Catégories
Reprise d'entreprise

Entreprise à céder pour cause de retraite : opportunité ou risque ?

Entreprise à céder pour cause de retraite : opportunité ou risque ?

D’après une étude de BPCE Observatoire, qui analyse l’environnement de la transmission-cession des entreprises, ce sont environ 75 000 entreprises qui sont à céder chaque année en France. Une entreprise à céder pour cause de retraite est souvent considérée comme l’option idéale, mais il s’avère que c’est de moins en moins vrai.

Cession entreprise retraite, vendre entrreprise pour retraite, céder entreprise depart retraite, acheter une entreprise dont le gerant part à la retraite

D’ailleurs, d’après l’étude de la CCI Paris Île-de-France « Panorama 2017 de la cession-reprise d’entreprise en Île-de-France », une entreprise sur trois a à sa tête un dirigeant de 55 ans ou plus, impliquant une problématique de transmission dans les 10 ans à venir. Potentiellement, ce sont donc 278 900 entreprises de moins de 50 salariés (en Ile de France uniquement) qui sont ou vont être concernées à court ou moyen terme par la problématique du changement de dirigeant. Autant d’entreprises à céder pour cause de retraite !

Sommaire rapide :

Cession entreprise retraite, vendre entrreprise pour retraite, céder entreprise depart retraite, acheter une entreprise dont le gerant part à la retraite

Entreprise à céder pour cause de retraite : opportunité ou risque ?

Cession entreprise retraite, vendre entrreprise pour retraite, céder entreprise depart retraite, acheter une entreprise dont le gerant part à la retraite

Reprendre une entreprise à céder pour cause de retraite est souvent considéré par les repreneurs par une opportunité plus intéressante que d’autres ; parfois à raison, mais souvent à tort. Le marché de la transmission d’entreprises n’est plus comme il était, et la cession de son affaire au moment de partir à la retraite est pour beaucoup de cédants une manière de profiter d’une retraite dorée.

Nous allons analyser les avantages et inconvénients d’une entreprise à céder pour cause de retraite, afin que vous disposiez d’un maximum d’éléments le jour de prendre votre décision. Car reprendre une entreprise à céder pour cause de retraite n’est pas aussi « facile et évident » que cela peut paraître.

Nous allons d’ailleurs commencer par attaquer les idées reçues concernant le créneau de l’entreprise à céder pour cause de retraite :

Anticipez votre projet de cession dès aujourd’hui !
Cession entreprise retraite, vendre entrreprise pour retraite, céder entreprise depart retraite, acheter une entreprise dont le gerant part à la retraite

Idée reçue n°1 : la fameuse vague de départ à la retraite de chefs d’entreprise du « baby boom ».

Seul 17% des chefs d’entreprise de plus de 60 ans sont vraiment préparés pour céder leur affaire. Beaucoup de TPE meurent de « cause naturelle », car leur dirigeant a simplement laissé son affaire se réduire puis s’éteindre, laissant les salariés partir au fur et à mesure, car ils n’ont « pas besoin de plus pour vivre». Parmi les cessations après 60 ans, 75% sont des morts naturelles.

En effet trouver une entreprise à céder pour cause de retraite n’est pas si évident, car beaucoup de dirigeants de TPE sont effrayés par la complexité de l’opération, par le coût des conseils, ou simplement par la faible valeur de leur entreprise sur le marché.

En considérant une base de 75 000 entreprises à vendre chaque année, plus de 80% des opérations de cessions de TPE interviennent avant 60 ans d’une part, et le taux de cession baisse après 65 ans d’autre part.

Cession entreprise retraite, vendre entrreprise pour retraite, céder entreprise depart retraite, acheter une entreprise dont le gerant part à la retraite

Le nombre d’entreprises à céder pour cause de retraite ne représente donc aujourd’hui que 20% du marché, pourtant cette « vague » de départ à la retraite est attendue depuis quelques années !

En effet, la période du baby-boom s’étale en France de 1945 à 1965 ; or, en considérant un âge de la retraite à 60 ans (avant 2017), cela signifie que les baby-boomers ont commencé à arriver à l’âge de la retraite en 2005 !

Autre aspect à considérer, beaucoup d’entreprises créées par ces entrepreneurs issus du « baby-boom » sont des entreprises :

  • individuelles : ce qui signifie qu’ils n’ont pas réellement une « entreprise » à céder mais plutôt une clientèle, pour peu que l’intuitu personae ne soit pas trop important
  • artisanales : avec des métiers qui n’attirent plus où pour lesquels l’évolution des technologies (ou du marché) ont fait que leur transmission est quasi impossible.

Enfin certains n’imaginent juste pas pouvoir céder leur affaire et préfèrent simplement fermer boutique.

Il ne faut donc pas trop compter sur cette « vague » pour trouver une entreprise à céder pour cause de retraite. Le départ des dirigeants à la retraite a un impact limité sur les cessions d’entreprises.

Cession entreprise retraite, vendre entrreprise pour retraite, céder entreprise depart retraite, acheter une entreprise dont le gerant part à la retraite

Idée reçue n°2 : une entreprise à céder pour cause de retraite revient moins cher

Ce n’est pas faux en soit, mais considérer qu’une entreprise à céder pour cause de retraite revient moins cher est de moins en moins vrai.

Plusieurs raisons expliquant qu’une entreprise à céder pour cause de retraite ne revient pas moins cher :

  • Les dirigeants d’entreprises, comme tous, vivent de plus en plus vieux. La cession de leur entreprise représente souvent un « golden parachute » compensant une retraite souvent mal préparée d’un point de vue financier. Certains comptent donc beaucoup dessus car ils savent que leur retraite sera vraiment faible.
  • Il y a l’effet « bulle » ou, pour certains, l’effet « Stephane Plazza » : dans l’émission du fameux agent immobilier, un certain nombre de personnes indiquent, lorsque celui-ci leur dit que le prix de mise en vente de leur maison est bien trop élevé, qu’ils ont déterminé le prix non pas en fonction du marché, mais parce qu’ils ont besoin de cet argent pour s’offrir la maison de leurs rêves ! Le prix demandé est totalement dé-corrélé avec la réalité du marché. Pour cette raison, ou simplement parce qu’ils entendent ces histoires de sociétés qui se vendent à des prix fous, certains surévaluent beaucoup trop la valeur de leur entreprise, rendant moins intéressant la reprise d’une entreprise à céder pour cause de retraite.
Cession entreprise retraite, vendre entrreprise pour retraite, céder entreprise depart retraite, acheter une entreprise dont le gerant part à la retraite
  • Certains dirigeants se sentant proches de la retraite « lèvent le pied », diminuant les investissements, la recherche de nouvelles opportunités, etc. Si l’activité n’en pâtit pas forcément, les perspectives d’avenir peuvent être sérieusement altérées. Ainsi il faudra pour certains cas prévoir une enveloppe significative pour « relancer la machine ». Ce point sera détaillé ci-dessous dans le paragraphe « L’entreprise à céder pour cause de retraite : une belle endormie ? ».

Si certains entrepreneurs proches de la retraite vont favoriser la transmission de leur « enfant » à une personne qui saura reprendre la suite dans un état d’esprit qui leur est cher, rare sont ceux qui sont prêt à le faire au détriment du prix de vente !

Cession entreprise retraite, vendre entrreprise pour retraite, céder entreprise depart retraite, acheter une entreprise dont le gerant part à la retraite

Près d’une entreprise à céder pour cause de retraite sur deux ne trouvera pas preneur

Si près d’une entreprise à céder pour cause de retraite sur 2 ne trouvera pas preneur, c’est d’abord du fait du cédant… qui n’en est finalement pas vraiment un.

N’oublions pas que beaucoup de chef d’entreprise sont très attachés à ce qui a été leur vie, et ne recherchent pas qu’un repreneur, mais presque un fils(fille) spirituel(le), un alter-ego.

Il y aurait un rapport de 1 à 5 entre intentions fermes et à court terme de cessions après 60 ans et réalité de ces opérations pour les TPE : beaucoup « voudraient » transmettre leur entreprise en théorie, ils commencent les démarches, mais ne vont jamais au bout, car ils ne sont pas réellement vendeurs… soit parce qu’ils trouvent que les candidats ne sont pas à la hauteur, soit parce qu’ils ont du mal à envisager de « lâcher le volant », ou simplement parce que la valeur annoncée de leur entreprise ne leur convient pas.

Seuls 37% des entrepreneurs individuels trouveront repreneurs !

Contactez-nous, nous trouverons le repreneur qu’il vous faut !
Cession entreprise retraite, vendre entrreprise pour retraite, céder entreprise depart retraite, acheter une entreprise dont le gerant part à la retraite

L’entreprise à céder pour cause de retraite : une belle endormie ?

Envies de prendre plus de temps pour soit, activité qui tourne toute seule, besoin de ralentir le rythme, raisons médicales, … quelle qu’en soit la raison, beaucoup de chefs d’entreprises lèvent le pied quelques années avant l’âge de la retraite.

Plusieurs cas de figure se présentent, certains constituant de réelles opportunités pour les repreneurs, d’autres des points auxquels il faut faire très attention. Car l’entreprise à céder pour cause de retraite peut être une belle endormie … ou un cadeau empoisonné.

Cession entreprise retraite, vendre entrreprise pour retraite, céder entreprise depart retraite, acheter une entreprise dont le gerant part à la retraite

Cas n°1 : le dirigeant proche de la retraite a décidé de lever le pied, car l’activité tourne toute seule, et il ne ressent pas le besoin de développer commercialement, de chercher de nouveaux débouchés, etc.

Ici il peut s’agir d’une aubaine : si l’entreprise tourne déjà bien en l’état, avec une approche plus dynamique vous pourrez la faire décoller de plus belle ! De plus, avec le projet de la loi de finances 2025, des abattements fiscaux peuvent être appliqué.

Attention néanmoins au grand classique des annonces : « belle opportunité, gros potentiel de développement, le dirigeant actuel n’ayant jamais fait de développement commercial » :

  • Peut-être que le gérant actuel n’a jamais eu le temps – donc vous non plus vous ne l’aurez pas, sauf à embaucher quelqu’un.
  • Ce n’est pas une raison d’augmenter la valeur de cession de l’entreprise : c’est vous qui allez bosser pour obtenir ce potentiel.

Cas N°2 : le futur retraité à laisser évoluer son activité tranquillement, mais a cessé d’investir. Là, il peut y avoir un point d’achoppement important quant à l’intérêt de reprendre une entreprise à céder pour cause de retraite.

En effet, cela signifie non seulement que vous allez avoir pas mal de retard à rattraper (par rapport à des concurrents qui eux auront continué à investir), mais aussi qu’il vous faudra prévoir une enveloppe supplémentaire et beaucoup d’huile de coude pour combler l’écart.

Cas N° 3 : le chef d’entreprise a complètement « lâché l’affaire », cas assez symptomatique du cédant qui a vu plusieurs repreneurs potentiels se positionner, mais qui n’a jamais vu un dossier aller au bout. Certains relâchent la pression dès qu’ils ont une personne intéressée, sentant la retraite proche, mais lorsque le dossier tombe à l’eau, ils ont du mal à se remettre au travail. Ils retardent les investissements, car après tout, ils ont déjà dû baisser le prix de vente, ils ne vont pas non plus investir pour le repreneur… et un nouveau dossier de reprise tombe à l’eau, même schéma.

Arrive le moment où l’entreprise est en difficulté, et le cédant n’attend qu’une chose, c’est de quitter le navire !

Certes cela peut permettre de racheter le fonds de commerce ou les parts à moindre prix, mais vous risquez de trouver pas mal de cadavres dans les placards.

Cas N°4 : le cédant continue à gérer de bout en bout son affaire jusqu’à la cession, sans faillir, toujours sur le pont. Il est prêt à céder, mais aussi prêt à continuer si le deal ne se fait pas.

Dans ce cas pas de surprises en général, l’entreprise à céder pour cause de retraite présente l’avantage d’être « prête à l’emploi », mais ne réserve à priori pas d’axes d’évolution faciles à identifier.

Cession entreprise retraite, vendre entrreprise pour retraite, céder entreprise depart retraite, acheter une entreprise dont le gerant part à la retraite

Récapitulatif des points clés pour bien reprendre une entreprise à céder pour cause de retraite.

Ainsi, si vous décidez de reprendre une entreprise à céder pour cause de retraite, pensez à considérer un certain nombre de points :

  • Depuis combien de temps le cédant a-t-il mis en vente son entreprise dans l’objectif de prendre sa retraite ?
  • Depuis ce moment, comment évolue le chiffre d’affaires ? Y-a-t-il de nouveaux clients significatifs ou a-t-il décidé d’attendre gentiment la cession ?
  • Combien de repreneurs potentiel se sont présentés pour reprendre cette entreprise à céder pour cause de retraite ? Combien de dossiers n’ont pas abouti ? Peut-être avaient-ils de bonnes raisons …
  • Le niveau d’investissement (communication, recherches, etc) a-t-il été maintenu ?
  • Les salariés historiques sont-ils restés dans l’entreprise ? N’y a-t-il pas eu de défections de salariés sentant qu’il était temps de quitter le navire … ?
  • Y-a-t-il au contraire de belles opportunités inexploitées par le cédant, qui permettrait de rentabiliser rapidement votre investissement ?
  • Etc…
Prendre contact avec un expert en cession !
Cession entreprise retraite, vendre entrreprise pour retraite, céder entreprise depart retraite, acheter une entreprise dont le gerant part à la retraite

Où trouver une entreprise à céder pour cause de retraite ?

S’il n’y a pas de site internet spécialisé sur le créneau de l’entreprise à céder pour cause de retraite, vous serez plus à même de rencontrer ce type d’affaires sur certains sites tels que :

  • Le site du CRA : le Club des Cédants et Repreneurs d’Affaires. Le CRA regroupe plus de 200 bénévoles, anciens chefs d’entreprises, qui accompagnent les cédants et repreneurs d’entreprises à travers les 72 délégations régionales.
  • Le site des CCI – CMA, alias Transentreprise : c’est le « réseau de la transmission/reprise d’entreprises des Chambres de Commerce et d’Industrie et des Chambres de Métiers et de l’Artisanat ».
  • Le site de PME à Vendre ! : site d’annonces spécialisé sur la cession d’entreprises et fonds de commerce, il propose un filtre permettant d’identifier les affaires à céder pour cause de départ à la retraite.

Ils ne sont pas les seuls à proposer des offres sur le créneau de l’entreprise à céder pour cause de retraite. Mais leur proportion est plus importante, du fait de leur fonctionnement, de leurs réseaux et de leur présence historique.

Cession entreprise retraite, vendre entrreprise pour retraite, céder entreprise depart retraite, acheter une entreprise dont le gerant part à la retraite
Cession entreprise retraite, vendre entrreprise pour retraite, céder entreprise depart retraite, acheter une entreprise dont le gerant part à la retraite

Spécialistes de la cession d’entreprise, nous accompagnons et conseillons les chef(fe)s d’entreprise dans leurs projets de cession ou d’acquisition.

Catégories
Reprise d'entreprise

Quels sont les différents profils de repreneurs ?

Les différents profils de repreneurs d’entreprise

La reprise d’entreprise est une étape cruciale dans la vie d’une personne, et les repreneurs d’entreprise jouent un rôle essentiel dans le maintien des compétences sur un territoire, mais aussi dans le développement économique de notre pays.

Les repreneurs se présentent sous différents profils, chacun ayant ses motivations, ses préférences et ses stratégies d’acquisition.

Dans cet article, nous allons explorer les trois principaux types de repreneurs d’entreprise : les prudents, les indifférents et les aventuriers. Comprendre ces différents profils nous permettra de mieux saisir les enjeux liés à la reprise d’entreprise. Et ainsi déterminer quel type de repreneur peut être le plus adapté à un contexte donné.

Au sommaire de cet article :

quels sont les differents types de repreneurs d'entreprise

Les repreneurs prudents : des acheteurs attentifs à la stabilité financière

différents types d'acquéreurs d'entreprise

Les repreneurs prudents sont caractérisés par leur approche prudente et réfléchie. De ce fait, ils privilégient la sécurité financière et cherchent à minimiser les risques liés à la reprise d’entreprise. Ces acquéreurs sont attirés par des entreprises qui affichent uns situation financière solide et qui ne présentent pas de problèmes fiscaux majeurs. Ainsi, ils préfèrent souvent se tourner vers l’acquisition d’entreprises individuelles ou de prestataires de services.

Pour les cédants dont l’entreprise est en bonne santé financière et dont la stabilité est un enjeu majeur, un repreneur prudent peut être une option appropriée. Ces acquéreurs peuvent être des entrepreneurs expérimentés ou des personnes qui ont déjà exercé des fonctions de dirigeants et qui cherchent à investir dans une entreprise sûre et bien établie.

différents types de repreneurs d'entreprise

Les repreneurs aventuriers : le goût du défi entrepreneurial

Les aventuriers sont des repreneurs qui aiment relever les défis et qui ont un appétit pour le risque calculé. En effet, ils sont attirés par les opportunités de redressement et de relance d’entreprises en difficulté ou en période de redressement. Donc ces acquéreurs sont prêts à prendre des risques sous certaines conditions, et il recherchent souvent des petites entreprises avec un fort potentiel de croissance.

Si vous êtes un cédant dont l’entreprise traverse des difficultés et que vous recherchez un repreneur. Ce profil pourra donner un nouvel élan et pourrait être le partenaire idéal. Ainsi, ces acheteurs sont souvent motivés par la possibilité de transformer une entreprise en difficulté en une réussite florissante.

differents profils de repreneurs d'entreprise

Les repreneurs indifférents : ouverts à toutes les opportunités

Les acquéreurs indifférents se caractérisent par leur ouverture à tous les types de secteurs d’activité. En effet, ils n’ont pas de préférence particulière quant à la santé financière de l’entreprise à reprendre. Ces acquéreurs peuvent avoir une expérience variée en tant que dirigeants et cherchent à investir dans des entreprises de différents domaines.

différents types de repreneurs d'entreprise

Pour les cédants dont l’entreprise opère dans des secteurs variés et qui souhaitent élargir les possibilités de cession. Le repreneur indifférent peut être une option intéressante. Grâce à leur diversité d’expérience cela leur permet de s’adapter à différents marchés. Et de faire prospérer l’entreprise dans des domaines nouveaux.

différents types de repreneurs d'entreprise

En somme, il n’existe pas de profil de repreneur universel idéal. Toutefois, chaque cédant doit évaluer attentivement ses propres besoins et objectifs pour choisir son repreneur. Celui qui convient le mieux à sa situation spécifique. En effet, la réussite de la vente votre entreprise dépendra en grande partie de cette décision.

Il est important de prendre le temps d’examiner les profils de repreneurs potentiels. Rencontrer plusieurs candidats et de poser des questions clés pour mieux comprendre leurs motivations, leurs expériences et leurs projets pour votre entreprise. Ainsi, c’est en choisissant le repreneur idéal que vous pourrez non seulement assurer la pérennité de votre entreprise, mais aussi contribuer à l’économie et au tissu entrepreneurial de votre région.

Pour plus de détails sur notre accompagnement à la cession, cliquez sur le lien pour accéder à notre page dédiée.

differents profils de repreneurs d'entreprise
différents types de repreneurs d'entreprise

Spécialistes de la cession d’entreprise, nous accompagnons et conseillons les chef(fe)s d’entreprise dans leurs projets de cession ou d’acquisition.

Catégories
Cession d'entreprise Reprise d'entreprise

Le crédit vendeur dans le cadre de la cession d’entreprise

Le crédit vendeur et la cession d’entreprise

Le crédit vendeur est un outil régulièrement utilisé, permettant souvent de faciliter le financement de l’opération de cession. Ce mode de financement, qui porte généralement sur 20 à 30% du total de la transaction, présente des avantages pour les deux parties, mais aussi quelques aspects à prendre en compte.

Voici quelques éléments pour mieux comprendre ce qu’est un crédit vendeur et comment il fonctionne dans le cadre de la vente d’une entreprise :

  1. Présentation du crédit vendeur
  2. Fonctionnement du crédit vendeur dans le cadre d’une cession d’entreprise
  3. Les atouts du crédit vendeur pour la cession – acquisition d’une entreprise
  4. Les limites du crédit vendeur
  5. La fiscalité du crédit vendeur
crédit vendeur et cession d'entreprise, avantages inconvénients crédit vendeur acquisition

Crédit vendeur et la vente d’une entreprise

Le crédit vendeur est donc d’abord un outil faisant partie de la palette des modes de financements, par lequel le cédant d’une entreprise (ou fonds de commerce) accorde un prêt à son acquéreur.

Le vendeur recevra donc une partie du prix convenu à la signature de la vente, et l’autre partie par la suite, selon des conditions convenues entre les parties.

Par exemple, Si M. Dupont cède son entreprise avec 20% du prix en crédit vendeur, il touchera dans un premier temps 80% du prix, puis les 20 % selon les conditions définies dans les termes du « crédit » : un paiement annuel (lors des remontées de dividendes), trimestriel, mensuel, avec ou sans période sans paiement … tout est possible (tant que cela reste légal bien sûr).

credit vendeur et cession d'entreprise, avantages inconvénients crédit vendeur acquisition

Fonctionnement du crédit vendeur dans le cadre d’une cession d’entreprise

credit vendeur et cession d'entreprise, avantages inconvénients crédit vendeur acquisition

Le crédit vendeur est un acte authentique rédigé par un notaire. Attention contrairement à ce que l’on pourrait penser, la garantie d’actif et de passif ne couvre en rien le prêteur sur le sujet : cela n’a rien à voir à proprement parler avec la cession, c’est un acte juridiquement différent.

Il contient un certain nombre de mentions obligatoires telles que le montant du prêt, le taux d’intérêt, la durée et les frais annexes. Le taux d’intérêt est librement fixé par les deux parties. Il peut donc être égal à zéro.

Afin d’assurer le remboursement de la dette, le notaire prendra une garantie sur le bien vendu au profit du vendeur dénommée « privilège du prêteur de deniers ».

Utilisé dans le cadre de la vente d’une TPE-PME ou d’un fonds de commerce, le crédit vendeur est généralement accordé sur une durée de trois ans ; il représente en moyenne 20 % du prix de vente total, pouvant monter jusqu’à 50%.

credit vendeur et cession d'entreprise, avantages inconvénients crédit vendeur acquisition

Les atouts du crédit vendeur pour la cession / l’acquisition d’une entreprise

Le financement d’une acquisition d’entreprise est toujours une opération sensible, dans laquelle une partie est financée par la banque du repreneur. Celle-ci sera toujours rassurée par un crédit-vendeur, car elle montre la confiance du cédant envers son repreneur et la confiance en la pérennité de son activité.

credit vendeur et cession d'entreprise, avantages inconvénients crédit vendeur acquisition

 Ainsi pour le repreneur, le crédit vendeur présente l’avantage de faciliter l’obtention du financement nécessaire à l’acquisition.

Le cédant quant à lui pourra, grâce à cet outil, être plus exigeant sur d’autres aspects comme sur le prix de vente, ou sur des points de négociation non financiers. Par ailleurs il peut ainsi permettre à un repreneur disposant d’un dossier légèrement moins bon que nécessaire de pouvoir réaliser l’opération.

credit vendeur et cession d'entreprise, avantages inconvénients crédit vendeur acquisition

Les limites du crédit vendeur

En accordant un crédit vendeur à l’acquéreur, le cédant prend évidemment un risque même s’il est couvert par certaines garanties.

crédit vendeur cession entreprise

En effet le crédit vendeur reste en soit un crédit accordé à un tiers ; si ce tiers venait à être défaillant, le cédant devra entrer dans un processus souvent désagréable afin d’espérer pouvoir récupérer son dû. Et sans pour autant parler d’un refus de payer ou d’un problème de gestion, il peut simplement s’agir d’un accident de la vie qui va mettre à mal le nouveau gérant ou une crise sanitaire qui va toucher tout le secteur d’activité…

Il est donc important d’être accompagné par un avocat en droit des affaires qui mettra en place toutes les garanties optimales (comme une caution personnelle du repreneur par exemple) afin de faciliter le recouvrement des sommes en cas de pépin.

Pour l’acquéreur, il n’y a à priori pas de réel point négatif à ce type de montage ! Si vous en avez en tête, n’hésitez pas à nous en faire part !

credit vendeur et cession d'entreprise, avantages inconvénients crédit vendeur acquisition

La fiscalité du crédit-vendeur dans le cadre d’une cession d’entreprise

credit vendeur et cession d'entreprise, avantages inconvénients crédit vendeur acquisition

La loi de finance rectificative pour 2015, et pour les cessions conclues à partir du 1er janvier 2016, autorise le cédant qui accorde un crédit-vendeur à régler son impôt sur les plus-values de cession au rythme des paiements faits par le repreneur, et ce, sur une durée maximale de 5 ans. Toutefois, cette mesure est limitée aux entreprises de moins de 10 salariés ou dont le chiffre d’affaires ne dépasse 2 millions d’euros.

Le crédit vendeur est un outil tout à fait pertinent dans le cadre de la cession et l’acquisition d’une entreprise. Il peut être d’ailleurs utilisé concomitamment à d’autres outils de financement, ainsi qu’à des aides à la reprise d’entreprise

Il peut par ailleurs être concomitant à une clause d’earn-out.

Pour plus de détails concernant la fiscalité de la cession d’entreprise, retrouvez notre article dédié.

Et enfin voici une lecture complémentaire intéressante concernant le crédit vendeur sur le site de la BPI.

credit vendeur et cession d'entreprise, avantages inconvénients crédit vendeur acquisition
credit vendeur et cession d'entreprise, avantages inconvénients crédit vendeur acquisition

Spécialistes de la cession d’entreprise, nous accompagnons et conseillons les chef(fe)s d’entreprise dans leurs projets de cession ou d’acquisition.

Catégories
Reprise d'entreprise

Réussir l’acquisition d’une carrosserie

Reprendre une carrosserie : les informations à connaître

Si vous envisagez de vous lancer dans l’entrepreneuriat ou si vous souhaitez réaliser de la croissance externe, reprendre une entreprise opérationnelle dans le secteur de la carrosserie pourrait être une opportunité prometteuse. Avant de vous lancer il est important de prendre en compte divers facteurs pour assurer le succès de votre nouvelle entreprise. Si la reprise d’une carrosserie offre certains avantages, en amont, il est essentiel de mener une analyse approfondie avant de franchir le pas.

Dans cet article, nous nous concentrerons sur les facteurs clés à prendre en compte lors de la reprise d’un atelier de carrosserie, en mettant l’accent sur les aspects financiers et la possibilité de rejoindre un réseau de carrosseries.

Au sommaire :

les avantages à reprendre une entreprise de carrosserie à vendre :Analyse du secteur de la carrosserie

Analyse du secteur de la carrosserie

Avant de se lancer dans l’acquisition d’une carrosserie, il est important de connaître l’environnement et les facteurs clés qui caractérisent ce secteur automobile. Les données relatives aux tendances du marché, telles que les taux de croissance passés et actuels, ainsi que les performances économiques d’entreprises similaires, sont des indicateurs qui vous guideront dans la prise de décisions stratégiques.

Toutefois, il est important de noter que reprendre une entreprise n’est pas une tâche facile. Voici un article connexe qui aborde le sujet : reprendre une entreprise : mode d’emploi. Cet article propose des conseils pratiques et les étapes à suivre pour réussir la reprise d’une entreprise.

les avantages à reprendre une entreprise de carrosserie à vendre

Revenons à notre sujet, la reprise d’une carrosserie à vendre. Selon une étude menée par la Fédération des Centres de Gestion Agréées (FCGA), il ressort que le secteur de la carrosserie compte environ 13 000 établissements, dont plus de la moitié des ateliers sont affiliés à un réseau de carrosseries. Par ailleurs, la marge brute globale moyenne, basée sur un échantillon d’environ 500 entreprises de carrosserie, s’élève à 62,5% avec un chiffre d’affaires moyen hors taxes de 274 568 €.

Par ailleurs, des ressources telles que la plateforme « Le Coin des Entrepreneurs » donnent un aperçu des indicateurs clés du secteur de la carrosserie.

les avantages à reprendre une entreprise de carrosserie à vendre

Les avantages d’adhérer à un réseau de carrosseries

les avantages à reprendre une entreprise de carrosserie à vendre

Si l’atelier de carrosserie à vendre que vous envisagez d’acquérir ne fait pas partie d’un réseau, il peut être intéressant d’examiner la possibilité de vous y joindre. Rejoindre un réseau de carrosseries peut être une source de croissance à long terme pour votre entreprise. En effet, ces réseaux visent à favoriser la collaboration et le partage d’expertise à travers une communauté d’experts dans le domaine de la carrosserie.

Les avantages de ces réseaux de carrosseries sont nombreux : partage de savoir-faire, avantages commerciaux ou encore un soutien professionnel continu. Son intégration dans un réseau de carrosseries peut faciliter la création de partenariats fructueux avec des fournisseurs, des assureurs et d’autres acteurs de l’industrie. Ces relations peuvent déboucher sur des opportunités de croissance et à des prix compétitifs. Ce sont des avantages que vous pourriez difficilement obtenir en tant qu’entité indépendante. À ce sujet, un article sur Auto Infos propose un aperçu approfondi des réseaux de carrosseries et souligne les avantages pour les entrepreneurs qui choisissent cette option.

les avantages à reprendre une entreprise de carrosserie à vendre : Avantages d'adhérer à un réseau de carrosseries

Processus d’acquisition d’une carrosserie

Lorsque vous recherchez des carrosseries à vendre, il est important que vous analysiez les opportunités qui correspondent à vos critères de recherche. Une fois l’occasion repérée, vous entrerez dans une phase de négociation.

De manière générale, le cédant fera appel à des spécialistes de la transmission d’entreprise pour l’accompagner dans le processus de vente de sa carrosserie. Ces experts possèdent une connaissance approfondie des nuances de la vente et de l’achat d’entreprise. Pour mieux comprendre le processus de vente, nous vous recommandons de consulter l’article suivant : les étapes de la cession d’entreprise.

les avantages à reprendre une entreprise de carrosserie à vendre : Carrosseries à vendre sur PME à Vendre

Reprendre une carrosserie peut être un pari gagnant, mais nécessite une analyse du secteur et une réflexion sur l’adhésion à un réseau de carrosseries. C’est en comprenant le secteur, en découvrant les avantages des réseaux de carrosseries et en connaissant le processus d’acquisition, que vous mettrez toutes les chances de votre côté pour une transition réussie vers votre nouveau projet.

les avantages à reprendre une entreprise de carrosserie à vendre : Carrosseries à vendre sur PME à Vendre

Vous cherchez des carrosseries à vendre ? Découvrez une carrosserie à céder sur notre site partenaire Cession Carrosserie.

reprendre une carrosserie les informations à connaitre
les avantages à reprendre une entreprise de carrosserie à vendre : Spécialistes de la cession d'entreprise

Spécialistes de la cession d’entreprise, nous accompagnons et conseillons les chef(fe)s d’entreprise dans leurs projets de cession ou d’acquisition.

Catégories
Cession d'entreprise Reprise d'entreprise

Trésorerie et cession d’entreprise : les options disponibles

Trésorerie et cession d’entreprise : les options disponibles

La question de la gestion de la trésorerie et la cession d’entreprise est un point qui est souvent abordé au dernier moment par le chef d’entreprise. Or c’est un aspect important du projet de vente, notamment dans le cadre de la négociation du prix de cession. Il faut donc anticiper.

En effet, si vous avez une trésorerie importante avant la cession, elle va généralement être prise en compte dans la valorisation de l’entreprise, ce qui peut gêner l’acheteur, et notamment son financement : les banques n’aiment pas trop prêter pour « financer du cash ». En gros, prêter 100 k€ de plus à votre acheteur parce qu’il y a 100 k€ de trésorerie libre dans votre affaire, cela peut aller jusqu’à l’empêcher d’obtenir son financement.

En résumé, voici comment gérer la trésorerie dans le cadre d’une cession d’entreprise :

Dans cette vidéo, nous vous expliquons comment gérer la trésorerie dans le cadre d’une cession d’entreprise.

De quoi est constituée cette trésorerie ?

constitution trésorerie entreprise à vendre

Pour les entreprises qui ont accumulé pas mal de trésorerie, il est important de faire un point quant à la constitution de cette dernière : s’agit-il simplement d’un fonds de roulement nécessaire à l’activité ? Est-il constitué d’avances clients, de dettes fournisseurs, … ? S’agit-il des mises en réserve des années, précédentes, de comptes courants d’associés … ?

La nature même de cette trésorerie va permettre de trouver la solution idoine.

L’objectif est de savoir si le cédant va pouvoir sortir tout ou partie de cette trésorerie avant la vente, faisant ainsi diminuer d’autant le prix de cession. Ou si ce cash ne peut être sorti, soit parce qu’il est nécessaire à l’activité, ou simplement parce que comptablement, il n’est pas possible de le « faire sortir ».

Trésorerie et cession d'entreprise

Sortie de trésorerie avant la cession d’entreprise

Parmi les leviers d’action permettant au cédant de « sortir » un peu de trésorerie de l’entreprise facilement avant sa cession, il y en a deux :

  • Les réserves
  • Le compte courant d’associé

Il y a d’autres manières de gérer des sorties de trésorerie et cession d’entreprise bien sûr, mais que nous n’aborderons pas ici car plus complexe.

1- les réserves :

Sortir trésorerie post cession grace aux reserves

C’est un outil intéressant et facile à utiliser dans le cadre de la gestion de trésorerie et la cession d’entreprise. En effet, votre entreprise a fait des bénéfices dans le passé, vous avez dû constituer une réserve légale (obligatoire pour certaines formes de société), mais vous avez aussi pu mettre en réserve une partie des bénéfices (pour être à l’aise avec votre trésorerie, pour des raisons fiscales, etc).

Or, lorsque vous réalisez la distribution des dividendes en clôture d’exercice, vous pouvez aussi libérer et distribuer tout ou partie de vos réserves.

Bien sûr il faut anticiper ce point dans le cadre d’une cession, car il n’est pas possible de faire coup sur coup deux distributions de dividendes. Donc il vaut mieux anticiper les questions de trésorerie lorsque l’on envisage de céder son entreprise.

2- le compte courant d’associé :

cession compte courant d'associé

Il s’agit là d’argent versé par les associés sur le compte ou pour le compte de la société (et non remboursé à ces derniers). Cela constitue ainsi un prêt de l’associé à la société, qui peut être rémunéré ou non.

Lors de la cession, il est possible et même souvent recommandé de solder le compte courant d’associé. Il est néanmoins possible de le céder.

Si une telle sortie de trésorerie amène à mettre en position inconfortable l’exploitation de l’entreprise, il est possible d’envisager la cession du compte courant d’associé du cédant au cessionnaire. Le compte courant d’associé est un point qui peut se révéler utile en termes de trésorerie et cession d’entreprise.

optimiser trésorerie cession d'entreprise

Sortir la trésorerie après la cession de l’entreprise

Le terme « après » n’est pas tout à fait exacte, dans le sens où le mécanisme est plus complexe : il s’agit en fait de vendre l’entreprise avec sa trésorerie et ses réserves, avec un crédit vendeur à hauteur de la trésorerie extractible.

Voyons un exemple concret :

M. Dupont veut vendre son entreprise pour partir à la retraite, et dispose d’une trésorerie pléthorique (300 k€), due à l’accumulation de réserves sur des années d’exercice.

Trésorerie et cession d'entreprise, sortie trésorerie avant de vendre, optimiser la cession d'entreprise, cession compte courant d'associé

S’il la sort en amont, il va devoir payer 30% de Flat Tax, ce qui ne le ravi pas. Il pense alors à vendre l’entreprise avec la trésorerie, et bénéficier ainsi d’un abattement à hauteur de 500 k€ du fait de son départ à la retraite, réduisant à 17.2 % (CSG-CRDS) son niveau d’imposition. Ce qui représente tout de même près de 40 k€.

S’il n’était pas parti en retraite mais en étant le créateur de l’entreprise avec plus de 8 ans de détention, il aurait bénéficié de 85 % d’abattement, ce qui reste tout à fait intéressant (plus de 30 k€ d’économies d’impôts).

Mais s’il augmente le prix de vente (200 k€) du montant de la trésorerie, son acquéreur n’a ni les moyens, ni l’envie de payer pour cette trésorerie !

Il y a une option, qui nécessite un parfait encadrement juridique par les avocats en charge du dossier : le crédit-vendeur.

Voici le processus :

  • M. Dupont vend son entreprise, avec la trésorerie (et au moins 300 k€ de réserves) pour un montant total de 500 k€. 300 k€ seront payé dans un second temps, en crédit vendeur.
  • La cession se fait, et l’acquéreur fait remonter immédiatement 300 k€ de dividendes à sa holding, qui rembourse alors le crédit vendeur.

Il faut noter que l’opération coûtera environ 4 k€ à l’acquéreur, sa holding étant taxée à l’IS sur 5% du montant perçu en dividendes. Par ailleurs il faudra nécessairement que l’entreprise soit en SAS avant la cession, ce qui évitera l’impact sur le coût d’enregistrement de la cession. Ce qui fera aussi économiser de l’argent à l’acquéreur, et nous avons ainsi une opération gagnant-gagnant !

Mais il faut que la confiance cédant-repreneur soit réelle, et que les avocats en charge (ou du moins celui du cédant) soit bien sûr de son affaire !

optimiser trésorerie cession d'entreprise

Pour résumer les options qui s’offrent au cédant pour optimiser la gestion de trésorerie et cession d’entreprise :

  1. Se rembourser avant de céder
  2. Le repreneur rembourse après avoir acheté, immédiatement ou progressivement (l’équivalent d’un crédit vendeur)
  3. Le repreneur « rachète » le compte courant d’associé, en sus de l’achat des parts de l’entreprise.
Trésorerie et cession d'entreprise

Dans le troisième cas, attention à un point souvent connus seulement des avocats : la notion d’Indépendance de la cession des droits sociaux et de la cession du compte courant. Pour simplifier, céder les parts de son entreprise et céder son compte courant d’associé sont deux actes différents et l’un n’entraîne pas l’autre contrairement à ce que l’on pourrait penser. Il s’agit d’une cession de créance. Source : © Editions Francis Lefebvre – La Quotidienne

Trésorerie et cession d'entreprise, sortie trésorerie avant de vendre, optimiser la cession d'entreprise, cession compte courant d'associé
Sortir la trésorerie avant de vendre une entreprise

Attention à la Fiscalité liée à la cession d’entreprise, il existe différentes options pour gérer cette sortie de trésorerie, avec des impacts différents selon la situation personnelle du cédant.

Prenez donc le temps d’étudier la situation bien en amont !

Trésorerie et cession d'entreprise, sortie trésorerie avant de vendre, optimiser la cession d'entreprise, cession compte courant d'associé

Qu’en dit la justice ?

trésorerie vente société et cession compte courant d'associé

Dans un arrêt rendu le 11 janvier 2017 (Cass.com N° 15 -14 ; 064), à propos de trésorerie et cession d’entreprise, la Cour de cassation affirme que l’opération de cession des titres d’une société n’implique pas automatiquement la cession du compte courant du cédant, et ce, même si le prix de vente tient compte de ce compte courant. Le titulaire du compte demeure donc le cédant. Parallèlement, la Cour de cassation confirme bien la possibilité d’un accord conventionnel entre les parties sur le devenir de ce compte courant du cédant.

Trésorerie et cession d'entreprise, sortie trésorerie avant de vendre, optimiser la cession d'entreprise, cession compte courant d'associé
Trésorerie et cession d'entreprise, sortie trésorerie avant de vendre, optimiser la cession d'entreprise, cession compte courant d'associé
Trésorerie et cession d'entreprise, sortie trésorerie avant de vendre, optimiser la cession d'entreprise, cession compte courant d'associé

Spécialistes de la cession d’entreprise, nous accompagnons et conseillons les chef(fe)s d’entreprise dans leurs projets de cession ou d’acquisition.

Catégories
Cession d'entreprise Reprise d'entreprise

Déroulement d’une cession d’entreprise

Les étapes pour réussir la cession d’une entreprise

Vous avez mis en vente votre entreprise ou fonds de commerce, CA Y EST ! Voyons un peu le déroulement d’une cession d’une entreprise.

Vous avez suivi les 3 premières étapes détaillées sur la page « Comment mettre mon entreprise en vente ? »  , maintenant que c’est fait, voyons ce qu’il va se passer ensuite :

Etape 4 : La sélection et vérification des repreneurs potentiels

En effet lorsqu’un potentiel acheteur va contacter votre expert en cession d’entreprise, il ne va pas – et ne doit pas, s’il est sérieux – vous le transmettre directement. Il doit en effet vérifier son sérieux, sa capacité de financement, etc. Bref, il doit s’assurer, autant que possible, qu’il ne vous fera pas de fausses joies afin d’éviter toute perte de temps.

Etapes cession entreprise, comment se passe vente entreprise

Il lui fera signer un engagement de confidentialité, document dans lequel le repreneur potentiel confirme sa demande pour avoir accès au dossier de présentation, et s’engage à préserver la confidentialité des informations qui lui sont transmises dans le cadre d’une éventuelle cession d’entreprise. Bien évidemment il faudra toujours se méfier de concurrents qui se disent intéressés, mais à un moment, si on veut vendre, il faut savoir montrer ses comptes !

Ensuite, si le repreneur indique qu’il est toujours intéressé après avoir étudié le dossier de présentation, soit il va demander plus d’informations sur certains points, soit il va demander à vous rencontrer, afin de faire connaissance.

Et enfin, si tout cela se passe bien, il va vous faire une offre.

A ce moment, votre intermédiaire lui demandera – si ce n’est pas déjà fait – son plan de financement, voire même l’aidera dans ses démarches, afin de faciliter le bouclage du dossier, et donc la réussite de la vente si vous vous êtes accordés sur le prix. C’était la quatrième étape du déroulement d’une cession d’entreprise.

Etapes cession entreprise, comment se passe vente entreprise

Etape 5 : Le Compromis de vente ou la Lettre d’Intention en cession d’entreprise

Etapes cession entreprise, comment se passe vente entreprise

Chacun a sa terminologie, mais les deux signifient la même chose : lorsque le repreneur potentiel et vous êtes d’accord sur le prix et d’éventuelles autres conditions, vous signez ce compromis ou lettre d’intention, afin de mettre noir sur blanc les termes de votre accord. L’accord sur le prix et les conditions vous mène à la signature du compromis ou de la lettre d’intention, marquant l’étape clé de la cession d’entreprise.

Mais attention : cela ne signifie pas que l’affaire est bouclée !

Deux points importants :

  • Cet accord est conditionné par l’obtention du prêt : donc si la banque dit non, l’acquéreur potentiel est désengagé
  • Il est conditionné aussi par le bon déroulement de l’audit. Dans le cas contraire, il pourra demander la modification des termes de l’accord, ou y mettre fin et ainsi faire avorter la cession d’entreprise.

Concrètement, cela veut dire que :

  • Il est facile d’obtenir une lettre de refus d’une banque… En fait il suffit presque de demander. Donc ne considérez rien comme acquis à cette étape. Et même sans intention de nuire, l’acheteur peut avoir « arrangé » la réalité pour faire croire qu’il avait les fonds nécessaires.
  • N’essayez pas « d’arranger la réalité » pour faciliter la cession d’entreprise, car si le repreneur potentiel s’entoure correctement, ses conseils ne manqueront pas de relever les cadavres planqués. Et ils retireront bien plus de leur offre que ce qu’ils auraient retiré s’ils avaient été informés avant ! Sans parler de la garantie que vous allez donner à l’acheteur si la vente se fait (cf page Comment se protéger lors de l’achat d’une entreprise / d’un commerce ?)

Ce document inclut généralement une date butoir pour « lever ces conditions suspensives », autrement dit pour avoir le prêt et finir l’audit (notamment). Attention à ne pas prévoir une date trop proche, car sinon vous devrez faire des documents supplémentaires pour reconduire cette période. Et souvent, ce qui prend le plus de temps, ce sont les banques !

Etapes cession entreprise, comment se passe vente entreprise

Etape 6 : L’audit et la demande de financement dans le cadre de la cession d’entreprise

Etapes cession entreprise, comment se passe vente entreprise

Durant cette phase, les conseils – expert-comptable et/ou avocat – vont demander à votre expert-comptable un certain nombre d’éléments. L’objectif est de s’assurer que tout a été fait dans les règles et qu’il n’y a pas d’anomalies pouvant nuire au client après la cession. Ils vérifient la comptabilité, le paiement des taxes et impôts, ainsi que les risques sociaux et fiscaux.

La demande de prêt est lancée en même temps, car il faut à l’acheteur le compromis pour le mettre dans le dossier de demande de prêt. C’est là où il va falloir s’armer de patience !

Si votre intermédiaire a bien fait son travail, il aura proposé son aide à l’acheteur pour réaliser le dossier de demande et faciliter l’affaire.

L’audit est crucial pour valider que l’entreprise respecte toutes les obligations légales. Parallèlement, l’acheteur soumet sa demande de prêt avec le compromis de vente. C’est une phase longue qui demande patience.

Etapes cession entreprise, comment se passe vente entreprise

Etape 7 : Le contrat de cession de parts ou de fonds de commerce

Une fois l’accord validé, l’audit finalisé et le prêt obtenu, il suffit de mettre par écrit tous les éléments. C’est enfin la dernière étape du déroulement d’une cession d’entreprise !

Etapes cession entreprise, comment se passe vente entreprise

Si votre entreprise est vraiment petite, il est parfois possible de se passer d’avocats pour la rédaction. Cependant, cela devient de plus en plus rare, car l’acheteur, légitimement, souhaitera se prémunir contre toute mauvaise surprise une fois la cession d’entreprise effectuée. Il est donc probable que vous ayez besoin d’un avocat spécialisé en cession d’entreprise. Votre intermédiaire ne devrait avoir aucun mal à vous en conseiller un.

Les points clés :

  • Si vous avez des exigences particulières, bien vérifier qu’elles ont été reprises dans le contrat.
  • La garantie de passif (cession de parts) : à travers cette garantie, l’acheteur se couvre en cas de mauvaise surprise. Notamment en cas de contrôle fiscal ou social, qui dépendrait de la période où vous étiez gérant.
  • Les conditions de complément de prix, si vous en avez prévu. Elles doivent être bien détaillées.
  • Qui a en charge les formalités et frais liés à la cession.
Etapes cession entreprise, comment se passe vente entreprise

Dernier point clé : pendant ce temps…

Etapes cession entreprise, comment se passe vente entreprise

CONTINUEZ DE GÉRER VOTRE ENTREPRISE / COMMERCE COMME AVANT !

Si certaines entreprises / certains commerces sont vendus en quelques mois, pour d’autres il peut falloir un an, deux ans… Avant qu’un repreneur sérieux ne pointe son nez. Et le processus de cession d’entreprise lui-même peut parfois prendre plus de temps que prévu, 6 mois, 9 mois, 1 an …

La pire des choses qu’il puisse arriver, c’est que vous pensiez « je vais bientôt vendre mon business, je vais donc lever le pied ».

Car si vous ne vendez pas de suite, et que votre chiffre d’affaires diminue, pensez-vous vraiment que l’acheteur potentiel va considérer que « ce n’est pas grave » ?

Bien sûr que non : et si vous en doutez, allez jeter un œil sur la valorisation de votre entreprise.

Donc continuez à gérer votre entreprise comme avant, ne ralentissez pas alors que la ligne d’arrivée n’est pas loin ! Même lorsque vous avez signé le compromis de vente.

questions sur le déroulement de la cession d'une pme
Combien de temps prend une cession d’entreprise ?

La durée d’une cession varie selon la taille de l’entreprise, les négociations et les étapes d’audits. En moyenne, cela prend entre 10 à 18 mois. Une préparation en amont et l’accompagnement d’experts permettent de réduire ce délai.

Quels documents sont nécessaires pour une cession ?

Les documents clés incluent les bilans comptables, les statuts juridiques, le prévisionnel financier ainsi que les contrats en cours (bail, clients, employés). D’autres documents spécifiques au secteur d’activité peuvent être importants. Un dossier de présentation complet est essentiel pour convaincre les repreneurs.

Comment réussir la négociation lors d’une cession ?

Une bonne préparation, une valorisation réaliste et l’aide d’un conseiller spécialisé sont cruciales. Présentez clairement les atouts de votre entreprise pour maximiser l’intérêt des acheteurs.

Etapes cession entreprise, comment se passe vente entreprise
Etapes cession entreprise, comment se passe vente entreprise

Spécialistes de la cession d’entreprise, nous accompagnons et conseillons les chef(fe)s d’entreprise dans leurs projets de cession ou d’acquisition.

Catégories
Cession d'entreprise Reprise d'entreprise

La Garantie d’Actif et de Passif

La Garantie d’Actif et de Passif dans le cadre d’une cession / acquisition

La garantie d’actif et de passif ou plus communément appelée « GAP » est un élément incontournable dans le cadre d’une cession d’entreprise, et plus spécifiquement lorsqu’il s’agit de la vente des titres de la société.

Voici une synthèse des point clés de la garantie d’actif et de passif :

  1. Présentation de la Garantie d’Actif et de Passif
  2. Les dispositions communes de la garantie d’actif et de passif
  3. Les aspects spécifiques à la cession d’entreprise
  4. Les limites de la garantie d’actif et de passif

Attention, la garantie d’actif et de passif est un point très important dans le cadre juridique d’une cession d’entreprise, et cet article n’a pour vocation que de vulgariser les points importants pour que les chefs d’entreprises puissent en saisir les tenants et aboutissants. Il n’est, en aucun cas, exhaustif.

Par ailleurs, comme pour bien d’autres aspects, chacun son métier ! Pour tout ce qui est d’ordre juridique, soyez conseillé par un avocat spécialisé en droits des affaires, il/elle saura prendre en compte l’intégralité de votre environnement et maîtrisera tous les aspects en détail.

garantie d'actif passif vente entreprise

La garantie d’actif et de passif : comment ça marche ?

Lors de la cession d’une entreprise, l’acquéreur se voit transmettre deux éléments fondamentaux de l’entreprise : son actif et son passif.

Si ces termes ont une signification comptable spécifique, il faut juste élargir la signification de ces deux termes pour envisager l’intérêt et l’existence de la garantie d’actif et de passif.

garantie d'actif passif vente entreprise

La garantie d’actif dans le cadre d’une cession d’entreprise :

Lors de la cession de l’entreprise, le cédant détaille l’intégralité des actifs de l’entreprise. C’est la plupart du temps un des aspects de la valorisation de l’affaire. Il s’agit généralement des biens mobiliers (voitures, machines, outils…), mais cela peut être bien d’autres choses matérielles ou immatérielles : un brevet, une marque, de la trésorerie…

garantie cession titres

La garantie d’actif est là pour protéger l’acquéreur dans le cas où certains actifs se révéleraient d’une valeur inférieure à celle prévue (en l’état de fait ou suite à un évènement ayant une origine antérieure à la cession) ou simplement absents au moment de l’acquisition.

Par exemple, si le cédant annonce disposer d’une machine ayant une valeur approximative de 100 K€ et qu’il s’avère qu’il était parfaitement informé que cette machine avait un problème irréparable et qu’elle allait bientôt lâcher, il aura dans un sens tenté de léser l’acquéreur qui pourra se retourner contre lui.

garantie d'actif passif vente entreprise

La garantie de passif dans le cadre d’une cession d’entreprise :

A l’inverse, la garantie de passif est là pour couvrir le repreneur contre la survenue d’événements inconnus à la date de cession, qui augmenterait le passif de l’entreprise.

Par exemple en cas de contrôle fiscal ou social entraînant, après la date de cession, un redressement ou une pénalité pour des causes survenues lors de la direction du cédant, elle permettra à l’acquéreur de ne pas « payer pour son prédécesseur ».

garantie cession titres

En l’occurrence il devra effectivement payer, car en acquérant la société il a aussi accepté de prendre la responsabilité de son passé face à l’administration, mais il pourra se retourner contre le cédant pour les aspects dont celui-ci est responsable.

En résumé la garantie d’actif et de passif prémunie l’acquéreur contre toute augmentation de passif (dettes au sens large du terme), ou contre une diminution de l’actif (de ce qu’elle possède) par rapport à ce qui était prévu, à partir du moment où l’origine est antérieure à la cession.

garantie cession titres

Les grandes lignes

La garantie d’actif et de passif est une clause qui peut être soit insérée dans l’acte de cession des titres, soit rédigée dans un acte séparé.

Elle est composée de plusieurs parties dont voici une brève description : 

garantie d'actif passif vente entreprise

La partie déclarative de la garantie d’actif et de passif :

Elle va transcrire les déclarations du cédant quant aux informations fournies à propos de son entreprise. Celui-ci devra détailler autant que possible tous les points qui pourraient être sujets à discussion par la suite, afin de se protéger au mieux en faisant en sorte que l’acquéreur soit pleinement informé de la situation.

L’objet de la garantie d’actif et de passif :

Seront ici décris les différents aspects qui seront couverts par la GAP, ainsi que la portée de la garantie.

garantie d'actif passif vente entreprise

L’objet peut être assez vaste, car l’acquéreur devra considérer toutes les sources de risques potentiels qui pourraient affecter l’entreprise qu’il reprend.

Ainsi on va y retrouver communément les aspects fiscaux et sociaux, qui vont porter sur une durée équivalente à l’exposition de la société. Par exemple s’il est possible à l’URSSAF de redresser sur des déclarations ayant jusqu’à trois ans à compter de l’expiration de l’année civile au titre de laquelle elles sont dues, la garantie de passif va généralement couvrir la même durée.

Mais il peut aussi s’agir de problématiques de contrats, d’assurances, de garanties données, d’impact environnemental …

La mise en œuvre de la garantie :

Dans l’hypothèse où l’un des objets de la garantie est concerné par une diminution d’actif ou une augmentation du passif, le cessionnaire pourra alors actionner la garantie d’actif et de passif. Il devra néanmoins respecter les conditions de mise en œuvre établies.

Il s’agit ici de déterminer d’une part différentes modalités à respecter avant de mettre en œuvre la GAP, comme par exemple informer le cédant dans des conditions de forme et de temps.

Ainsi que d’en spécifier certains aspects : fixer un seuil de déclenchement, un plafond, etc.

garantie cession titres

Les aspects à considérer spécifiquement dans le cadre d’une cession d’entreprise

Le seuil de déclenchement de la GAP : c’est le montant à partir duquel le repreneur pourra se retourner vers le cédant pour lui demander de prendre en charge les montants concernés.

Ce seuil peut être cumulatif ou non.

Concrètement, si le seuil est fixé à 10 k€, seuls les « litiges » d’une valeur supérieure à 10 k€ pourront faire l’objet d’un actionnement de la GAP. Si ce seuil est cumulatif, alors il faudra attendre que la somme des « litiges » soient supérieurs à 10 K€ (1 k€ + 5 k€ + 2 k€+ 3 k€ par exemple).

garantie cession titres

Le plafond : il s’agit simplement de la limite couverte par la GAP. Au-delà de ce montant, le repreneur devra faire son affaire d’éventuelles mauvaises surprises.

Ainsi, avec un plafond définis à 100k€, si un litige dont les causes sont antérieures à la cession devait générer un passif (pénalité, remboursement, …) de 120 k€, le repreneur pourra se retourner vers le cédant seulement pour 100 K€. D’où l’intérêt des audits d’acquisition, qui doivent évaluer sérieusement les risques existants.

garantie d'actif passif vente entreprise

La dégressivité du plafond : étant donné que les risques diminuent généralement progressivement avec les années qui passent, et notamment les risques liés aux contrôles sociaux et fiscaux, il est d’usage de prévoir une dégressivité du plafond.

Grosso modo, les contrôles sociaux et fiscaux pouvant remonter sur les trois exercices antérieurs (attention il y a des nuances) ; il est donc considéré qu’un an après la cession, le risque couvre non plus 3 ans de gestion du cédant, mais 2 ans + 1 an du repreneur. Il est donc considéré comme normal que le plafond diminue d’un tiers.

Cette dégressivité n’est pas une règle dans le cadre de la cession d’une entreprise, mais il est difficilement envisageable pour un repreneur d’exiger une non-dégressivité du plafond sans avoir des arguments solides. Elle est donc malgré tout très fréquemment mise en place.

La garantie de la garantie : selon les montants concernés et selon les risques identifiés par les audits, la garantie de passif peut être assortie d’une garantie financière, comme une caution bancaire.

Le cas échéant, la banque va généralement nantir le montant concerné (= le bloquer sur un compte bancaire), et le restituera par tiers chaque année (dégressivité du plafond) si tout se passe bien.

En cas de litige, sous conditions que la demande du repreneur soit légitime aux yeux de la GAP, elle versera alors le montant du litige à ce dernier.

garantie d'actif passif vente entreprise

Les limites de la garantie d’actif et de passif

Rédigée au sein du protocole de cession ou dans un acte à part, la GAP présente l’avantage d’anticiper certains éventuels litiges et de définir un mode d’action au besoin.

Mais ce n’est pas une garantie « magique » qui va empêcher tout problème, pour le repreneur comme pour le cédant.

garantie d'actif passif vente entreprise

En effet, actionner cette garantie de passif autrement qu’à l’amiable signifiera des coûts et des moments peu agréables. Il est donc important que cédant et repreneur avancent main dans la main pour faciliter la transmission et la gestion des problèmes.

Ainsi, un repreneur qui ne prendrait pas conseil auprès du cédant et ne défendrait pas, dans la mesure du raisonnable, la position de l’entreprise vis-à-vis d’un tiers demandant réparation, et paierai en disant « de toutes façons le cédant va me rembourser », pourrait avoir de mauvaises surprises.

le repreneur se doit de faire le nécessaire pour défendre le litige ; sans cela il devra sortir le montant de sa propre poche.

Ensuite, certains pourraient être tentés de demander un plafond plus élevé « par précaution », en pensant que « si le cédant n’accepte pas c’est qu’il y a un loup », puisqu’après tout, « s’il n’y a pas de risque, alors ce n’est pas un problème ». 

garantie d'actif passif vente entreprise

En cas de garantie financière, il faut garder en tête que la banque va nantir le montant concerné. Ce qui signifie que le cédant n’en disposera pas avant la fin de la période concernée par la garantie. Il est donc directement impacté par le plafond défini, ce n’est pas anodin.  D’autant plus s’il prévoit de réinvestir tout ou partie du fruit de la cession pour acquérir une nouvelle entreprise (cf montage par apport cession).

Comme pour l’intégralité du processus de cession d’une entreprise, il est donc largement recommandé pour le cédant comme le repreneur d’agir dans une approche constructive et franche, de manière à trouver des réponses aux problèmes ensembles plutôt que de s’affronter sur ces sujets !

garantie d'actif passif vente entreprise
garantie d'actif passif vente entreprise

Spécialistes de la cession d’entreprise, nous accompagnons et conseillons les chef(fe)s d’entreprise dans leurs projets de cession ou d’acquisition.

Catégories
Actualités Cession d'entreprise Reprise d'entreprise

Panorama 2020 de la cession – reprise d’entreprises en Gironde

Panorama 2020 de la cession – reprise d’entreprises en Gironde / Nouvelle-Aquitaine


En raison de l’aspect confidentiel de ce type d’opérations, les statistiques à propos des cessions et reprises d’entreprises sont assez rares et difficiles à collecter. Experte en cession et acquisition d’entreprise en Gironde, notre équipe tâche d’analyser les différentes sources disponibles afin de réaliser des micro-études ciblées et extraire des tendances intéressantes à propos de l’actualité de la cession d’entreprise en Gironde.

Avec la crise sanitaire engendrée par le Covid-19, l’économie française connaît depuis le premier trimestre 2020 une situation inédite et beaucoup de PME sont condamnées à naviguer à vue. Disposer d’informations discernant les grandes tendances et quelques chiffres du marché en Gironde pourront vous être utiles afin d’envisager des stratégies d’adaptation pour certains et de développement pour les plus chanceux. Il en est de même pour ceux qui envisagent de céder leur entreprise ou reprendre une affaire dans cet environnement post-Covid.

Au sommaire :

panorama cession reprise entreprise Gironde Aquitaine

L’impact de la crise sanitaire à la Nouvelle-Aquitaine et en Gironde

L’Insee a récemment publié les chiffres liés à l’impact de la crise sanitaire en Nouvelle-Aquitaine et en Gironde. La Nouvelle-Aquitaine a enregistrée une baisse d’activité de 31%, ce qui en fait l’une des régions françaises les moins touchées, mais avec de fortes disparités internes.

panorama cession reprise entreprise Gironde Aquitaine

C’est principalement la structure de son tissu économique qui permet à la Nouvelle-Aquitaine de traverser mieux que d’autres régions cette crise liée au Covid. L’impact économique varie de -28% en Creuse, où les services marchands sont moins présents, et dans les Deux-Sèvres, à -33 % en Gironde et dans les Pyrénées-Atlantiques, où les activités scientifiques, techniques-services administratifs et de soutien sont plus développées. Les régions les moins touchées se caractérisent par une prépondérance des services non marchands et de l’agriculture (la Nouvelle-Aquitaine étant la première région d’Europe dans l’agroalimentaire).

Les économistes de la Banque de France envisagent un retour de la croissance dans les quelques mois à venir.

panorama cession reprise entreprise Gironde Aquitaine
fiscalité cession reprise entreprise Gironde Aquitaine

Dans leurs prévisions récemment publiées, comme nous le montre ce graphique présentant la prévision de croissance de l’économie pour les prochaines années, ils tablent sur une baisse du PIB de 8,7 % sur 2020. Ce qui constitue une contraction toujours prononcée mais sensiblement moins forte que celle anticipée en juin 2020 (-10,3 %). Pour ceux qui parviendront à subsister aux conséquences économiques de la pandémie, les programmes de relance et d’incitation des gouvernements en Europe viendront largement encourager la reprise économique, tout secteurs confondus.

panorama cession reprise entreprise Gironde Aquitaine

Dans la zone euro comme en France, les prévisions sont positives : comme nous le montre ce graphique on observe dès 2021 une relance de l’économie, et un retour au même niveau que fin 2019 en 2022.

panorama cession reprise entreprise Gironde Aquitaine

Même si ce mouvement de fonds est timide et fragile du fait de la résurgence de cas positifs en France, l’économie Girondine apprend à s’adapter et relève progressivement la tête. Raison pour laquelle il peut être pertinent d’envisager dès maintenant la cession ou la reprise d’une entreprise en Gironde.

Prendre la décision de céder ou reprendre une entreprise dans un moment tel que celui que nous sommes en train de traverser, notamment dans les secteurs les plus touchés, exige une réflexion approfondie. Pour ceux qui pensent à céder une entreprise en Gironde ou reprendre une affaire en Nouvelle-Aquitaine, nous vous suggérons de lire les articles que nous avons rédigé à propos de la Cession d’une entreprise post-Covid et de l’Acquisition d’une entreprise post-Covid.

panorama cession reprise entreprise Gironde Aquitaine

Le marché de la cession – acquisition d’entreprise en Gironde

L’INSEE a récemment publié les données suivantes, présentant la répartition des établissements par secteur d’activité en Nouvelle-Aquitaine. On constate qu’en Gironde les secteurs liés aux services marchands, commerce et tourisme représentent plus de 78% du total des activités de la région.

Pour ceux qui considéreraient que les faillites en cascade viennent gonfler les chiffres, n’oublions pas que la plupart des entreprises en difficulté ne passent malheureusement pas par le processus de cession, mais plutôt par le tribunal de commerce.

panorama cession reprise entreprise Gironde Aquitaine

Dans le cadre de la cession et acquisition d’entreprises, pour comprendre l’impact de ces informations, il faut considérer le temps de « turnover » moyen de chaque type de business.

panorama cession reprise entreprise Gironde Aquitaine

Par exemple, en France, la durée moyenne durant laquelle une entreprise reste sous le contrôle d’un même propriétaire varie entre 8 et 10 ans. Mais quand on regarde spécifiquement le secteur de restauration, cette durée se réduit fortement et descend à 2 / 3 ans en moyenne.

Ainsi, si on considère l’importance du secteur du CHR dans la région Girondine tant par son aspect gastronomique que touristique, on comprend le pourquoi à la rentrée 2020 la répartition des entreprises à vendre par secteur d’activité à Bordeaux et dans ses environs prend la forme suivante :

panorama cession reprise entreprise Gironde Aquitaine

Il est important de ne pas oublier que le COVID a eu un grand impact sur le secteur des CHR (Cafés-Hotels-Restaurants), et que les plus touchés par la crise n’auront pas l’opportunité de passer par un processus de cession classique, ils seront directement mis sous la coupe du tribunal de commerce. A tous ceux concernés nous leur souhaitons le meilleur, c’est loin d’être une expérience agréable, surtout après avoir perdu ce que l’on a mis tant d’énergie à construire.

La proportion importante de ces activités dans les statistiques explique, par ailleurs, la taille moyenne constatée des affaires concernées par la cession d’entreprise en Gironde et à la Nouvelle-Aquitaine.

CHIFFRE D’AFFAIRES DES ENTREPRISES À VENDRE

panorama cession reprise entreprise Gironde Aquitaine

Les entreprises réalisant un chiffre d’affaires entre 100k et 500k d’euros représentent plus de 70% des affaires à vendre en Gironde. Par ailleurs, d’après BPIFrance, environ 80 % des entreprises actuellement à céder en Gironde le sont pour un prix de cession inférieur à 500 k€ :

PRIX DE CESSION DES ENTREPRISES À VENDRE

panorama cession reprise entreprise Gironde Aquitaine

Il est intéressant souligner que ces chiffres sont très proches des statistiques au niveau national : à la même date et sur l’intégralité du territoire français, nous observons la même prédominance d’entreprises à céder dont le prix de vente se situe entre 100 k€ et 500 k€.

panorama cession reprise entreprise Gironde Aquitaine

Le virus circule encore, cependant les entrepreneurs, industriels et autres protagonistes de l’économie française commencent à s’organiser pour relancer la situation économique du pays et de la région, comme nous le montrent les études et statistiques officielles récemment publiées. Ainsi s’il faut user d’une certaine prudence selon le secteur d’activité dans lequel on évolue, les opérations d’acquisition et de cession de TPE ou PME en gironde reste un axe stratégique tout à fait pertinent.

panorama cession reprise entreprise Gironde Aquitaine

Si vous avez encore des questions sur la cession et l’acquisition d’entreprises en Gironde ou à la Nouvelle-Aquitaine, n’hésitez pas à nous contacter. Pour trouver des entreprises à vendre en Gironde et en Nouvelle Aquitaine, rdv sur le site de notre partenaire.

Experts cession entrreprise Gironde
Experts cession entrreprise Gironde

Spécialistes de la cession d’entreprise, nous accompagnons et conseillons les chef(fe)s d’entreprise dans leurs projets de cession ou d’acquisition.

Catégories
Reprise d'entreprise

Reprendre une entreprise en période post-Covid

Reprendre une entreprise en 2021

Quels sont les impacts et conséquences de la crise sanitaire sur la transmission des TPE et PME en France ?

Les années 2020 et 2021 resteront longtemps dans l’esprit des chefs d’entreprise. A l’heure où cet article est écrit cette crise que nous traversons n’en est qu’à ses débuts pour beaucoup de TPE et PME. Si les deux mois de confinement ont sacrifié la trésorerie de nombreuses d’entre elles, d’autres ont pu s’en sortir mais au prix fort. Et le second confinement, bien que moins contraignant, leur a mis un second coup parfois fatal. Elles compteront sur un regain d’activité pour s’en sortir sans trop de casse. Et pour certaines d’entre elles, il faudra envisager d’autres options afin de préserver les emplois.

Nous sommes contactés tous les jours par des chefs d’entreprises de tout genre, cédants ou repreneurs, qui nous posent les mêmes questions. Et souvent avec des aprioris biaisés, ce qui met en risque leur raisonnement. Étant donné que de nombreux emplois sont en jeu, ainsi que la préservation de l’identité de ces entreprises et/ou de leur savoir-faire, il est important de disposer de certaines précisions.

Voici quelques réflexions à propos de la crise du Covid et son impact sur la reprise d’entreprise :

Reprendre entreprise apres covid, reprise société et fonds de commerce

« C’est la crise, il y a de bonnes affaires à faire »

Après un certain nombre de discussions sur le sujet, avec des repreneurs potentiels, des chefs d’entreprise réfléchissant à de la croissance externe, avec des confrères… la conclusion est toujours la même : si c’est dans le cadre d’entreprises mises en vente du fait de la crise, alors à 99% non, il n’y a pas de « bonnes affaires à faire ». Sauf pour les 1% qui auront de la chance.

Reprendre entreprise apres covid, reprise société et fonds de commerce

Car aujourd’hui l’essentiel des entreprises « potentiellement » à reprendre sont des entreprises en grande difficulté. Il s’agit notamment de problématiques de trésorerie, amenant à un défaut de paiement. Si la structure n’a pu se constituer une trésorerie suffisante permettant de dépasser 2 mois de crise, et ce malgré les aides, alors il y avait probablement une fragilité préalable.

Ce qui signifie qu’elles seront à reprendre à la barre du tribunal de commerce. Les acquéreurs devront se montrer très réactifs, et compter sur la qualité de leur connaissance de la cible pour se positionner avec un risque maîtrisé. Car les mandataires judiciaires auront malheureusement beaucoup de travail, probablement peu de temps pour traiter chaque affaire, avec des dossiers moins fournis et approfondis que d’usage.

Ainsi à moins de déjà connaître la cible (avant la crise), d’avoir bien étudié le dossier en amont, se risquer à reprendre une affaire dans des délais aussi courts s’avère tout au moins discutable.

Reprendre entreprise apres covid, reprise société et fonds de commerce

Pour ceux qui auront « la chance » de bien connaitre la cible, d’avoir identifié les raisons qui font qu’elle se retrouve dans cette situation suite à la pandémie, alors le risque est mieux maîtrisé. A condition de disposer des fonds pour l’acquisition bien sûr, car il ne faudra pas compter sur les banques pour participer à hauteur de ce qu’elle aurait financé en temps normal. Le recours à un courtier en financement peut permettre de faciliter les choses, notamment en termes de faisabilité et de délais.

Pour les autres, à moins de disposer de fonds significatifs permettant de financer des dossiers en « demi-aveugle » avec un niveau de risque élevé, les seules « bonnes affaires » possibles sont les entreprises à céder mais pour des raisons plus standard de changement de vie, nouveaux projets du cédant ou départ à la retraite.

Reprendre entreprise apres covid, reprise société et fonds de commerce

« Le prix de vente d’une entreprise baisse fortement en période de crise sanitaire »

Certains repreneurs étaient en cours de discussion sur des dossiers avant le début du premier confinement, puis en fin d’année 2020 et sont revenus vers nous en demandant si le prix des affaires en vente était revu à la baisse. Cela amène à considérer ce qui constitue la valorisation d’une entreprise, sujet déjà abordé dans des articles précédents pour ceux qui chercheront plus de détails.

La réflexion qui doit être menée est la suivante : l’entreprise est-elle impactée sur le moyen terme ? Est-ce que la crise va avoir un impact au-delà de la période de crise sanitaire, après la cession effective ?

Reprendre entreprise apres covid, reprise société et fonds de commerce

Si c’est le cas, alors effectivement si l’acquéreur risque de reprendre une entreprise dont l’activité va être impactée négativement pendant les 6/12/18 mois suivant l’acquisition, effectivement le prix de cession doit être revu. Différentes options sont possibles, par exemple la transformation d’une partie du prix en variable conditionnée via une clause d’earn-out.

S’il se trouve que du fait de ses spécificités et le marché, l’activité va retrouver dans les mois à venir un rythme identique à ce qui était avant la crise, alors pourquoi le prix devrait-il être revu à la baisse ?

Certains seraient tentés de répondre : « parce que le résultat de l’exercice va nécessairement être moindre ». C’est un fait. Le résultat de l’exercice va être impacté par un événement ponctuel, non structurel, qui va réduire les bénéfices des années 2020 et 2021. A moins de considérer que la pandémie puisse se reproduire exactement dans les mêmes conditions en 2022 (ce qui est peu probable, puisque les états ne vont pas détruire le matériel médical et les scientifiques ne vont pas oublier ce qu’ils ont appris), ou qu’une autre pandémie ne se déclare (dans ce cas pourquoi ne pas aussi envisager qu’une météorite peut  détruire la terre – ce qui est possible – et investir son argent dans un projet de navire intergalactique),  cela n’impactera que le cédant dans sa distribution de dividendes pré-cession.

Reprendre entreprise apres covid, reprise société et fonds de commerce

Et la notion de réitération d’une pandémie mondiale (sans parler d’une Xème vague qui aurait très probablement lieu avant le closing de la reprise que vous visez) est un risque qui était tout autant présent avant 2020/2021 qu’après. Personne n’est capable de dire où, quand et comment, à chaque chef d’entreprise de réagir selon ses considérations. Notre article rédigé sur le sujet apportera des éléments de réflexion à ceux qui le souhaiteront.

En conclusion, il n’y a pas de généralité, néanmoins de grande lignes se dessinent et la logique permet d’appréhender l’essentiel : cela dépend fortement de l’activité et de son exposition à moyen et long terme.

Reprendre entreprise apres covid, reprise société et fonds de commerce

« Faut-il geler tout projet d’acquisition sur l’année à venir ? » 

En considérant que l’on ne parle ici que de la reprise d’entreprises en difficulté du fait de la pandémie, tout dépend des raisons amenant à envisager l’acquisition.

Une entreprise qui avait prévu dans son plan stratégique une acquisition, qui dispose d’un plan de financement adapté au nouveau contexte et qui a trouvé la bonne cible n’a aucune raison de ne pas finaliser l’acquisition malgré le contexte.

Bien évidemment elle devra bien considérer l’impact à court et moyen terme afin de se positionner de manière cohérente (cf paragraphe précédent).

Si on considère l’hypothèse où la reprise d’entreprise est envisagée pour profiter d’un « effet d’aubaine », il s’agit alors d’une position bien plus risquée, et il est indispensable de réfléchir à deux aspects importants :

Reprendre entreprise apres covid, reprise société et fonds de commerce
  • Le niveau de Risque/Récompense ou, autrement dit, le ROI : en investissant (souvent pas grand-chose, mais en reprenant des dettes) dans une entreprise en difficulté, quel est le risque encouru par rapport au gain potentiel si tout se passe « correctement » ? Par exemple si votre rentabilité moyenne est déjà de 25 %, et que votre potentiel risque/récompense en reprenant l’affaire en difficulté est de 15%, cela signifie (en simplifiant le raisonnement) qu’en termes d’investissement vous avez tout intérêt à réfléchir à plutôt investir sur votre activité ; vous aurez moins de risque et plus de rentabilité.
  • Attention à ne pas se mettre en danger juste pour « éventuellement faire une bonne affaire ». Il est difficile pour beaucoup de chefs d’entreprise de se projeter à 6 ou 12 mois malgré leur expertise et leur connaissance du marché du fait du caractère inédit de la crise actuelle. Il est donc important de disposer d’une base financière solide et de ne pas prendre le risque de mettre à mal l’activité de son entreprise jusque-là in boni.
Reprendre entreprise apres covid, reprise société et fonds de commerce

Ainsi le contexte actuel ne doit pas nécessairement stopper toute action, mais doit amener à bien (ré)étudier les dossiers et ; en l’occurrence, ne pas hésiter à se faire accompagner par des conseils tiers, qui apporteront un point de vue extérieur souvent précieux. Les spécialistes de la cession d’entreprise pourront eux constituer un intermédiaire pour prendre contact avec des cibles potentielles, plutôt que de les attaquer « de front », ce qui peut ne pas être bien pris par ces chefs d’entreprise qui luttent déjà pour permettre à leur entreprise de survivre.

Reprendre entreprise apres covid, reprise société et fonds de commerce

En conclusion – les points clés pour reprendre une entreprise touchée par la crise du Covid-19 :

  • Rares seront les bonnes affaires, nombreuses seront les opportunités de faire le mauvais choix.
  • Cela ne signifie pas qu’il faille stopper tout projet d’acquisition, mais qu’il faudra redoubler de vigilance et être bien accompagné pour ne pas passer à côté d’un point clé.
  • Tant pour la discussion du prix de cession que pour envisager le business à venir, une étude consciencieuse de l’impact court/moyen/long terme de l’activité doit être menée.
Reprendre entreprise apres covid, reprise société et fonds de commerce
Reprendre entreprise apres covid, reprise société et fonds de commerce

Spécialistes de la cession d’entreprise, nous accompagnons et conseillons les chef(fe)s d’entreprise dans leurs projets de cession ou d’acquisition.

Reprendre entreprise apres covid, reprise société et fonds de commerce

Synthèse :

Des bonnes affaires à faire ?

Reprendre entreprise apres covid, reprise société et fonds de commerce

Pour beaucoup les « bonnes affaires » risquent de se transformer en mauvaises surprises ; reprendre une entreprise à la barre du tribunal de commerce sans bien la connaître peut amener à fragiliser une structure existante qui elle même tournait bien. Les mandataires judiciaires sont et seront pendant un moment submergés de dossiers, à tâcher de faire au mieux, mais ils ne pourront se démultiplier. Certaines informations risquent de n’apparaître qu’une fois la reprise effectuée, et certaines surprises peuvent faire mal. Mais pour ceux qui auront la chance de déjà connaître leur cible en amont, cela peut devenir un atout.

La baisse des prix de vente ?

L’évolution du prix de vente va dépendre notamment d’une chose : l’entreprise et le secteur d’activités ont-ils été impactés à court, moyen et long terme ?

Sans impact sur le futur de l’entreprise, cela reste un élément conjoncturel qui n’a aucune raison d’impacter le prix. Certains environnement feront qu’il y aura éventuellement une légère baisse, mais d’autres pourraient favoriser une légère hausse du prix de cession.

Faut-il tout arrêter pour l’instant ?

Tout dépend du contexte de l’acquéreur et de sa stratégie. Oui si l’entreprise acquéreuse  est elle même en difficulté à cause de la crise, mieux vaut gérer un problème à la fois. Non si l’acquisition s’inscrit dans une stratégie définie et cohérente.

Certains ont comparé la crise générée par le Covid et le confinement à la crise de 1929, en oubliant de considérer les fondamentaux : la crise de 1929 était structurelle, la pandémie est elle conjoncturelle.

Reprendre entreprise apres covid, reprise société et fonds de commerce
Reprendre entreprise apres covid, reprise société et fonds de commerce

Spécialistes de la cession d’entreprise, nous accompagnons et conseillons les chef(fe)s d’entreprise dans leurs projets de cession ou d’acquisition.

Catégories
Reprise d'entreprise

Reprendre une entreprise : mode d’emploi

Reprendre une entreprise : mode d’emploi

Vous envisagez de reprendre une entreprise ? Bravo, c’est une belle aventure en perspective ! Mais beaucoup d’entre vous se posent la question suivante : comment ça marche pour reprendre une entreprise ?

Il est vrai que le contexte se présente différemment si vous êtes déjà chef d’entreprise, et que vous cherchez à vous développer par croissance externe, développement horizontal ou verticale, ou si vous étiez jusque-là salarié et que vous décidez de prendre votre envol.

Voici les principales étapes décrivant comment reprendre une entreprise :

  1. Définir ses critères de recherche
  2. Aller sourcer des dossiers
  3. Rencontrer le(s) cédants
  4. Rédiger une lettre d’intention
  5. Réaliser un audit d’acquisition
  6. Signer le contrat de cession
mode d'emploi reprendre une entreprise, comment ca marche

Étape 1 : Définir vos critères de recherche pour reprendre une entreprise

Ça y est, vous êtes décidé, vous allez être votre propre patron !

Bien, maintenant parlons concrètement :

– Dans quel activité / secteur d’activité envisagez-vous de reprendre une entreprise ?

– Est-ce une activité que vous connaissez forcément ou plutôt peu importe l’activité, le gérant ayant uniquement une fonction de gestionnaire ?

– Quelle taille d’entreprise recherchez vous pour votre reprise ? En termes de CA ? De salariés ? D’autres aspects – par exemple nombre de couverts pour un restaurant, de chambres pour un hôtel… ?

– Recherchez-vous une entreprise qui tourne déjà bien, une entreprise à développer, une entreprise en difficulté ?

– Cherchez-vous à reprendre un fonds de commerce ou préférez vous racheter des parts sociales ?

– De combien de fonds disposez-vous pour reprendre une entreprise  ?

– Disposez-vous des qualités Managériales, de Communication, de Gestion, … pour reprendre une entreprise ?

– Dans quelle zone pensez vous effectuer votre reprise de société ? Sur une ville ? Un département ? Une région ?

– etcetera !

Autant de questions auxquelles vous devez répondre pour entamer votre recherche pour reprendre une entreprise ou un fonds de commerce.

Comment reprendre une entreprise, mode d'emploi reprise d'entreprise

Une erreur que font souvent les repreneurs est de ne pas suffisamment approfondir ces premiers points, en se disant que, pour ne pas fermer la porte à une superbe opportunité à 500 km de chez eux, ils préfèrent « rester large » dans leur zone de recherche. Sauf que cette opportunité n’arrivera probablement pas, à moins d’avoir défini un secteur d’activité très précis. Si en plus vous « êtes ouvert » à plusieurs secteurs d’activité, même si intellectuellement votre position se comprend, dans la réalité cela vous desservira plus que cela ne vous aidera. Pour réussir dans votre recherche pour reprendre une entreprise, sachez faire la part des choses, et affiner vos critères. Retrouvez les 5 points clés pour réussir la reprise d’une entreprise sur la page dédiée de notre site.

Mais aussi, vous devrez « valider » ces réponses par rapport à votre réalité :

– Disposez-vous des compétences nécessaires pour gérer une affaire telle que celle que vous cherchez ? Si vous voulez gérer une TPE ou une petite PME dans le bâtiment, ou l’informatique (ou bien d’autres secteurs) et que vous n’y connaissez rien, mieux vaut que vous appreniez très très vite ET que vous soyez épaulé par des chefs d’équipes vraiment autonomes !

– Avez-vous la capacité de financer le rachat d’une entreprise ou l’achat d’un fonds de commerce à hauteur de vos ambitions ? Qui ne voudrait pas d’une entreprise qui fonctionne à merveille, qui présente une croissance à 2 chiffres sans discontinuer …. Et tout cela pour un prix de vente ridiculement bas ? Oui, mais cela n’arrivera pas. Donc renseignez vous sûr les valorisations moyennes dans votre secteur d’activité pour vous assurer que le budget dont vous disposez soit bien réaliste. Pour simuler le coût d’un prêt, le site Meuilleurstauxpro.com dispose d’un simulateur d’emprunt professionnel très bien fait.

Comment reprendre une entreprise, mode d'emploi reprise d'entreprise

Étape 2 : Recherche, analyse de dossiers et sélection de cibles pour reprendre une entreprise

Vous savez maintenant plus précisément ce que vous recherchez comme cible, il faut donc partir à la cueillette … et à la chasse !

La cueillette : autrement dit la recherche passive pour reprendre une entreprise. Il existe de nombreux sites internet où sont diffusées des annonces d’entreprises en vente, vous n’avez qu’à renseigner vos critères et choisir ! Certains sont gratuits, d’autres payants (pour disposer des contacts du vendeur), quoiqu’il en soit vous trouverez déjà l’essentiel des affaires en vente. Ce sont de bons outils pour reprendre une entreprise.

Comment reprendre une entreprise, mode d'emploi reprise d'entreprise

La chasse : autrement dit, la recherche active pour reprendre une entreprise. Vous aurez compris, là c’est un peu plus chronophage, il faut mettre de l’huile de coude ! Contacter les chefs d’entreprises dans le secteur souhaité, des intermédiaires en cession d’entreprise – fonds de commerce sur la zone géographique, activer son réseau … l’idée ici est d’anticiper sur le marché, trouver l’entreprise avant qu’elle ne soit « sur le marché ». C’est l’idéal lorsque l’on souhaite reprendre une entreprise !

Comme précisé dans d’autres articles, il est vraiment important de ne pas s’arrêter sur une seule opportunité, et de continuer ses recherches pour disposer, idéalement, de plusieurs dossiers intéressants. Non seulement pour pouvoir les comparer et les mettre en concurrence, mais aussi pour ne pas vous retrouver le bec dans l’eau si l’affaire sur laquelle vous étiez depuis 3 mois tombe à l’eau parce que le vendeur a changé d’avis …

mode d'emploi reprendre une entreprise, comment ca marche

Étape 3 : Rencontre avec le cédant – une étape clé pour bien reprendre une affaire

Comment reprendre une entreprise, mode d'emploi reprise d'entreprise

Dès qu’une des cibles rentre dans votre « short list », il va falloir aller rencontrer le cédant. Car comme indiqué dans l’article « Les 5 erreurs qui peuvent faire échouer le rachat d’une entreprise », beaucoup d’aspects de la reprise d’une entreprise ou d’un fonds de commerce passent par la relation humaine. Et bien évidemment cela vous permettra de rentrer dans le concret, de vous faire une idée plus précise de la cible, et de « prendre la température » quant à l’approche du cédant. C’est une étape importante pour reprendre une entreprise dans de bonnes conditions.

Enfin il faudra bien en arriver à en choisir une, et il est important de bien analyser – et/ou faire analyser par vos conseils – les dossiers des cibles sélectionnées, afin de ne pas passer à coté de quelque chose ! Car si tout est possible, à moins de disposer d’un budget considérable ou de la jouer de manière « peu catholique », vous ne pourrez signer plusieurs lettres d’intention en même temps. Il ne doit en rester qu’une !

Comment reprendre une entreprise, mode d'emploi reprise d'entreprise

Étape 4 : Le compromis de vente ou Lettre d’intention – officialiser sa volonté de reprendre une entreprise

Comment reprendre une entreprise, mode d'emploi reprise d'entreprise

Chacun a sa terminologie, mais les deux signifient la même chose : lorsque le cédant et vous êtes d’accord sur le prix et d’éventuelles autres conditions, vous signez ce compromis ou lettre d’intention, afin de mettre noir sur blanc les termes de votre accord. C’est la première étape pour officialiser votre souhait de reprendre une entreprise.

Mais attention : cela ne signifie pas que l’affaire est bouclée !

Deux points importants :
– cet accord est conditionné par l’obtention du prêt : donc si la banque dit non, le vendeur et vous même êtes désengagés. Attention si vous avez versé un « acompte », il peut être perdu selon les conditions négociées, car vous vous engagez à reprendre une entreprise et donc a étudié un minimum votre capacité d’emprunt.
– il est conditionné aussi par le bon déroulement de l’audit. Dans le cas contraire, vous pourrez demander la modification des termes de l’accord, ou y mettre fin.

Concrètement, cela veut dire que :
– Il est important d’avoir travaillé au préalable le dossier de financement dans votre projet de reprendre une entreprise. Même avec toutes les conditions optimales, les banques peuvent être … très lentes et décourageantes. C’est pourquoi il peut être pertinent de faire appel à un spécialiste du financement pour les professionnels.
– Assurez vous que l’audit est fait dans de bonnes conditions et n’hésitez pas à mettre la main à la pâte : en théorie vous connaissez le métier de la cible, ou allez l’apprendre, donc même si les chiffres ce n’est pas votre truc, il faut s’y mettre et tâcher de comprendre les tenants et aboutissants. L’objectif est d’aller plus loin que votre expert comptable et votre avocat, qui eux vont se cantonner aux aspects comptables et juridiques.

Ce document inclut généralement une date butoir pour « lever ces conditions suspensives », autrement dit pour avoir le prêt et finir l’audit (notamment). Attention à ne pas prévoir une date trop proche, car sinon vous devrez faire des documents supplémentaires pour reconduire cette période. Et souvent, ce qui prend le plus de temps lorsque l’on souhaite reprendre une entreprise ou un fonds de commerce, ce sont les banques !

Comment reprendre une entreprise, mode d'emploi reprise d'entreprise

Étape 5 : L’audit et la demande de prêt

Reprendre une entreprise, entreprise à céder cause retraite, cession entreprise,Reprendre une entreprise, achat entreprise, acheter fond de commerce, acheter fonds de commerce, acheter une entreprise, commerce à reprendre, commerce a reprendre, entreprise a ceder, entreprise a reprendre, entreprise à reprendre, fonds de commerce à vendre, pme a vendre, rachat de fond de commerce, rachat de fonds de commerce, rachat de société, rachat entreprise, rachat societe, racheter un fond de commerce, racheter une entreprise, reprendre entreprise, reprendre un fond de commerce, reprendre un fonds de commerce, reprise de societe, reprise de société, reprise entreprise, reprise entreprise en liquidation, reprise fond de commerce, reprise fonds de commerce, reprise pme, societe a reprendre, societe à reprendre, societe a vendre, societe à vendre

Durant cette phase, vos conseils (expert-comptable et/ou avocat) vont demander à l’expert-comptable du cédant un certain nombre d’éléments, afin de vérifier que tout a bien été fait dans les règles, et bien sûr vérifier qu’il n’y ait pas d’anomalies pouvant vous porter préjudice par la suite, afin de reprendre une entreprise dans de bonnes conditions. Il s’agit pour eux de vérifier la comptabilité, le bon paiement des taxes et impôts, les risques potentiels au niveau social et fiscal, etc. Reprendre une entreprise avec un audit mené en bonne-et-due-forme est toujours bien plus rassurant que de se demander tous les jours si l’on ne va pas tomber sur un squelette dans le placard…

La demande de prêt est lancée en même temps, car il vous faut le compromis pour le mettre dans le dossier de demande de prêt. C’est là où il va falloir s’armer de patience !

L’acquisition d’une entreprise est un investissement significatif; sachez vous entourer le plus en amont possible

Comment reprendre une entreprise, mode d'emploi reprise d'entreprise

Etape 6 : Le contrat de cession de parts / fonds de commerce – la dernière étape pour reprendre une entreprise

Une fois que tout le monde est d’accord, que l’audit a été finalisé et que le prêt a été obtenu, il ne reste plus qu’à mettre par écrit tous les éléments de cet accord.

Si l’entreprise est vraiment petite, il est parfois possible de se passer d’avocats pour la rédaction du contrat visant à reprendre une entreprise. Mais c’est de plus en plus rare, car, légitimement, vous allez probablement vouloir vous prémunir contre toute mauvaise surprise une fois la cession effectuée. Cela fait partie des précautions à suivre lorsque l’on envisage de reprendre une entreprise.

Il est donc très probable que vous deviez faire appel à un avocat spécialisé en cession d’entreprises / fonds de commerce. Votre intermédiaire ne devrait avoir aucun mal à vous en conseiller un si vous n’en avez pas.

Les points clés :
– Si vous avez des exigences particulières, bien vérifier qu’elles ont été reprises dans le contrat.
– La garantie de passif (cession de parts) : à travers cette garantie, vous vous couvrez en cas de mauvaise surprise, notamment en cas de contrôle fiscal ou social, qui dépendrai de la période où le vendeur était gérant. Un incontournable pour reprendre une entreprise dans de bonnes conditions.
– Les conditions de complément de prix, d’Earn-out ou de Crédit-vendeur si vous en avez prévu. Elles peuvent faciliter le financement votre projet de reprendre une entreprise, mais elles doivent être bien détaillées.
– Déterminer qui a en charge les formalités et frais liés à la cession.

Comment reprendre une entreprise, mode d'emploi reprise d'entreprise

Etape 7 : L’accompagnement et la passation dans le cadre d’une reprise d’entreprise

Dans le contrat précité auront été déterminées des conditions concernant l’accompagnement, la passation de l’entreprise.
Il y a dans tous les cas une passation « comprise dans le prix », et pour les entreprises plus importantes, il pourra être convenu que l’ancien gérant reste un peu plus longtemps, à temps partiel ou sous forme de conseil, pour faciliter la transition.

Ici le cédant devra vous présenter tous les aspects de l’activité, ses clients, ses fournisseurs, ses partenaires, ses salariés etc…

Un conseil : n’hésitez pas à solliciter le cédant ! Même si vous avez déjà une entreprise dans le même secteur d’activité, même si la vôtre fonctionne mieux que celle que vous rachetez, même si vous considérez être nettement plus « compétent » que votre prédécesseur… Prenez un maximum d’informations, et utilisez la ressource (le temps d’accompagnement du cédant) pour laquelle vous avez payé ! Reprendre une entreprise, c’est « acheter » un ensemble de clients certes, mais aussi un savoir-faire, des compétences, etc. Ne négligez rien et optimisez votre passation.

Car il(elle) pourra peut-être vous donner des idées auxquelles vous n’auriez pas pensé, des approches qui vous permettront d’améliorer encore votre manière de faire, mais aussi parce que si vous essayez de changer d’un coup d’un seule toute l’organisation de l’entreprise rachetée, vous risquez de perdre des clients / salariés / fournisseurs et ainsi de ne pas optimiser votre investissement.

Reprendre une entreprise, c’est aussi reprendre une méthode, une manière de faire, une politique … vous pourrez modifier tout cela, mais, mis à part pour certains points évidemment à changer immédiatement car très néfastes à l’activité, mieux vaut y aller progressivement, pour ne pas perturber vos clients.
Nombreux sont ceux qui pensent être au-dessus du lot et qui s’empressent de diriger l’ancien gérant vers la sortie… tant pis pour eux !

mode d'emploi reprendre une entreprise, comment ca marche
Comment reprendre une entreprise, mode d'emploi reprise d'entreprise

Spécialistes de la cession d’entreprise, nous accompagnons et conseillons les chef(fe)s d’entreprise dans leurs projets de cession ou d’acquisition.