en avant les aspects positifs qu’ils souhaitent mettre en avant, et tâchent de réduire, de minimiser, d’éviter … tous les aspects moins sexy voire problématiques pour eux ! C’est de bonne guerre, de votre côté vous allez tâcher de faire le contraire. Mais il ne s’agit là que de ceux qui sont honnêtes ! Car d’autres essayeront véritablement de masquer, de travestir les points gênants pour eux, afin de favoriser le rachat de leur affaire, mais pas dans les meilleures conditions…

Astuces conseils reprise d'entreprise

Même pour ceux qui sont passionnés par tous les aspects de la gestion d’une entreprise et qui disposent d’une bonne connaissance générale en finances, en comptabilité, en droit des affaires, en droit du travail, en science des « Ressources Humaines »… vous aurez toujours besoin d’être accompagné(e) par des spécialistes : expert-comptable, avocat, voire intermédiaire en cession.

L’expert-comptable vous aidera à dénicher des incohérences, des coquilles voire des erreurs dans les bilans qui vont vous être fournis, donc une des bases de la valorisation de la cible. Il pourra aussi valider votre business plan.

L’avocat se chargera de la (co)rédaction du contrat de cession du fonds de commerce ou des parts sociales, de la garantie de passif le cas échéant, et de tout autre document légal nécessaire dans le cadre de la cession d’une entreprise ou d’un fonds de commerce. Il pourra aussi vérifier les éléments juridiques de la cible pour relever des incohérences, des coquilles voire des erreurs dans les statuts, déclarations, éléments de propriétés, brevets, etc.

Enfin l’intermédiaire peut être, selon ses compétences, un accompagnateur de fonds dans votre recherche : il peut vous conseiller sur certains aspects, vous diriger vers des spécialistes au besoin, vous aider à jauger certains dossiers, ou vous aider à vous poser les bonnes questions, tout simplement. Enfin l’intermédiaire en acquisition est aussi là pour faire « l’intermédiaire », pour faire le tampon, entre vous et l’acheteur/ses conseils. Plus de détails sur le rôle d’un intermédiaire en cession d’entreprise sur la page dédiée.

C’est notre troisième conseil pour reprendre une entreprise en évitant les pépins potentiels.

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Conseil pour reprendre une entreprise N° 4 : Prendre votre temps … sans traîner la patte !

Vous avez trouvé l’affaire du siècle, et vous voulez signer le plus vite possible, car la dernière fois ça a traîné, et le vendeur a finalement changé d’avis.

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Il est en effet pertinent de ne pas laisser traîner le dossier d’une magnifique affaire à céder, reprenant tous vos souhaits et espérance. Mais ce n’est pas non plus une bonne solution que de se précipiter dessus, en faisant fi des audits approfondis nécessaire à la bonne évaluation de l’état de santé de votre cible !

Combien de repreneurs ont été trop vite et ont négligé l’étude de l’environnement concurrentiel, découvrant 3 mois après la vente qu’un énorme concurrent allait ouvrir juste à côté, que les comptes ont été bâclés et que de gros ajustements doivent être provisionnés, etc.

Les audits juridique et financier, l’analyse du marché et la réalisation d’un contrat en bonne-et-due forme vous permettront d’avancer sereinement vers votre objectif de rachat d’entreprise.

Mais chacune de ces opérations (et l’accord bancaire d’ailleurs) prendra pas mal de temps. Il faut donc tâcher d’avancer efficacement, de pousser un peu ceux qui traîneront la patte (banquier, avocat, expert-comptable) afin d’avancer dans un délai raisonnable pour racheter l’entreprise, et ne pas essuyer un revers alors que tout était bien engagé. C’est notre quatrième conseil pour racheter une entreprise en étant bien préparé.

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Conseil pour reprendre une entreprise n°5 : Préparer un plan de financement / montage solide et optimal

Le premier objectif de votre plan de financement est de disposer d’assez de fonds pour acquérir votre cible. Jusque-là, rien de révolutionnaire.

Mais beaucoup vont s’arrêter là ; or l’essentiel se joue un peu plus loin : définir un montage optimal et qui tienne la route.

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Dans la plupart des cas, vous allez passer par une holding pour emprunter et/ou pour lever des fonds. Mais comment allez-vous faire remonter le cash à la holding pour rembourser les échéances ? L’activité est-elle suffisamment solide pour supporter les remboursements à court terme ? Dans la négative, disposez-vous de suffisamment de trésorerie sur la holding pour régler les échéances ? Encore d’autres questions à se poser ! Il ne s’agit là que de questions « pratiques » mais incontournables dans le cadre d’un rachat d’entreprise.

Une fois tous ces éléments définis, il faut encore s’assurer que l’option choisie est réellement optimale. Quel est votre plan personnel à court terme ? à moyen terme ? à long terme ? La rémunération issue de l’affaire, une fois les échéances payées, vous permettra-t-elle de vivre suffisamment bien ? Sans avoir à miser sur un doublement des ventes dans les 6 mois suivant votre arrivée aux manettes ? Oui, car tout le monde en rêve, mais celui qui y croit a du souci à se faire … et devrait envisager autre chose que de racheter une entreprise.

En bref, aussi évident que cela paraisse, peu sont ceux qui prennent le temps d’étudier toutes les options dans le cadre du montage ou d’un plan de financement pour reprendre une entreprise ou un fonds de commerce. Et pourtant l’intérêt est là ! Beaucoup s’en mordent les doigts lorsqu’ils revendent quelques années après, regrettant de ne pas avoir envisagé plus en profondeur les options disponibles.

Le site meilleurtaux.com a créé des outils de simulation intéressants et utiles pour faire soi-même quelques simulations de financement de rachat de parts sociales ou de fonds de commerce et vous aider dans le cadre de votre analyse pour reprendre une entreprise.

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Reconversion professionnelle et reprise d entreprise

Reconversion professionnelle : reprendre une entreprise

Que ce soit après 3 ou 30 années de salariat, nous sommes nombreux à penser à l’entrepreneuriat ; la création d’entreprise est une option, la reprise en est une autre.

La reprise nécessite un budget plus ou moins significatif, mais présente l’intérêt de partir sur une base existante, qui fonctionne. Elle permet par ailleurs de disposer de l’expérience et de l’organisation du précédent gérant, auxquelles on ajoutera progressivement sa propre touche.

Mais tout comme la création d’entreprise, la reprise d’une entreprise dans le cadre d’une reconversion professionnelle présente des risques et des enjeux significatifs ; il est toujours pertinent de bien les envisager.

Voici quelques éléments pratiques pour envisager et/ou préparer son projet. En résumé :

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Considérer les enjeux de la reprise d’entreprise

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Se reconvertir en reprenant une affaire, entreprise ou commerce, signifie généralement se retrouver seul(e) à la tête d’une entité, de laquelle dépendra probablement le reste de sa carrière professionnelle.

Seul(e) pour prendre les décisions cruciales, seul(e) pour assumer les échecs, seul(e) pour continuer à avancer face à l’échec mais aussi face au succès… On parle souvent de la solitude du chef d’entreprise, car c’est un point crucial à prendre en compte : il est fondamental d’être entouré par sa famille et son cercle proche, d’une part, mais il aussi important de s’entourer d’autres chefs d’entreprise, qui seront à l’occasion des conseillers expérimentés ou des oreilles averties.

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Affiner sa recherche d’entreprise à racheter

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Beaucoup d’acquéreurs potentiels considèrent qu’ils sont capables de gérer plus ou moins tout type d’entreprise, plus ou moins partout en France, de plus ou moins grande taille… La plupart d’entre eux n’achèteront jamais d’entreprise, en tout cas pas sans avoir affiné leurs critères.

En effet ce n’est pas une question de compétences, mais une question d’offre et de sélection :

  • Il y a peu de belles affaires, elles partent donc vite : il faut donc savoir ce que l’on cherche précisément, cela permet de mieux connaître le marché, les points clés de l’activité, de mieux envisager la valorisation, les risques, etc.
  • Vous serez souvent en concurrence avec des entrepreneurs cherchant à grossir en croissance externe : ils disposent d’une bonne maîtrise du métier, du marché, etc. Ce qui pourrait leur permettre de mieux séduire le cédant. D’autant que généralement l’obtention d’un financement leur sera plus aisé, ayant déjà une activité pérenne.
  • Les cabinets spécialisés en cession d’entreprise reçoivent tous les jours des CV de repreneurs avec des critères très larges, voire trop larges. Au final ils iront d’abord voir ceux qui ont des critères bien précis, afin d’avoir de meilleures chances de succès, et perdre moins de temps dans la concrétisation de la vente.

Que vous ayez les compétences pour réaliser avec succès une reconversion pour devenir chef d’une entreprise de tout type et de toute taille n’est pas la question.

Savoir précisément ce que l’on cherche c’est se donner une chance de plus de trouver

Vous devez affiner autant que possible votre recherche, avec ce que l’on pourrait appeler vos « facteurs clés de succès potentiel », par exemple :

  • Un secteur d’activités dans lequel vous avez une expérience significative
  • Un secteur d’activités pour lequel vous avez développé une réelle passion (confirmée dans le temps), qui vous amènera à une expertise
  • Un secteur d’activités quasi-absent sur une zone géographique où vous connaissez tout le monde, vous permettant un déploiement commercial rapide

Il en existe beaucoup d’autres, et ils peuvent se cumuler, mais il revient à chacun de sélectionner avec pertinence les critères de recherche pour réaliser avec succès une reprise d’entreprise après avoir été salarié.

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Modérer ses ardeurs dans l’analyse d’une potentielle reprise d’entreprise

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S’il est indispensable d’avoir confiance en ses compétences pour se lancer dans la reprise d’une entreprise ou d’un commerce, l’humilité sera toujours bonne conseillère.

S’il est indispensable d’avoir confiance en ses compétences pour se lancer dans la reprise d’une entreprise ou d’un commerce, l’humilité sera toujours bonne conseillère.

On peut avoir été salarié durant des années dans un secteur d’activité similaire, avoir dirigé avec succès des services de grands groupes faisant à eux seuls 10 fois la taille de l’entreprise visée, qu’il sera toujours prudent de se rappeler un détail : si l’entreprise que l’on vise tourne bien, c’est pour certaines raisons. Il est indispensable de bien les identifier et de s’imprégner de l’organisation existante avant de considérer que tout chambouler et mettre en place l’organisation que l’on a toujours eu suffira à doubler le chiffre d’affaires ou la production.

Ainsi lorsque l’on envisage de reprendre une affaire dans le cadre d’une reconversion professionnelle il est important de ne pas simplement transposer son expérience passée, et de ne pas sous-estimer les compétences du cédant.

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Préparer le financement de sa reprise

Le financement de l’acquisition d’une entreprise dans le cadre d’une reconversion professionnelle est un point important du processus, et ce à deux niveaux :

  • Il est indispensable d’évaluer correctement sa capacité d’emprunt afin de pouvoir s’adresser à des opportunités cohérentes en termes de valorisation. Ceux qui s’adresseront à des cédants ou à des conseils expérimentés sans disposer de plans solides se verront fermer assez rapidement la porte au nez.
  • Si l’affaire visée est vraiment belle, vous ne serez probablement pas le(la) seul(e) sur le coup ; or avant de signer une LOI, le cédant prendra soin de s’assurer de choisir un montage financier solide, afin de ne pas prendre le risque de perdre plusieurs mois dans le processus.
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Les taux d’intérêt particulièrement bas peuvent laisser penser à certains qu’ils n’ont pas besoin d’apports ou presque, leur laissant la possibilité d’emprunter des sommes importantes… ne vous y trompez pas : à moins de disposer de garanties solides, l’apport et la solidité du dossier restent des éléments clés.

Les taux d’intérêt particulièrement bas peuvent laisser penser à certains qu’ils n’ont pas besoin d’apports ou presque, leur laissant la possibilité d’emprunter des sommes importantes… ne vous y trompez pas : à moins de disposer de garanties solides, l’apport et la solidité du dossier restent des éléments clés.

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Se faire accompagner par une personne expérimentée dans la reprise d’entreprise

Le processus de reprise d’une entreprise dans le cadre d’une reconversion professionnelle peu nécessiter un accompagnement plus ou moins important ; si vous n’avez aucune expérience de la gestion d’entreprise à proprement parler, et que vous ne vous sentez pas suffisamment à l’aise avec le jargon administrativo-financier, il existe des solutions :

  • Le CRA propose une formation pour les futurs repreneurs qui est assez bien faite, et ils proposent un accompagnement des repreneurs par un(e) « expérimenté(e)».
  • Les cabinets spécialisés en cession d’entreprise proposent souvent un accompagnement pour les repreneurs, mais il ne faut pas se tromper : il s’agit souvent d’honoraires au temps passé, complétés par des honoraires au succès. En effet, 80% des repreneurs potentiels ne reprennent finalement jamais d’entreprise, il serait trop chronophage et peu rentable de ne travailler qu’au succès.
  • Internet ! Oui c’est facile à dire, mais soyons clair : internet permet aujourd’hui un accès à l’information particulièrement aisé. La lecture de notre site par exemple vous apportera beaucoup de réponses, à vous ensuite d’approfondir certains aspects au besoin.
  • Vous pouvez aussi trouver dans votre réseau une personne (ou plusieurs) qui a expérimenté la reprise d’entreprise, idéalement dans le cadre d’une reconversion professionnelle, elle saura vous donner de bons conseils !
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Gardez en tête un point fondamental : ne cherchez pas l’entreprise cible parfaite. Elle n’existe pas.

Et les « très bonnes affaires » sont la plupart du temps sous le radar, elles se font de gré à gré avec l’environnement immédiat du chef d’entreprise partant à la retraite. Enfin les belles endormies… vous êtes loin d’être le(la) seul(e) à la chercher !

Donc n’oubliez pas qu’à un moment, il faut savoir se lancer !

Retrouvez tous nos articles sur la reprise d’entreprise et le Repreneuriat.

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Reprendre une entreprise en franchise : les spécificités

Reprendre une entreprise en franchise : les spécificités

Trouver la cible idéale pour reprendre une affaire dans laquelle on va investir une bonne partie de son argent et de son argent relève bien souvent du casse-tête. La donne est tout autant complexe en franchise, puisqu’il faut aussi composer avec le franchiseur.

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Chaque année en France, plus de 185 000 entreprises cherchent un repreneur et seules 75 000 sont effectivement cédées à un nouveau dirigeant, soit à peine 40 %. Ce qui peut être considéré comme un avantage pour le repreneur. Sauf que cela n’est pas aussi facile (voir les articles sur le sujet, dont notamment  Les 5 erreurs qui peuvent faire échouer le rachat d’une entreprise).

Parce que la franchise obéit à un contrat ayant une échéance déterminée – généralement fixée entre cinq et dix ans –, que les franchisés et les enseignes ne reconduisent pas toujours, les cessions d’entreprises franchisées sont nombreuses. Au cours des deux dernières années, près de la moitié des réseaux ont ainsi vu un ou plusieurs de leurs franchisés céder leur société, selon l’enquête annuelle de la franchise. Reprendre une affaire en franchise peut être une solution plus facile en apparence, mais attention : elle présente aussi des aspérités à connaitre.

Nos conseils :

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Point n°1 pour reprendre une affaire en franchise : s’assurer du sérieux du franchiseur

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Contrairement à ceux qui créent leur entreprise de zéro, la franchise apporte un cadre qui peut faciliter la réussite (ou précipiter la chute). La plupart des franchises seront « sérieuses », mais certaines ne compte que sur la crédulité d’entrepreneurs impatients de se lancer dans l’aventure, sans effectuer les vérifications d’usage.

Or si le cédant vend son affaire, il faut s’assurer justement qu’il ne s’agisse pas (et cela il ne vous le dira jamais) lié à des problèmes avec son franchiseur.

Afin de vous s’en assurer, la première étape est de se renseigner sur la franchise elle-même :

  • Depuis combien de temps existe-t-elle ?
  • Combien de succursales a-t-elle (boutiques qui leur appartiennent) ?
  • Combien de franchisés a-t-elle ?
  • etc.

Bien évidemment il faudra contacter, voire rencontrer, certains de ces franchisés. Et surtout ne pas vous contenter de contacter ceux que vous aura désigné le franchiseur, ce qu’ils ne manquent pas de proposer à ceux qui envisagent de reprendre une affaire en franchise… mais en choisissant des personnes qui sauront vous « vendre la franchise ».

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Point n°2 pour reprendre une affaire en franchise : rencontrer le franchiseur

À la différence d’une cession d’entreprise classique, la transmission d’une entreprise franchisée est toujours une chorégraphie à trois qui implique le cédant, le repreneur et le franchiseur. Informer ce dernier de votre volonté de céder votre société constitue donc une étape incontournable, d’autant que lui aussi aura son mot à dire quant à votre successeur. En particulier si celui-ci souhaite à son tour devenir franchisé de l’enseigne. En effet, chaque contrat de franchise est « intuitu personae », ce qui signifie qu’il est conclu entre l’enseigne et la personne du franchisé. Le contrat ne peut être transmis à un tiers. Pour reprendre une affaire en franchise, si le repreneur souhaite poursuivre la même activité que le cédant franchisé, il doit obtenir l’accord du franchiseur et signer avec lui un nouveau contrat de franchise.

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Par ailleurs, en ce qui concerne la cession du local, sachez que la majorité des contrats de franchise prévoit une clause de préférence qui peut accorder soit un droit de premier refus, soit un droit de préemption. Dans le premier cas, le franchisé cédant a l’obligation de négocier en priorité avec l’enseigne pour céder son entreprise. Ce n’est que si celle-ci refuse qu’il pourra ensuite sélectionner un tiers avec lequel il entamera les négociations en vue d’une transmission. Dans le cas du droit de préemption, le cédant peut sélectionner un repreneur mais a l’obligation de proposer la cession au franchiseur aux mêmes conditions que celles négociées avec le candidat à la reprise. Dans un cas comme dans l’autre, il s’agit d’un moyen pour l’enseigne de garder la main sur les emplacements clés des magasins de son réseau, certains s’échangeant à prix d’or dans le monde du commerce.

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Point n°3 pour reprendre une affaire en franchise : étudier le dossier comme pour une entreprise classique !

En effet il va aussi vous falloir analyser le dossier comme pour n’importe quelle autre cible.

Pourquoi préciser cela ?

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Parce que les franchisés / franchiseurs s’empresseront de vous transmettre des études, business plan (jamais ceux de l’affaire en question bien sûr, ce qui les engagerait) etc. de projets similaires, de vous donner des chiffres mirobolants (jamais par écrit) etc… Bref, ils vous éblouiront avec un marketing bien huilé et des success-story qui vous feront rêver.

Et c’est normal ! Chaque cédant devrait en faire autant … en tous cas voudrait bien. Après tout, s’ils sont bons pour vendre leur franchise, c’est un peu rassurant pour le business.

Reprendre une affaire en franchise , c’est d’abord et avant tout reprendre une entreprise !

Il vous faudra donc étudier le prix demandé pour l’affaire, sans vous contenter du classique « c’est basé sur le prix de vente d’autres boutiques de la franchise », qui vous sera confirmé par le franchiseur. Car c’est peut être un prix cohérent, mais :

  • Si ce n’est pas le cas, ce n’est pas parce que d’autres ont payé trop cher que vous souhaitez en faire autant.
  • Le franchiseur a lui-même tout intérêt à ce que les franchisés revendent à bon prix leurs affaires, car cela leur donne un argument supplémentaire pour prouver la qualité de leur réseau. « Regardez, après X années, nos franchisés revendent leur affaire à très bon prix »… quoi de mieux pour appâter de nouveaux franchisés ?

Quelques éléments pour vous aider à valoriser l’entreprise que vous envisagez de racheter dans notre article dédié (théoriquement) aux cédants : estimer la valeur d’une entreprise, d’un fonds de commerce.

Ainsi que tous les autres aspects, que vous retrouverez, pour l’essentiel, dans l’article Reprendre une entreprise : mode d’emploi.

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Spécialistes de la cession d’entreprise, nous accompagnons et conseillons les chef(fe)s d’entreprise dans leurs projets de cession ou d’acquisition.